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Mesurer sa tension artérielle au moyen d’un smartphone sans tensiomètre ? Faites l’essai et participez à nos recherches

Aujourd’hui, les nouvelles technologies rendent possible une méthode innovante de mesure de la pression artérielle au moyen d’un simple smartphone : c’est une mesure sans brassard dite « cuffless ».
Avant d’être utilisée dans le cadre des soins, cette méthode photoplétysmographique (PPG) doit faire l’objet d’évaluations médicales rigoureuses. Experte de la mesure de la pression artérielle au domicile, l’équipe médicale d’automesure et hy-result s’engage dans l’évaluation de cette innovation en partenariat avec la société I-Virtual. Pour ce faire automesure crée le site matension.com à partir duquel on peut télécharger l’application qui transforme le smartphone en appareil de mesure de la tension. Là, professionnels de santé et patients sont invités à tester l’application et donner son avis de façon anonyme.
En mars 2026, la première étape porte sur l’avis des utilisateurs de smartphones concernant la facilité d’usage de l’application. Dans un deuxième temps, le comité scientifique fera une comparaison des valeurs retrouvées d’une part avec un tensiomètre, de l’autre avec le smartphone.
Allez sur sur le site matension.com pour télécharger l’application, faire la mesure, puis donner votre avis en répondant à l’enquête et/ou en contactant l’équipe médicale via la hot line.
automesure.com ©
Mise en ligne le 16 mars 2026
Dr. Nicolas Postel-Vinay, médecin à l’hôpital Pompidou, Paris et fondateur du site automesure.com avec Fabrice de Olivera, directeur de la recherche I-Virtual
Comment bien mesurer sa tension
Vous trouverez ci-dessous nos conseils pour bien mesurer vous-même votre tension artérielle.
Bien choisir son tensiomètre

Il existe 2 types d’appareils : des tensiomètres au bras et des tensiomètres au poignet.
Pour des mesures plus fiables, les médecins recommandent les appareils avec brassard au bras. De nombreux tensiomètres sont commercialisés. Depuis 2006, ils sont porteurs de la norme CE et fiables.
Il existe une liste officielle des appareils recommandés par l’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (voir sur internet : www.ansm.sante.fr) et une sélection de tensiomètres sur le site automesure.com (https://www.automesure.com/tensiometres-quels-sont-les-bons-appareils-pour-mesurer-sa-tension/)
Ces appareils sont faciles à trouver en pharmacie ou sur internet.
Comment bien mesurer ma tension artérielle ?

Adoptez le bon geste de mesure
• Lisez le mode d’emploi de votre tensiomètre.
• Installez l’appareil sur une table devant vous.
• Asseyez-vous, remontez votre manche.• Reposez-vous 5 minutes environ.
• Enfilez le brassard au niveau de votre bras, à environ 2 cm au-dessus de la pliure du coude le tuyau étant dirigé vers votre main.
• Placez votre bras dénudé sur la table, paume de la main vers le haut, à la hauteur de votre cœur (au niveau de votre poitrine à la hauteur de votre sein). Votre bras doit être fléchi comme sur le dessin.
• Déclenchez l’appareil pour gonfler le brassard : pendant le gonflage et le dégonflage ne bougez pas et restez détendu.

Puis mesurez votre tension plusieurs jours de suite
- 3 mesures consécutives (à 1-2 minutes d’intervalle), le matin : avant le petit déjeuner (avant de prendre ses médicaments).
- 3 mesures consécutives (à 1-2 minutes d’intervalle), le soir : avant le coucher.
- 3 jours de suite au minimum, et si possible pendant 5 à 7 jours.
Recopiez tous vos résultats
Inscrivez toutes les mesures sur la fiche de relevé d’automesure.
Deux fiches de relevé sont disponibles :
– une avec la procédure détaillée de la prise de tension
– une autre condensée en une seule page
Ne remplissez qu’une fiche de relevé de mesure
Tous les chiffres sont nécessaires à votre médecin pour permettre une interprétation. Même si certaines mesures vous paraissent fausses ou incohérentes ne les modifiez pas.
Rapportez votre fiche de relevé d’automesure à votre médecin lors de la prochaine consultation.
COMMENT CONSERVER ET COMMUNIQUER MES RÉSULTATS ?
L’application Hy-Result génère un rapport au format PDF que vous pouvez conserver et communiquer.
Si votre tension est classée en zone orange ou rouge il est justifié de contacter son médecin en lui montrant le rapport.
Pour accéder à l’application Hy-Result voir le site dédié : www.hy-result.com

COMMENT NOTER MES RÉSULTATS ?
SYS correspond à pression artérielle systolique.
DIA correspond à pression artérielle diastolique.
PULSE correspond au rythme cardiaque : il n’est pas besoin de recopier ce chiffre.
Les chiffres lus à l’écran de votre tensiomètre doivent être recopiés à l’identique.
Par exemple, si vous lisez 118, recopiez exactement 118, mais n’écrivez pas 11,8 et n’arrondissez pas le chiffre (en écrivant 120 ou 12, par exemple).
COMMENT COMPRENDRE MES RÉSULTATS ?
Pour savoir si vous tension est bonne ou pas, utilisez l’application Hy-Result. En fonction de votre situation médicale (âge, sexe, traitement ou pas, diabète ou pas, etc) le système classera vos résultats en zones de couleur et vous donnera des conseils de conduite à tenir.
Documents sur l’automesure de la pression artérielle : articles scientifiques, thèses, livres
Documents pour les patients
Livret pour en savoir plus

Dossier : « Hypertension et maladie rénale » par l’association Rénif

Fiche résumée pour mesure sa tension soi-même

Documents pour les professionnels de santé
• Qualité des rapports d’automesure obtenus avec Hy-Result© : https://www.automesure.com/qualite-des-rapports-dautomesure-avec-hy-result/
• Quatre étapes que les médecins doivent suivre pour contrôler la pression artérielle des patients hypertendus : accéder à l’arbre décisionnel de l’Ecole numérique de Cardiologie (ENC) -> https://enc-cardiologie.fr/protocoles/hta
• Gestion de l’hypertension artérielle à distance à l’aide d’un programme numérique : utopie ou réalité ?
Dans un article de la Revue du Praticien, Nicolas Postel-Vinay fait un état des lieux sur les pratiques de prise en charge à distance de l’hypertension. ->Lire
•L’utilisation des tensiomètres connectés vendus au grand public est loin des pratiques médicales recommandées->Lire
• Application Hy-Result : 43 % des campagnes d’automesure justifient un avis médical ->Lire
• Télémédecine et objets connectés dans l’hypertension artérielle : un progrès à manier avec précaution.
(Article de Nicolas Postel-Vinay paru dans la Revue du Praticien sous la référence Ref.Prat MG, tome 36 – N° 1066 – avril 2022)
• Autosurveillance de la pression artérielle : osons confier aux patients les clés de leur suivi (article de N. Postel-Vinay, G. Bobrie, D. Baud et L. Amar paru dans la Revue Médicale Suisse (Rev Med Suisse 2021 ; 17 : 1233-6) ->Lire
• Hypertension artérielle et e-santé : ce qu’on peut retenir pour la pratique (Article Revue du praticien – décembre 2019). ->Lire
• Automesure tensionnelle : une enquête montre que les généralistes français n’y ont pas assez recours faute de temps et de formation ->Lire
• Hypertension artérielle et grossesse : Analyse des pratiques cliniques en soins primaires. Une thèse explique pourquoi et comment l’automesure de la tension durant la grossesse doit être au centre du parcours de soins. (thèse doctorat en médecine – 2019– Dina Ouzen).->Lire
• Automesure de la pression artérielle et application mobile pour les femmes enceintes : 90 % des femmes surveillent leur tension sans conseil médical, il faut leur conseiller des applications validées juin 2019 : congrès de la société européenne d’hypertension – Milan ESH Meeting ->Lire
• Le logiciel Hy-Result® : la e-santé appliquée à l’éducation thérapeutique du patient hypertendu. (Thèse de doctorat en médecine. , Majida Oufkir juin 2017) ->Lire
• Automesures tensionnelles organisées par les pharmaciens sur prescription des médecins généralistes dans un pôle de santé : une étude qualitative. (Thèse de doctorat en médecine. Laure Paci septembre 2016) ->Lire
• HTA ET GROSSESSE Consensus d’Experts de la Société Française d’Hypertension Artérielle* (SFHTA)– (décembre 2015) ->Lire
• Facteur limitant la pratique de l’automesure tensionnelle à domicile chez les médecins généraliste (Thèse de doctorat en médecine. Aurélie Honoré-Zaher Janvier 2015) ->Lire
• Évaluation de la pratique de l’automesure tensionnelle auprès des patients d’une pharmacie (Thèse de doctorat en pharmacie. Hélène Caillemet. mai 2014) ->Lire
• Pression artérielle des sujets âgés en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) mesurée par hétéromesure tensionnelle (thèse de doctorat en médecine. Olivia Remacle. Novembre 2013).->Lire
• Définition du niveau tensionnel par automesure tensionnelle à domicile Comparaison des différentes recommandations du nombre de mesures nécessaires James SCHINAZI (thèse de doctorat en médecine 2012) ->Lire
• Automesure : un outil d’éducation de l’hypertendu Préconiser une éducation thérapeutique idéale pour tous est irréaliste. Postel-Vinay N, Bobrie G, Amar L, Plouin P-F. Article publié dans La revue du Praticien – Médecine Générale, mai 2011– N° 862– Tome 25 ->Lire
• Actualisation des recommandations de la société française d’hypertension artérielle (SFHTA) sur la mesure tensionelle : Novembre 2011. ->Lire
• Caractéristiques des possesseurs d’un appareil d’automesure dans la population vivant en France en 2010
Selon l’enquête FLAHS 2010 menée sur un échantillon représentatif de 3718 individus âgés de plus de 35 ans vivant en France métropolitaine, 36 % des sujets traités et 11 % des personnes sans traitement antihypertenseur possède un autotensiomètre. Chez l’hypertendu traité, une possession est plus fréquente chez les sujets âgés de plus de 65 ans (41%) que chez ceux de moins de 65 ans (30%). Un tiers des sujets non traités qui possède un appareil dépasse les valeurs seuil : cette importante proportion incite à faire préciser par d’autres enquêtes l’impact de la possession d’un appareil d’automesure sur le dépistage de l’HTA. ->Lire
• Valeur de l’automesure tensionnelle en médecine générale (thèse de doctorat en médecine. Thibault Spire. Mars2010). ->Lire
• L’Académie de médecine encourage l’automesure de la pression artérielle L’académie de médecine dans un communiqué du 9 mars 2010 publie ses recommandations sur l’automesure. Elle sont rédigées par l’équipe du site automesure.com ->Lire
• Place des patients dans le contrôle de leur hypertension artérielle : encourager l’autosurveillance
Certains patients éduqués et utilisateurs de l’automesure tensionnelle ne pourraient-ils pas juger eux-mêmes de l’efficacité de leur traitement plus rapidement que leur médecin, et en conséquence, sinon adapter eux-mêmes les doses prescrites selon un programme établi, du moins questionner leur médecin sur la non- atteinte des objectifs tensionnels ? Cet article développe cette thèse audacieuse en fonction des données de la littérature. Ce faisant il plaide pour une collaboration accrue entre médecins et patients.->Lire
Automesure de la pression artérielle : quelle restitution par les patients ? Enquête Autoprov
Les publications scientifiques n’apportent que peu de données sur la façon dont les patients rendent compte à leur médecin des résultats des mesures effectuées au domicile et, en pratique, on sait que les protocoles recommandés ne sont pas respectés. Dans le cadre d’une enquête de pratique, il a été demandé à 4 538 patients ayant pratiqué une automesure à la demande de leur généraliste d’inscrire les valeurs mesurées sur une feuille préimprimée et il leur a été offert la possibilité de s’aider du site Internet automesure.com pour calculer leur moyenne et transmettre les résultats à leur médecin. La majorité des patients (81%) sont capables de fournir sur une feuille préimprimée des résultats de trois mesures matin et soir sur trois jours (18 mesures au total), et 40 % suivent le conseil d’aller sur Internet pour calculer leur moyenne. Cependant, seuls environ 12 % des patients, significativement les plus jeunes, sont à même d’exploiter pleinement un applicatif dédié. De leur côté, les médecins ne sont globalement pas prêts à communiquer leur adresse électronique pour une interactivité avec leurs patients.Référence [Patient reporting of self-measurement results: survey Autoprov]
Postel-Vinay N, Bobrie G, Asmar R. Rev Prat. 2009 Oct 20;59(8 Suppl):8-12. French. PMID: 19916279 [PubMed – indexed for MEDLINE] ->Lire en fulltext
• Bien mesurer la pression artérielle : recommandations pour la pratique
Considérée à tort comme un acte banal, la mesure de la pression artérielle exige précision et rigueur. Les recommandations de la haute autorité de santé (HAS) et des sociétés européennes d’hypertension et de cardiologie (ESH) ont bien codifié les places respectives des différentes méthodes (mesure au cabinet, mesures ambulatoires). Bien mesurer la pression artérielle est un préalable indispensable à la décision médicale. Nous mettons à votre disposition ce livret de 18 pages rédigé par les docteurs Nicolas Postel-Vinay et Guillaume Bobrie (Hôpital européen Georges Pompidou; Paris). Tout usage commercial ou reproduction de cette plaquette est interdite (copyright Editions Imothep, Paris 2008). ->Lire
•HTA masquée, le piège
L’hypertension masquée est un piège pour le médecin qui ne tiendrai compte que de la seule mesure au cabinet. Sans automesure ou mesure ambulatoire il risque de se tromper jusqu’à une fois sur deux dans le suivi des hypertendus traités. Pourquoi ? Cet article publié dans le Concours Médical en janvier 2009 par Guillaume Bobrie et Nicolas Postel-Vinay l’explique.->Lire
•Opinion de 300 généralistes sur l’automesure et son financement
Quoique modeste, le coût des appareils d’automesure apparaît comme un frein à l’équipement des médecins et certains patients. Une enquête faite en 2007 auprès de 300 généralistes détaille pourquoi. Elle fait également le point sur les connaissances des médecins qui montre encore des lacunes notamment chez les praticiens qui n’ont pas bénéficié d’une formation à l’automesure. On découvre aussi que 71,5 % des médecins interrogés utilisent encore en consultation des tensiomètres à aiguille (anaéroïde) très peu étalonnés. Bref, encore bien des progrès à faire pour les médecins, alors même que la pris en charge de l’hypertension artérielle est au coeur de leur métier. ->Lire
• Le risque d’une pression artérielle trop élevée. Les trois-quarts de la population concernés
Joël Ménard (Pr à la faculté de médecine, Paris V, santé publique.), Pierre Méneton (Chercheur à l’Inserm U872, Centre de recherches des Cordeliers, Paris) . Article publié dans Le concours médical. Tome 129 – 37 du 11 décembre 2007 ->Lire
• Automesure et autotitration du traitement dans l’hypertension.
Publication dans la revue American Journal of Hypertension (Novembre 2007) de l’étude SETHI. Ce travail novateur étudie la possibilité que les patients hypertendus adaptent eux-mêmes leur traitement en fonction de leurs résultats d’automesure. Réalisé par l’équipe d’automesure.com, ce travail montre que cette perspective, (qui appartient à la recherche et non pas encore à la pratique courante), donne satisfaction aux patients et aux médecins volontaires, et qu’elle est réalisable. L’étape suivante sera de démontrer dans quelle mesure une plus grande intervention des patients peut améliorer le contrôle de la tension artérielle des patients traités. ->Lire
• Utilisation des appareils d’automesure tensionnelle en guadeloupe en 2005 – Enquête PRETRAHGUAD A.
Atallah J.J. Mourad, J. Inamo, N. Zouini, P. Mbou, E. Merionaet X. Girerd Article publié dans les Archives des Maladies du Cœur et des vaisseaux, tome99, n°12, décembre 2006 ->Lire
•Prévalence et mécanisme de l’hypertension masquée, enquête Ol’mesures – G Bobrie, P. Clerson, A. Cuchet, A. Mahmoudi, N. Postel-Vinay et G. Chatellier (juillet-août 2006) ->Lire
• L’ hypertension artérielle expliquée aux pharmaciens. Un document du Cespharm, éducation et prévention pour la santé (Janvier 2006).->Lire
•HTA masquée et adaptation du traitement : L’enquête Ol’Mesures montre que même si les médecins généralistes peuvent reconnaître l’hypertension masquée, ils n’en tiennent pas suffisamment compte.Cette étude a été présentée aux XXVes journées de l’hypertension artérielle (Paris, décembre 2005) ->Lire
• Utilisation des appareils d’automesure tensionnelle en France en 2004
(Enquête Flahs 2004 du comité français de lutte contre l’hypertension artérielle – parution juillet 2005, Archives des maladies du Cœur des vaisseaux) ->Lire
• Comparer l’efficacité de deux antihypertenseurs avec l’automesure Article en anglais (juin 2005) ->Lire
• Évaluation clinique des médicaments antihypertenseurs : l’agence européenne du médicament reconnaît l’automesure (CPMP/EWP/238 – juin 2004) ->Lire
• L’automesure tensionnelle prédit mieux le pronostic des sujets hypertendus traités et permet de découvrir le phénomène d’hypertension masquée : tous les sujets hypertendus devraient bénéficier de l’automesure car la mesure conventionelle au cabinet médical n’est pas assez précise. L’étude Sheaf publiée dans la célèbre revue américaine JAMA dans un article signé G Bobrie, G Chatellier, N Genes, P Clerson, L Vaur, B Vaïsse, J Ménard et JM Mallion (JAMA 2004;291:1342-1349) en apporte la démonstration. ->Lire (version résumée en français) –> Lire (version complète en français) ->Lire (version anglaise)
• « L’automesure tensionnelle à domicile doit être utilisée plus souvent ».
Une tribune parue dans la Revue du Praticien en juin 2003, fait le point sur les dernières études concernant l’automesure tensionnelle et explique pourquoi cette méthode doit être proposée plus souvent aux patients hypertendus.->Lire
•Mesurer soi-même sa tension : quelle faisabilité pour la personne âgée ? Vaïsse B. Article publié dans Automesure.mag, septembre 2002; 1 : 8-9 ;–>Lire
• Automesure tensionnelle à domicile et Internet : Les hypertendus internautes (1). Postel-Vinay N, Bobrie B, Chatellier G, Raveau-Landon C. Article publié dans La revue du Praticien – Médecine Générale, 11 février 2002;16,231-2 ->Lire
• Automesure tensionnelle à domicile et Internet (2) . répondre aux attentes des hypertendus Internautes. Postel-Vinay N, Bobrie G, Chatellier G, Ruelland A. Rev Prat MG 2002; 564 : 275-6 ->Lire
• Réaction d’alerte et automesure de la pression artérielle. Shiano P, Godreuil C, Bonnevie L, Martin D, Larroque P, Chanudet X. Poster présenté aux XXIIIe journées de l’hypertension artérielle. Paris décembre 2001. ->Lire
•Quels tensiomètres choisir ? Postel-Vinay N, Bobrie G, Ménard J. Article publié dans La Revue du praticien – Médecine Générale, 14 mai 2001;15, 538:1025-9.->Lire
• Les appareils d’automesure : fiabilité, validation, disponibilité. Extrait du Guide de l’automesure tensionnelle, 2e édition, décembre 2000. © Imothep M.-S. ->Lire
• Recommandations internationales pour l’automesure de la pression artérielle
Ce document de référence a été élaboré par les experts de la première conférence de consensus (Versailles, 2000, France). Il comprend 12 parties et 84 références bibliographiques. Le texte original est paru dans la revue américaine Hypertension. Automesure.com vous propose un résumé et une traduction française.Asmar R. Zanchetti A. Guidelines for the use of self-blood pressure monitoring : a summary report of the first international consensus conference. J Hypertens 2000; 18 (5) :
– Résumé de 2 pages publié dans HTA-INFO, bulletin de la société française d’hypertension artérielle. (HTA-INFO 2000, 8 : 6-7)
Accés direct à la référence en anglais de la National Library (accés Pubmed).
(Attention en cliquant sur ce lien vous quittez automesure.com) -> Lire (version résumée) -> Lire (version intégrale)
Automesure.com © – Dernière actualisation Janvier 2025
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Les professionnels de santé conseillent la web-app Hy-Result pour l’automesure de la pression artérielle
Sous réserve d’être correctement effectuée, l’automesure de la pression artérielle à domicile est un acte recommandé car de nombreuses études ont démontré que sa fiabilité est supérieure à la mesure ponctuelle au cabinet médical (1). C’est pourquoi plus de la moitié des 17 millions de personnes hypertendues en France ont recours à l’automesure (2). Cependant ses règles de bon usage ne sont pas toujours correctement suivies (3). En aidant les patients à bien suivre le protocole recommandé, la web-application Hy-Result encourage les bonnes utilisations des tensiomètres, notamment en assurant un nombre suffisant de mesures sur plusieurs jours d’affilée et en aidant les patients à comprendre leurs résultats et les communiquer à leur médecin (4, 5). Mais comment les patients trouvent-ils cette web-application qui est en libre accès sur internet ? Cette question a été posée à un panel d’environ 10 000 utilisateurs de l’application.
Les patients ont déclaré qu’ils ont utilisé Hy-Result sur la recommandation d’un professionnel de santé dans plus deux tiers des cas (68%). Le conseil venait majoritairement de cardiologues et de généralistes (en proportion égale), puis par les spécialistes des centres d’excellence d’hypertension recensés par la société française d’hypertension artérielle (SFHTA) et enfin en moindre proportion les médecins du travail. En revanche, les pharmaciens n’ont que très peu orienté vers l’application (2 % des connexions). Le tiers restant (32 %) des autres utilisateurs, ont déclaré avoir trouvé l’application par eux-mêmes, soit via internet, soit sur le conseil de leur entourage.
Ce sondage montre que les professionnels de santé ont confiance dans l’app Hy-Result et le considèrent comme un outil utile en pratique courante (sinon ils ne le recommanderaient pas). On rappelle que Hy-Result est recommandée par la Société française d’hypertension artérielle (SFHTA) et le BHC (Belgium hypertension comitee).
Sondage effectué en 2025 sur 10 000 rapports Hy-Result

Références :
- 1. Prise en charge de l’hypertension artérielle de l’adulte. Recommandation de bonne pratique Haute autorité de santé (HAS).
- 2. Hypertension artérielle : prévalence déclarée, dépistage et traitement. Baromètre de Santé publique France : 2024
- 3. Carter EJ, Moise N, Alcántara C, Sullivan AM, Kronish IM. Patient Barriers and Facilitators to Ambulatory and Home Blood Pressure Monitoring: A Qualitative Study. Am J Hypertens. 2018 Jul 16;31(8):919-927.
- Postel-Vinay N, Steichen O, Pébelier E, Persu A, Berra E, Bobrie G, Savard S, Nogueria J, Azizi M. Home blood pressure monitoring and e-Health: investigation of patients’ experience with the Hy-Result system. Blood Press Monit. 2020 Jun;25(3):155-161.
- Postel-Vinay N, Gebara N, Asmar R, Stephan D, Lorthioir A, Amar L. Home blood pressure measurement self-reporting in real-life practices using the Hy-Result app: self-monitoring and digital pathway. Mhealth. 2024 Apr 11;10:13.
Fiche pour les mesures de tension artérielle

Cette fiche condensée format A4 explique comment prendre sa tension. Un QRCode à flasher vous permet d’aller directement sur l’application Hy-Result® pour recopier vos mesures et comprendre vos résultats . Elle est remise par le médecin ou l’infirmière ou bien téléchargée sur internet. Lisez là attentivement et imprimez la pour recopier vos mesures.

Cette fiche de 4 pages explique comment prendre sa tension et utiliser l’application Hy-Result®. Elle est remise par le médecin ou l’infirmière ou bien téléchargée sur internet. Lisez là attentivement et imprimez la pour recopier vos mesures.

Hy-Result est approuvé par la Société française d’hypertension artérielle
Moyenne d’automesure de pression artérielle classée dans le vert ? Dans ce cas, nul besoin de faire des autocontrôles trop souvent.
Les utilisateurs de la web application Hy-Result dont la moyenne d’automesure de pression artérielle se situent au-dessous de 135/85 mm Hg (donc codée en zone verte) se voient conseillés de refaire environ 6 mois plus tard, pas avant (1). Cependant certaines personnes recevant un traitement antihypertenseur effectuent des contrôles plus fréquents. Est-ce bien opportun si leur médication n’a pas changée ?
Comme le remarque F. Rose et all dans une étude parue en aout 2025, il existe peu de données concernant la fréquence optimale de l’autosurveillance de la pression artérielle (2). Pour déterminer la bonne fréquence à laquelle les patients devraient s’autosurveiller cette étude a utilisé des données d’essais récents (HOMEBP et TASMINH4) pour évaluer le rythme d’autosurveillance de la tension au fil du temps.
Pour cette étude, les données de deux essais provenant de patients dont la pression à domicile était ≤ 135/85 mm Hg sous traitement stable dans les groupes d’autosurveillance ont été analysées. Le critère d’évaluation principal était la variation moyenne de pression par mois. Les critères d’évaluation secondaires comprenaient la variabilité intra-individuelle et la probabilité d’une augmentation réelle de pression au fil du temps.
Le résumé des résultats est le suivant : 232 participants de l’étude HOMEBP et 582 participants de l’étude TASMINH4 ont été inclus. Les variations moyennes de la pression artérielle systolique par mois et par étude étaient respectivement de -0,1 mm Hg [écart-type 0,6 mm Hg] et -0,2 mm Hg [ET 0,7 mm Hg]. La variabilité systolique intra-individuelle (ET) par mois était respectivement de 4,7 et 5,1 mm Hg. À partir des données de TASMINH4, pour une pression systolique initiale de 130 mm Hg, un nouveau test de pression artérielle après 6 mois a donné une probabilité de 18 % que la pression artérielle soit ≥ 135 mm Hg, avec une probabilité de 25 % que cela reflète une augmentation réelle de la pression artérielle ; après 12 mois, la probabilité d’une augmentation était de 26 %, avec une probabilité de 65 % que cela reflète une augmentation réelle.
Les auteurs concluent qu’en l’absence de changements de traitement, la pression artérielle moyenne auto-surveillée par mois a très peu varié, avec une plus grande variabilité dans les mesures mensuelles soumises par chaque individu. Pour les personnes dont la tension artérielle était initialement contrôlée et dont la médication était stable, il semble donc approprié de répéter l’autosurveillance à 12 mois afin d’orienter la prise en charge. Ce résultat est de nature à rassurer les patients ayant la propension à faire des autocontrôles trop rapprochés dans le temps. D’ailleurs remarquent les auteurs, des mesures trop fréquentes peuvent entraîner des changements de traitement erronés en raison de « bruits » aléatoires conduisant à des mesures élevées par hasard. En pratique le tensiomètre peut être rangé dans un placard la plupart du temps, et il n’est pas opportun de devenir un obsessionnel de la mesure.
Dr. Nicolas Postel-Vinay. Directeur du site automesure.com Rédaction octobre 2025
Références
- Postel-Vinay N, Bobrie G, Ruelland A, Oufkir M, Savard S, Persu A, Katsahian S, Plouin PF. Automated interpretation of home blood pressure assessment (Hy-Result software) versus physician’s assessment: a validation study. Blood Press Monit. 2016 Apr;21(2):111-7.
- Rose F, Stevens RS, Morton KS, Yardley L, McManus RJ. How often should self-monitoring of blood pressure be repeated? A secondary analysis of data from two randomized controlled trials. J Hypertens. 2025 Nov 1;43(11):1863-1870.
Quelle est la meilleure méthode pour suivre à distance l’hypertension artérielle : automesure ou télésurveillance ?
Face à l’essor de la télésurveillance et de l’autogestion, les experts débattent des avantages et des inconvénients de ces deux approches. À ce jour, aucune étude n’a directement comparé l’efficacité ou le rapport coût-efficacité de la télésurveillance de la pression artérielle (PA) initiée et supervisée par des professionnels de santé (PS) et de l’autogestion par les patients suivi un plan de traitement prédéfini, mais les deux ont été comparées à la prise en charge standard de la PA en cabinet. Une méta-analyse de 2017 a montré que la télésurveillance permettait une réduction plus rapide de la PA et un taux plus élevé de patients atteignant leur objectif de contrôle que les soins standard. Une méta-analyse de 2023 a montré que les interventions de santé numérique destinées à aider les patients, telles que les services de messages courts (SMS), les applications pour smartphone et les sites web, entraînaient une diminution plus importante de la PA que les soins habituels. Toutefois, la grande variabilité des méthodologies d’études et leurs biais potentiels tempèrent ces résultats. Actuellement, les preuves en faveur de l’autogestion pour le contrôle de la tension artérielle sont moins convaincantes que pour la télésurveillance. Cependant, les essais cliniques ne reflètent pas les situations du monde réel. Les évaluations économiques n’ont pas clairement démontré que la télésurveillance était plus rentable que les soins standard. Dans certaines études, les coûts des soins de santé étaient même plus élevés dans le groupe de télésurveillance, mais ces résultats doivent être mis en balance avec les avantages. À l’inverse, certains outils numériques d’autogestion qui ne recueillent pas d’informations identifiables sur l’utilisateur, sont soumis à moins de contraintes réglementaires et sont donc moins coûteux.
La télésurveillance nécessite une implication importante et du temps de la part des professionnels de la santé pour gérer les données et répondre aux alertes, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’augmentation de la charge de travail. À l’inverse, l’autogestion par rapport à la télésurveillance réduit la charge de travail des professionnels de la santé, car les patients gèrent de manière autonome leurs propres mesures de PA et leurs interactions avec les outils numériques. Un autre aspect essentiel à prendre en compte est la relation entre les patients et les professionnels de la santé, qui diffère grandement entre la télésurveillance et l’autogestion. Cependant, nous ne comprenons pas encore parfaitement les attentes des patients et des professionnels de la santé en matière d’autonomie et de surveillance. Les lignes directrices 2023 de la Société européenne d’hypertension artérielle (ESH) approuvent désormais les interventions numériques et les algorithmes d’autotitration. Il existe de nombreuses différences entre l’autogestion et la télésurveillance pour affirmer que l’une est supérieure à l’autre. Une approche plus constructive consiste à explorer la manière dont ils peuvent se compléter.
> Accéder à l’article (en anglais) publié en juillet 2025 sur le site de la revue mHealth Journal :
Postel-Vinay N, Asmar R, Steichen O. Telemonitoring and self-management for digital hypertension management: is there a preferred method? mHealth 2025;11:40.
https://mhealth.amegroups.org/article/view/140513
Autotests urinaires

Il est possible d’analyser soi-même les urines à l’aide de bandelettes urinaires. C’est simple et utile dans plusieurs situations. Le résultat de ces autotests doit souvent être confirmé par des analyses complémentaires en lien avec son médecin.
Les bandelettes sont de petites languettes de papier dont l’extrémité est recouverte d’un réactif chimique changeant de couleur au contact de l’urine. Il faut faire bien attention aux délais de péremption et aux conditions de conservation et d’utilisation indiquées par le fabricant. Facile à se procurer en pharmacie, les bandelettes sont aussi utilisées par les professionnels en cabinet médical ou à l’Hôpital. Elles sont utilisées dans différentes situations.
Infections urinaires
Les infections urinaires sont des situations assez fréquentes, touchant les adultes et les enfants. Certaines sont bénignes, comme par exemple la cystite non compliquée de la femme jeune ; d’autres sont d’évolution potentiellement grave, par exemple en cas d’infection du rein (pyélonéphrite) sur calcul (lithiase) qui demande une consultation en urgence. Tout dépend de l’origine de l’infection mais aussi des personnes concernées. Les infections urinaires peuvent être dépistées par des bandelettes réactives en vente en pharmacie, soit par un professionnel de santé (infirmière, médecin), soit par le patient ou sa famille.
Comment faire l’analyse ?
Le recueil des urines doit être bien fait afin de ne pas fausser les résultats :
- Avant d’uriner nettoyez vous les mains et les parties intimes avec du savon, une solution de Dakin ou des lingettes.
- Urinez un peu dans la cuvette des toilettes, sans garder le premier jet d’urines ; puis arrêter d’uriner ; ensuite urinez dans le flacon.
- Trempez les bandelettes dans les urines comme indiqué sur le mode d’emploi.
- Lisez le résultat en observant la couleur de la bandelette en respectant l’attente précisée par le fabricant (une minute environ).

Comment cela fonctionne-t-il ? ; Est-ce fiable ?
La recherche d’une infection urinaire par bandelette repose sur la recherche de globules blancs (leucocytes) et de nitrites. Le test est fiable à condition que le recueil urinaire soit effectué dans les mêmes conditions que l’examen fait dans un laboratoire. Les bandelettes ne se trompent pratiquement pas lorsqu’elles indiquent qu’il n’y a pas d’infection (les bandelettes ont une valeur prédictive négative de 97 % si l’on considère à la fois la négativité des leucocytes et des nitrites. Chez le nourrisson fébrile de moins de trois mois, ce test a une valeur prédictive négative insuffisante. En revanche, ce test présente un grand intérêt en cas de fièvre isolée après trois mois (afin de voir s’il existe une infection urinaire ou pas). Devant un nourrisson de plus de trois mois ou un enfant fébrile sans point d’appel urinaire particulier, la négativité d’une bandelette réactive (leucocytes et nitrites) parait suffisante pour rendre très improbable le diagnostic d’infection urinaire.
L’autotest permet-il de reconnaître le microbe ?
Non, en cas d’infection, les bandelettes ne permettent pas d’identifier le microbe (bactérie) en cause. Pour cela, il faut confier les urines à un laboratoire afin d’effectuer un examen d’urines appelé ECBU (examen cytobactériologique des urines).
L’autotest permet-il une autosurveillance ?
Dans bien des cas oui, mais c’est au médecin de préciser à chaque personne ce qu’il faut faire. Pour certains patients ayant une maladie rénale ou des antécédents d’infections récidivantes fréquentes il est très utile de vérifier régulièrement l’absence d’infection. Le médecin propose donc une autosurveillance à intervalle régulier et à chaque fois qu’il existe un soupçon d’infection (fièvre, brûlure urinaire, douleur par exemple).
L’autotest permet-il un autotraitement ?
Savoir s’il faut prendre ou pas des antibiotiques est une décision revenant au médecin. Mais dans certains cas, en cas d’apparition d’une infection, le médecin peut indiquer à l’avance le nom du médicament à éventuellement prendre (un antibiotique), la durée du traitement et les modalités de surveillance pendant et après le traitement. Un autotraitement bien dirigé par le médecin permet parfois de gagner du temps, d’éviter des consultations inutiles, d’être plus efficace.
Rédaction automesure.com. Dr. N. Postel-Vinay. Juillet 2011.
Référence : Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires du nourrisson et de l’enfant. Afssaps, 5 février 2007.






