On peut trouver sur internet de nombreux appareils proposant de mesurer la tension artérielle en s’adaptant simplement autour du poignet comme un bracelet (appelés smart wrist band en anglais). On les classe dans la catégorie des dispositifs de mesure de pression artérielle sans brassard (cuffless en anglais). Les experts ne recommandent pas ces appareils sans brassard pour le diagnostic et prise en charge de l’hypertension, même si – pour l’avenir – on peut espérer qu’ils fourniront des mesures précises de la pression artérielle. Ces appareils sans brassard sont relativement bon marché et d’apparence séduisante mais ils présentent des problèmes de précision. Ils ne peuvent pas être validés suivant les protocoles conçus pour les tensiomètres classiques de pression artérielle à brassard (qui se placent au bras ou au poignet). Les futures validations des dispositifs sans brassard devront résoudre des problèmes liés au besoin d’étalonnage individuel des appareils, à la stabilité de leurs résultats et à leur capacité à suivre les changements de tension au fil du temps, notamment lorsque la tension est mesurée à n’importe quel moment en dehors du repos. En pratique, les médecins de la société européenne d’hypertension artérielle nen déconseillent l’usage et les patients ne doivent pas s’y fier. En clair, l’équipe médicale d’automesure.com met en garde les consommateurs et recommande de ne pas confier sa santé à des appareils qui manquent encore d’expertise.
Pour en savoir plus, les professionnels peuvent se référer au travail de la société européenne d’hypertension publié en juin 2022 sous la référence :
Stergiou GS, Mukkamala R, Avolio A, Kyriakoulis KG, Mieke S, Murray A, Parati G, Schutte AE, Sharman JE, Asmar R, McManus RJ, Asayama K, De La Sierra A, Head G, Kario K, Kollias A, Myers M, Niiranen T, Ohkubo T, Wang J, Wuerzner G, O’Brien E, Kreutz R, Palatini P; European Society of Hypertension Working Group on Blood Pressure Monitoring and Cardiovascular Variability. Cuffless blood pressure measuring devices: review and statement by the European Society of Hypertension Working Group on Blood Pressure Monitoring and Cardiovascular Variability. J Hypertens. 2022 Aug 1;40(8):1449-1460.
Les informations de cette rubrique ont deux objectifs principaux : • promouvoir l’éducation thérapeutique des patients recevant des médicaments anticoagulants, • promouvoir la recherche clinique sur l’intérêt et les modalités de l’automesure de l’INR.
The Home INR Study
L’automesure de l’INR au domicile est faisable à grande échelle.
Le suivi des patients traités par antivitamines K requiert des dosages réguliers de l’INR, le patient devant se situer dans une zone cible pour éviter d’être trop – ou pas assez – anticoagulé. Cette mesure est classiquement effectuée par un biologiste en laboratoire, mais peut aussi être réalisée par automesure, directement au domicile du patient. Les avantages et inconvénients respectifs des deux méthodes sont débattus depuis plusieurs années.
L’étude THINRS, (The Home INR Study) contribue à alimenter le débat (1). Il s’agit d’un essai prospectif randomisé ouvert conduit dans 28 centres aux Etats-Unis, entre août 2003 et mai 2008, comparant l’automesure effectuée toutes les semaines à une mesure classique chaque mois. Etaient inclus des patients présentant une fibrillation auriculaire et/ou porteur de valve cardiaque mécanique, traités par anticoagulant oral (warfarine) au long cours, ayant suivi une formation à l’automesure de l’INR sanctionnée par une évaluation des compétences.
Ce n’est qu’après éducation que les 2922 patients inclus ont été randomisés en deux groupes : groupe « automesure » (une mesure hebdomadaire d’INR au domicile par le patient au moyen d’un dispositif d’automesure, résultat communiqué via un serveur vocal à la clinique des anticoagulants. n=1465) et groupe « mesure de haute qualité en clinique » (une mesure mensuelle d’INR par ponction veineuse en clinique d’anticoagulants. n =1457). Dans les deux cas, l’équilibration a été effectuée par le personnel soignant de la clinique. La durée moyenne de suivi a été de 3 ans, soit un total de 8730 patients-années de suivi. L’analyse statistique a été réalisée en intention de traiter.
Premier enseignement, il n’a pas été mis en évidence de différence significative entre les deux groupes concernant le délai écoulé avant le premier événement clinique majeur, à savoir un accident vasculaire cérébral, une hémorragie majeure, ou un décès (risque relatif 0,88 ; IC95% 0,75-1,04 ; p=0,14). C’était le critère de jugement principal. Une certaine déception pour les partisans de l’automesure à première vue. Cependant la bouteille peut aussi être vue à moitié pleine car le groupe automesure se distingue favorablement avec les critères de jugement secondaire, à savoir : le pourcentage de temps où l’INR se situait dans la zone thérapeutique, la satisfaction du patient concernant le traitement anticoagulant, la qualité de vie globale et la survenue d’événements cliniques mineurs (infarctus du myocarde ou d’autres organes, maladie veineuse thrombo-embolique).
Le pourcentage de temps où l’INR se situait dans la zone thérapeutique était plus élevé dans le groupe automesure (différence absolue 3,8% ; IC95% 2,7-5 ; p < 0,001). La satisfaction du patient était supérieure dans le groupe automesure (différence -2,4 points ; IC 95% -3,9–1,0 ; p = 0,02), ainsi que la qualité de vie (différence 0,155 points ; IC 95% 0,111-0,198 ; p < 0,01). Enfin, il n’a pas été mis en évidence de différence significative de coût entre les deux méthodes de mesure (p = 0,32).
La qualité méthodologique de cette étude (analyse en intention de traiter, effectif important, long suivi, peu de perdus de vue) permet d’accorder un haut niveau de preuve aux résultats : l’automesure hebdomadaire, comparée à la mesure mensuelle de haute qualité en clinique, ne retarde pas la survenue d’accident vasculaire cérébral, d’hémorragie majeure ou du décès. Ceci constaté, l’amélioration des critères secondaires est intéressante, même si le caractère ouvert de l’étude introduit un biais d’évaluation. On notera également que l’automesure a été ici comparée à une mesure de haute qualité en clinique d’anticoagulants, méthode de référence loin de la pratique courante, car peu répandue en pratique. C’est d’ailleurs là où les études précédentes avaient conclu à une supériorité franche de l’automesure. Cette étude THINRS montre que l’automesure est réalisable à grande échelle : 80 % des patients inclus ont acquis les compétences nécessaires à l’automesure après avoir suivi une formation spécifique.
Référence :
Matchar DB et al. Effect of home testing of international normalized ratio on clinical events ». N Engl J Med. 2010 Oct 21;363 :1608-20
« Ne pas utiliser si la femme présente l’une des pathologies décrites ci-dessous. En cas de survenue pour la première fois de l’une de ces pathologies lors de la prise d’une contraception orale combinée, interrompre immédiatement le traitement : thrombose veineuse ou antécédent de thrombose veineuse (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ; thrombose artérielle ou antécédent de thrombose artérielle (par exemple infarctus du myocarde), ou signes précurseurs de thrombose (par exemple : angor et accident ischémique transitoire) ; accident vasculaire cérébral (AVC) ou antécédent d’AVC ; présence d’un facteur de risque sévère ou de plusieurs facteurs de risque de thrombose veineuse ou artérielle : – un diabète avec complications vasculaires ; – une hypertension artérielle sévère ; – une dyslipoprotéinémie sévère. prédisposition héréditaire ou acquise à la thrombose veineuse ou artérielle (résistance à la protéine C activée (APC), déficit en antithrombine III, déficit en protéine C, déficit en protéine S, hyperhomocystéinémie et anticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique)) ; pancréatite ou antécédent de pancréatite associée à une hypertriglycéridémie sévère; antécédent de migraine avec signes neurologiques focalisés »
Rédaction équipe médicale automesure.com Source ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Février 2013. Extrait du RCP d’une pilule estroprogestative de 3ème génération.
L’application web d’autogestion Hy-Result présente donc un potentiel significatif pour être intégrée dans le processus de soins aux patients et renforce l’engagement des patients à surveiller de manière indépendante leur pression artérielle. Lorsque la pression artérielle moyenne n’est pas dans la fourchette recommandée, les utilisateurs reçoivent automatiquement un SMS du logiciel leur demandant de consulter un médecin. Des recherches supplémentaires devraient déterminer dans quelle mesure les utilisateurs suivent les conseils donnés dans les SMS.
Pour en savoir plus, lire l’article complet de cette recherche en anglais :
L’autorisation de commercialisation en France des appareils d’automesure d’INR est possible depuis l’arrêté paru au Journal Officiel du 24 Juin 2008. La France suit ainsi des pays comme la Belgique, l’Italie ou l’Allemagne où ses appareils sont largement utilisés et facilement disponibles depuis plusieurs années.
Coaguchek XS
Commercialisé par Roche Diagnostic cet appareil fonctionne comme les lecteurs de glycémie : il comprend un lecteur disposant d’un écran où s’affiche le résultat après dépôt d’une goutte de sang sur une bandelette réactive.Comment cela marche ? Poser l’appareil sur une table ; piquer le côté d’un doigt, en 15 secondes maximum déposer la goutte de sang sur la bandelette. Le résultat s’affiche sur l’écran dans la minute.L’appareil pèse 127 gr. mesure 138 X 78 X 28 mm. Le prix TTC du lecteur CoaguChek XS est de 800 € TTC environ ( le coffret de 24 bandelettes est à 120 € TTC), (prix Janvier 2013). La Haute Autorité de Santé a donné un avis favorable pour la prise en charge des patients porteurs de valves mécaniques (8 mars 2016).
Commercialisé par la Société ALERE cet appareil comprend un lecteur disposant d’un écran où s’affiche le résultat après dépôt d’une goutte de sang sur une bandelette réactive. Il est vendu en pharmacie au prix de 800 euros TTC environ . Lire la plaquette de présentation (en anglais) cliquez ici
Documents
Avis de la Commission d’évaluation des produits et prestations sur le Coaguchek XS (Haute autorité de santé. 18 avril 2007). Pour lire le document cliquez ici.
Avis similaire pour le dispositif INRatio, cliquez-ici
Réponses à quelques questions adressées sur automesure.com
Puis-je mesurer moi- même mon INR ?
Oui, mais attention il serait totalement déraisonnable de le faire sans être bien d’accord avec vos médecins. C’est un geste qui doit s’apprendre et l’interprétation de votre taux d’INR est délicat. Soyez autonome à la seule condition d’avoir l’accord des médecins, il y va de votre santé , ne prenez pas de risque.
Puis-je acheter un appareil d’automesure d’INR, même si je suis un adulte ?
Oui. Toutes les pharmacies peuvent délivrer un tel appareil. Mais en France son remboursement n’est possible que pour les enfants et sur prescription d’un service spécialisé de cardiologie ou de pédiatrie. (Soit environ 300 enfants concernés en France en 2008).
Mon médecin, (mon pharmacien), n’est pas au courant de ces appareils, que puis-je faire ?
Donnez lui l’adresse du site et qu’il nous contacte par courrier électronique nous lui répondrons autant que possible.
Je possède depuis 2007 un Coagucheck que j’utilise souvent et toujours lors de mes déplacements à l’étranger. Mais les résultats de mon appareil ne sont JAMAIS en corrélation avec les résultats labo. Avez vous connaissances d’autres doléances de cette sorte et ….. quoi faire ?
Il faut distinguer deux situations : si les différences sont peu importantes et que vos résultats avec l’appareil d’automesure et avec le laboratoire restent dans la bonne zone de l’INR (proche de l’INR cible), alors il n’y pas vraiment de problème. En revanche si une des deux méthodes est en dehors, et surtout si l’INR est trop élevé (par exemple au desssus de 4 ou 5) alors soyez prudent et prenez contact avec votre médecin ou votre biologiste. Les appareils d’automesure modernes sont devenus très fiables et sont équipés de dispositifs de contrôle, mais vous pouvez demander au fabricant de contrôler le votre en cas d’éventuel dysfonctionnement. Il existe aussi des laboratoires d’analyse biologique qui disposent d’appareils mal réglés ou bien qui n’appliquent pas bien les regles de mesure. Par exemple, une fois la prise de sang faite, si le laboratoire attend trop longtemps avant de l’analyser le résultat peut- être inexact.
Je serai intéressé par un appareil pouvant mesurer mon taux INR moi-même. Pouvez-vous m’indiquer le moyen de m’en procurer un, même si c’est à l’étranger. Merci de votre aide.
Depuis juin 2008 nous vous conseillons d’acheter votre appareil en France pour des raisons de contrôle en cas de problème. Cela dit nous ne vous cachons pas que les prix devente à l’étranger (en Allemagne par exemple) sont inférieurs ; dans ce pays 18 000 appareils ont été vendus (chiffre 2008) ce qui explique leur prix inférieur. En Allemagne on compte 200 000 utilisateurs de l’automesure.
Question posé en 2001 : Selon votre site, ils existent des appareils permettant de mesurer soi même son taux du INR, appareils mais ils ne sont pas encore commercialisés en France. Est-ce que ces appareils sont fiables ? Pourquoi ils ne sont pas encore commercialisés en France ? Dans quels pays sont déjà commercialisés ?
Réponse faite en 2001. Le site automesure évoque les avantages de l’automesure car ils sont décrits dans la littérature scientifique mais nous ne sommes pas en mesure de vous communiquer les noms de marque des appareils vendus en Italie, en Belgique ou en Allemagne . Nous avons interrogé le Conseil National de L’Ordre des médecins à ce sujet et sa réponse nous nous incite à la réserve (cliquez ici pour la lire).
Pourquoi la France est-elle retard sur ce sujet ?
Nous ne sommes par certains de notre réponse, mais bien des responsables du ministère de la santé que nous avons interrogés évoque le lobby des biologistes des laboratoires privés qui ne fait rien pour avancer les choses par peur de perdre du chiffre d’affaire.
Pétition
L’association AVK control a proposé une pétition pour le remboursement de l’automesure chez les patients sous AVK (clotûre Août 2009). Pour prendre connaissance de cette initiative, visitez les site www.avkcontrol.com
Pour en savoir plus
Pour en savoir sur l’automesure de l’INR et la gestion des traitements anticoagulants visitez notre rubrique
Les balances classiques mesurent le poids corporel, sans distinguer la masse maigre (les os, les muscles et les viscères, les secteurs liquidiens) de la masse grasse (tissus adipeux). Or, Le poids corporel est une entité hétérogène. Des variations de la masse grasse par rapport a la masse maigre d`un individu sont présentes dans de nombreux états, physiologiques et pathologiques. Le plus fréquent d’entre eux, l’obésité, est défini par un excès de masse grasse. A l’opposé, la malnutrition entraîne une diminution de la masse maigre et des réserves de la masse grasse. Diverses maladies d’organes sont également accompagnées de troubles du bilan hydrique. L’âge, les modifications hormonales physiologiques (puberté, grossesse, ménopause), s’accompagnent aussi de modification de la masse grasse et de la masse maigre. La distinction entre le gras et le maigre est possible en mesurant l’impédance du corps humain. Cette technique dont le principe repose sur la mesure de la conductivité des différents tissus est désormais à la disposition du grand public : c’est l’impédancemètre. Grâce à un courant alternatif de faible intensité de 500 à 800 micro-ampères, d’une fréquence qui passe entre les deux pieds, la mesure de la résistance (impédance) à ce courant, permet en effet d’extrapoler l’eau corporelle et donc la masse maigre, en admettant un facteur d’hydratation constant. La masse grasse est alors calculée par soustraction. Les résultats sont exprimés en pourcentage de masse grasse soit masse grasse totale (kg) divisée par le poids corporel (Kg).
Mode d’emploi
La personne monte sur la balance en plaçant ses pieds nus sur des marques (électrodes). La première précaution pour avoir un résultat interprétable est de mesurer » in vivo » le poids au centigramme pres, la taille actuelle au cm pres, et de taper sur le clavier de la calculatrice de la balance ces données ainsi que l’âge et le sexe. Toutes ces données sont nécessaires pour obtenir des résultats à partir des équations prédictives insérées dans la mémoire de la calculatrice… L’interprétation du résultat n’est pas simple car la masse maigre est constituée d’une forte proportion d’eau (à l’intérieur comme à l’extérieur des cellules). Or celle-ci varie constamment. Ainsi, entre le soir et le matin on peut avoir la surprise de voir sa masse grasse augmenter de 2 à 5 % pendant la nuit ! Mieux vaut donc se peser dans les mêmes conditions, en sous-vêtement, vessie vide, sans bijoux, les pieds secs, à la même heure, le matin à jeun, pour limiter de telles variations.
Interprétation des résultats
Pour aider l’utilisateur à interpréter les résultats, les fabricants proposent des valeurs de référence : les fourchettes optimales pour la proportion de graisse dans le corps, en fonction du sexe, de la taille et de l’âge. Celle-ci va de 13 % à 18 % pour un homme de 20 à 29 ans, et de 18 % à 23 % pour une femme du même âge. À partir de 50 ans, elle sera de 16 % à 21 % pour un homme et de 21 % à 26 % pour une femme. Ces normes figurent dans la notice d’utilisation de l’appareil, à conserver et à consulter régulièrement. Des marques affichent ces paramètres à l’écran en chiffres ou sous forme de pictogrammes colorés. Reste à savoir ce que valent médicalement ces informations. À ce titre, les brochures fournies par les fabricants de balances ne sont guère fiables.
Inadaptées pour certaines personnes
Ces pèse-personnes ne conviennent pas pour les sportifs et culturistes qui ont une masse musculaire importante. L’utilisation de l’impédancemètre ne convient pas aux porteurs de stimulateurs cardiaques et autres implants médicaux électriques. Les résultats peuvent être faussés chez certains publics : sujets ayant des pieds déformés, des durillons, des sujets diabétiques ou des sujets ayant une obésité sévère, les femmes enceintes, comme les personnes ayant des œdèmes, insuffisants cardiaques, insuffisants rénaux, les personnes en dialyse, souffrant d’ostéoporose, prenant des médicaments contre les troubles cardiovasculaires…Les résultats ne sont valables que chez les sujets en bonne santé. Enfin, on s’assurera avant l’achat, de la stabilité de l’appareil, surtout pour les personnes âgées.
Choisir des appareils validés
Choisir des appareils validés par le constructeur par des mesures de masse grasse en % effectuée sous contrôle sur un certain nombre de sujets définis par leur age, leur corpulence. Il faut savoir que les appareils professionnels utilisés en milieu hospitalier ou en cabinet médical spécialisé sont de meilleure qualité que les appareils grand public. Les appareils valides proposent une erreur totale de mesure de la masse grasse en % inférieure à 3.5 %. Il reste que les résultats sont souvent pris à défaut à l’échelon de l’individu. Ces balances impédancemètres peuvent néanmoins être utiles pour étudier la masse grasse d’un groupe de sujet ou d’une population. Il est effectivement montré que dans ces indications, la mesure de la masse grasse en % est plus exacte que celle calculée par l’indice de corpulence. Des variations de mesures sont également importantes entre les différents appareils et ne permettent pas de comparaisons de résultats entre les différents groupes étudiés avec les différents appareils.
Trop chers pour un service rendu faible
Les impédancemètres présents sur le marché différent par le design (en médecine, la beauté ne veut pas dire qualité ou utilité), la portée maximale (de 136 à 160 kg) et le nombre de mémoires (certains enregistrent les données de deux à dix utilisateurs). Certains conservent les données de la dernière pesée ou prennent en compte l’activité physique, indiquent les besoins caloriques journaliers moyens, évalués en fonction du métabolisme de base (ce dont a besoin le corps au repos) correspondant à la corpulence de l’utilisateur. Ces perfectionnements assez inutiles ne doivent pas vous écarter du bon sens : ce n’est pas à une machine de dicter vos mesures et vos loisirs ! Reste à savoir si ces pèse-personnes assez onéreux (de 75 € à 160 €), sont indispensables à avoir chez soi. Ils aideront peut-être les sportifs obsessionnels à optimiser leur alimentation et à entretenir leur préoccupation sur leur image du corps. Mais leur utilité n’est pas démontrée pour tout public : même astreint à un régime médical, une stricte pesée à jour et heure réguliers sur une bonne balance (toujours la même) fait l’affaire. Restons simple et n’oublions pas que pour toutes les questions par rapport a son poids, un bon conseil médical vaut bien mieux qu’une idée fausse qui prend la tête. Même pour le médecin, l’analyse de la masse grasse doit ainsi être complétée par le recueil de multiples paramètres pour ne citer que : le sexe, l’âge du sujet, l’histoire pondérale, la variation du poids sur les mois précédents, la recherche d’œdèmes, l’appréciation des apports alimentaires, l’appréciation de l’activité physique et sportive quotidienne, les antécédents médicaux, la prise de médicaments… En définitive, il n’est pas utile d’évaluer pour sa propre valeur la masse grasse, la masse maigre. Il est au contraire, recommandé d’intégrer l’analyse de ces mesures dans la pratique d`un examen médical permettant une appréciation globale de l’état nutritionnel de l’individu.
Source : Automesure.com Dr Jocelyne Raison, médecin nutritioniste. Janvier 2003
Il existe plusieurs sortes d’appareils. Voici 8 critères à prendre en compte pour choisir. Le choix du matériel est important. Idéalement, ce choix devrait au mieux être réalisé par le patient lui-même, parce que c’est lui qui aura à l’utiliser de manière quotidienne et parce que le fait qu’il ait participé de manière active à la prise de décision pourrait contribuer à stimuler son utilisation. Souvent, en milieu hospitalier, on montre plusieurs appareils au patient. Lorsque le lecteur est prescrit par un médecin généraliste, celui-ci peut prescrire un lecteur, en expliquant les différents critères discutés ci-dessus, et le patient peut ensuite demander conseil au pharmacien, éventuellement demander à voir plusieurs appareils.
1°) La fiabilité. Disons tout de suite qu’à partir du moment où un lecteur est commercialisé et remboursé en France, il est passé par une procédure d’homologation qui vérifie que sa fiabilité répond à des critères bien définis. La question ne se pose donc pas; les appareils disponibles sont fiables.
2 °) Le temps de réponse. Certains lecteurs donnent le résultat en 30 secondes, d’autres en 15, certains en 5. Il ne faut pas sous-estimer ce critère car une différence entre 5 et 15 secondes est loin d’être futile : il correspond plus à un temps psychologique, celui de l’attente du résultat. Cependant, certains patients ne s’en préoccupent pas.
3°) La taille de l’appareil. Elle est variable selon les appareils disponibles, et un très petit lecteur peut être bien perçu en raison de la discrétion de son utilisation, par exemple par un adolescent. Par contre, du fait de sa petite taille, il peut être plus difficile d’utilisation pour un sujet âgé. Accessoirement, le patient peut également vouloir tenir compte de la forme de la housse qui contient l’appareil, plus ou moins petite, plus ou moins …élégante.
4°) La taille de l’écran de visualisation du résultat. Ce critère peut être à prendre en compte chez un patient ayant des troubles de la vision. Certains lecteurs ont un éclairage de l’écran d’affichage qui peut également représenter un avantage.
5°) La taille de la goutte de sang. Il y a schématiquement deux possibilités : dans un cas la goutte de sang capillaire, de l’ordre d’une fraction de microlitre, est aspirée par la bandelette ; ailleurs, il faut déposer une goutte de sang, en général plus importante, sur une zone réactive. Ici également, il faut tenir compte de la dextérité du patient.
6°) La calibration de l’appareil. Il s’agit d’un problème essentiel. Certains appareils utilisent une puce électronique qui doit être changée à chaque changement de lot de bandelettes, d’autres se calibrent par introduction d’une bandelette de calibration, d’autres nécessitent de modifier une valeur de calibration qui apparaît sur l’écran lors de la mise en marche du lecteur. En général en fait, il s’agit d’un geste simple. Il doit néanmoins être expliqué au patient qui doit avoir compris son caractère essentiel.
7°) L’entretien de l’appareil. Il doit être simple, et le patient doit en connaître les règles. La plupart des lecteurs utilisent une mesure ampérométrique, qui signifie que le sang n’est en contact qu’avec la partie de la bandelette qui l’aspire. Ailleurs, il s’agit d’une lecture réflectométrique : le sang se propage à l’intérieur de la bandelette jusqu’à une cellule qui réalise la mesure optique. Il n’y a pas de risque que le sang souille cette cellule, mais celle-ci doit rester propre. De toute façon, le lecteur doit rester propre, et, accessoirement, d’usage strictement individuel. Le patient doit également savoir qu’il faut vérifier de temps en temps la fiabilité du lecteur au moyen de solutions de contrôle.
8°) Les possibilités logicielles. La tendance actuelle est au développement de lecteurs qui deviennent intelligents. La plupart ont une mémoire accompagnée d’un horodatage. Ils donnent une moyenne des résultats des semaines précédentes. On peut rappeler les derniers résultats, en général plusieurs centaines. Certains lecteurs peuvent être connectés à un ordinateur qui génère des représentations graphiques, utiles pour le soignant, et pour certains patients « branchés ». Comment choisit-on un autopiqueur ? Concernant l’autopiqueur, il est le plus souvent vendu avec le lecteur sous forme d’un kit. La plupart ont maintenant la possibilité de faire varier la force du « tir », et il faut apprendre aux patients à utiliser cette possibilité. Certains autopiqueurs ont développé un embout présentant de petits ergots qui pourraient diminuer la douleur de la piqûre. Il faut rappeler qu’un autopiqueur est d’usage strictement individuel.
>>> En 1996 la direction générale de la santé alerte sur la possibilité de transmission du virus de l’hépatite C avec des autopiqueurs de glycémie en cas d’utilisation non adaptée. Lire le bulletin officiel du ministère
Les stylos à insuline connectés permettent un suivi des injections d’insuline au quotidien
Un stylo à insuline qu’est-ce que c’est ?
Un stylo à insuline est un appareil qui permet d’injecter de façon simple l’insuline sous la peau. Il en existe différents modèles. Chaque modèle de stylo utilise des cartouches d’insuline et des aiguilles qui doivent être compatibles. Depuis peu il existe des stylos connectés, c’est-à-dire de style qui capable de mémoriser et de partager en ligne (avec internet) les informations liées à son utilisation.
Un stylo à insuline connecté, pourquoi faire ?
La connexion du stylo permet de mémoriser les doses injectées et de transmettre ces informations pour les communiquer au médecin ou à l’infirmière. Compte tenu de l’action thérapeutique de l’insuline ces informations sont très importantes pour le bon traitement du diabète : en effet, l’injection de trop fortes doses d’insuline peut provoquer des accidents graves (par hypoglycémie), tandis que des doses trop faibles sont sources d’hyperglycémies donc d’un contrôle insuffisant du diabète. En d’autres termes, le stylo connecté permet au patient de conserver un journal d’injection personnel. Les informations étant automatiquement gérées, il n’y a pas de risque d’erreurs de recopiage manuel des données. On gagne en fiabilité.
Comment se présentent les stylos commercialisés par Novo Nordisk ?
Le laboratoire Novo commercialise en France depuis avril 2022 NovoPen® 6 et NovoPen Echo®. Ces stylos connectés permettent un enregistrement automatique des doses d’insuline injectées sur les 3 derniers mois. L’écran digital à l’extrémité du bouton de dose indique le nombre d’unités administrées lors de la dernière injection, ainsi que le temps écoulé depuis cette injection. La mémoire de dose enregistre l’historique des 800 dernières injections. Les utilisateurs peuvent transférer cet historique sur leur smartphone, tablette, ordinateur, ou lecteur de glycémie équipé(e) d’une application partenaire. Les solutions numériques de gestion du diabète compatibles avec les stylos connectés de Novo Nordisk permettent ainsi de visualiser, colliger et conserver les données sur la glycémie obtenues à partir des systèmes de mesure du glucose et en regard les doses d’insuline administrées par le stylo connecté.
Quelles sont leurs caractéristiques techniques des stylos NovoPen® 6 et NovoPen ?
Les stylos NovoPen® 6 et NovoPen Echo® Plus sont des dispositifs médicaux de classe IIb. Ils sont utilisés avec les cartouches d’insuline Penfill® 3 mL. Ils permettent un enregistrement automatique des doses d’insuline injectées sur les 3 derniers mois et le transfert sans fil des données du patient via la technologie NFC (Near Field Communication). Ils disposent d’une mémoire de dose indiquant la quantité injectée et le temps écoulé depuis la dernière injection. Leur durée de vie est de de 4 à 5 ans et il n’est pas besoin de batterie à remplacer ou recharger. Toutes les insulines Novo Nordisk disponibles dans une cartouche Penfill® de 3 mL peuvent être utilisées avec les stylos NovoPen® 6 et NovoPen Echo® Plus, à savoir : Actrapid®, NovoRapid®, Fiasp®, Insulatard®, Levemir®, Tresiba® (100 unités / mL) et NovoMix 30®.
Combien cela coûte-t-il ?
Les stylos NovoPen® 6 et NovoPen Echo® Plus ont un prix de vente conseillé de 43 € TTC. Ce prix correspondant au montant maximal de remboursement autorisé par l’Assurance Maladie.
Source : Automesure.com Rédaction équipe médicale du site automesure.com –Avril 2022