Aujourd’hui, les nouvelles technologies rendent possible une méthode innovante de mesure de la pression artérielle au moyen d’un simple smartphone : c’est une mesure sans brassard dite « cuffless ».
Avant d’être utilisée dans le cadre des soins, cette méthode photoplétysmographique (PPG) doit faire l’objet d’évaluations médicales rigoureuses. Experte de la mesure de la pression artérielle au domicile, l’équipe médicale d’automesure et hy-result s’engage dans l’évaluation de cette innovation en partenariat avec la société I-Virtual. Pour ce faire automesure crée le site matension.com à partir duquel on peut télécharger l’application qui transforme le smartphone en appareil de mesure de la tension. Là, professionnels de santé et patients sont invités à tester l’application et donner son avis de façon anonyme.
En mars 2026, la première étape porte sur l’avis des utilisateurs de smartphones concernant la facilité d’usage de l’application. Dans un deuxième temps, le comité scientifique fera une comparaison des valeurs retrouvées d’une part avec un tensiomètre, de l’autre avec le smartphone.
Allez sur sur le site matension.com pour télécharger l’application, faire la mesure, puis donner votre avis en répondant à l’enquête et/ou en contactant l’équipe médicale via la hot line.
Mise en ligne le 16 mars 2026 Dr. Nicolas Postel-Vinay, médecin à l’hôpital Pompidou, Paris et fondateur du site automesure.com avec Fabrice de Olivera, directeur de la recherche I-Virtual
Utilisation d’un oxymètre de pouls : pas si simple
Dans un article publié par la revue Médicale Suisse, les docteurs Dany Baud et Nicolas Postel-Vinay détaillent les avantages et les limites de l’utilisation des oxymètres de pouls (appelés encore saturomètres) par les patients ou les professionnels. En deux mots, l’appareil est simple à utiliser mais il est difficile, voire impossible, d’interpréter le résultat affiché sans connaitre précisément la situation du patient. Voici quelques extraits publiés ici avec la permission de l’éditeur.
« D’abord utilisés aux blocs opératoires et en salles de réveil, les oxymètres de pouls occupent, aujourd’hui, une place incontournable dans la pathologie pulmonaire surtout à l’hôpital, mais aussi désormais à domicile. Si le maniement du dispositif ne pose pas de grandes difficultés, en revanche, la véritable question est de préciser ce qu’un utilisateur non professionnel (patient, famille, aidant) peut faire des résultats. (…). À quelles conditions l’automesure de la SpO2 peut-elle permettre à un patient d’évaluer l’évolution et la gravité de sa situation, puis de réagir en conséquence (par exemple, consulter ou appeler un service d’urgences) ? L’enjeu est d’apprendre au patient à utiliser cette mesure afin d’améliorer sa propre prise en charge.
(…) Les résultats de l’oxymétrie ne peuvent pas être interprétés sans prise en compte de la nature de la pathologie du patient et du contexte clinique. En omettant ces réserves, trop de publicités accompagnant les ventes d’oxymètres véhiculent une trompeuse notion de simplicité.
En pratique, un résultat normal écarte une hypoxémie
Le principal message pour un patient est qu’un résultat normal de saturométrie permet d’écarter une hypoxémie (un peu comme un thermomètre à infrarouge sans contact permet d’écarter une fièvre). À cette étape, la lecture du résultat est binaire : soit la SpO2 est normale (≥ 95 %), soit elle ne l’est pas (car inférieure à cette valeur). Patients et aidants doivent être avertis que l’interprétation des valeurs basses et donc les choix de conduite à tenir, peuvent parfois se révéler complexes. Pour ce qui est des messages simples — voire simplistes —, on peut indiquer au patient ; qu’il est parfois opportun de vérifier l’évolution des variations dans le temps (à quelques dizaines de minutes ou heure d’intervalle); qu’il est utile deconnaître sa valeur « habituelle » à titre de référence.
Covid : la surveillance de la SpO2 est utile et faisable au domicile
En cas de Covid, la plupart des patients atteints de forme pneumonique grave ne ressentent pas initialement d’essoufflement. (…) Une autosurveillance oxymétrique des patients Covid ou suspects de Covid au sortir des services d’urgences et ne nécessitant pas une hospitalisation permet de dépister ceux qui devront l’être dans un deuxième temps. La mesure peut être réalisée par le patient (automesure) ou par des intervenants au domicile, avec connexion parfois à des plateformes de télémédecine. Le service médical rendu de la surveillance de l’oxymétrie dans la pneumopathie Covid est majeur.
Asthme : ne pas se tromper d’outil d’automesure. Le patient ne doit pas se tromper de mesure : l’appareil d’autosurveillance de l’asthme est d’abord le peak-flow (mesure du débit de pointe) et on ne recommande pas l’usage d’un oxymètre aux asthmatiques.
BPCO : des valeurs isolées de SpO2 potentiellement trompeuses.
L’automesure de la SpO2 par un patient souffrant de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est potentiellement trompeuse car sa valeur n’est pas nécessaire pour identifier une exacerbation, ni en définir seule sa gravité potentielle.
Quelles tâches et compétences confier au patient ?
Les réserves faites plus haut montrent les difficultés à transcrire les connaissances, la mesure et l’interprétation de la SpO2 en objectifs pédagogiques à atteindre pour un patient porteur d’une maladie respiratoire chronique (avec ou sans oxygénothérapie). Rappelons ici que tout objectif d’éducation thérapeutique doit être réaliste, cliniquement pertinent et sûr ; c’est-à-dire sans ambiguïté et sans conséquence néfaste possible. Devant ces difficultés, la communication depuis le domicile d’un résultat d’oxymétrie à un professionnel via un système de télémonitoring ou de la téléconsultation peut avoir un intérêt puisque l’interprétation du résultat reste du rôle du professionnel. Dans ce contexte, il s’agit d’automesure et non pas d’autogestion. Par exemple, en cas de pathologie aiguë pulmonaire ou cardiaque, une SpO2 inférieure à 92 % participe aux critères d’hospitalisation, ou chez le nourrisson porteur de bronchiolite une SpO2 inférieure à 94 % est un signe de grav
Conclusion sous forme de notions clés
L’oxymètre de pouls est un instrument incontournable pour les professionnels de santé.
Son intérêt premier est d’écarter une hypoxémie.
En cas de Covid, la surveillance de la SpO2 permet de détecter l’hypoxémie prédictive d’une évolution défavorable.
Une compréhension insuffisante des résultats de SpO2 peut être à l’origine de décisions inadaptées.
Le conseil d’usage d’un oxymètre de pouls doit obligatoirement être associé à une éducation thérapeutique.
Pour une personne saine, la mesure de l’oxymétrie au moyen d’une montre connectée dans n’importe quelle circonstance n’a pas de sens médical.
Chez les sportifs, l’automesure de l’oxymétrie réalisée dans une intention performative, n’est qu’une illusion sanitaire.
Contrairement au thermomètre ou la balance, l’oxymètre de pouls n’a pas sa place dans l’armoire à pharmacie familiale.
Référence : Baud, D., Postel-Vinay N. Utilisation d’un oxymètre de pouls au domicile par les patients en vue d’une autogestion. Pertinence, difficultés et mésusages. Rev Med Suisse. 2022; 8 (785): 1173–1176.
On trouve à la vente sur internet des oxymètres de pouls bon marché et des échanges sur l’utilité de ces appareils pour un usage par des non médecins. Qu’en penser ?
Un oxymètre de pouls connecté pour les asthmatiques ? Non merci
Les oxymètres de pouls sont en vente libre. Certains sont connectés et des publicités en vantent l’utilité pour la surveillance des crises d’asthme. Ce n’est pas probablement une bonne idée car ils manquent de fiabilité dans cette indication. Une crise d’asthme grave peut mettre un patient en danger avant que la saturométrie en oxygène ne baisse. Au total, l’équipe médicale d’automesure.com déconseille l’utilisation des oxymètres de pouls pour l’autosurveillance de l’asthme (lire plus haut)
Pour en en savoir plus voir notre article paru dans Info Respiration Accès à l’article
On peut trouver sur internet de nombreux appareils proposant de mesurer la tension artérielle en s’adaptant simplement autour du poignet comme un bracelet (appelés smart wrist band en anglais). On les classe dans la catégorie des dispositifs de mesure de pression artérielle sans brassard (cuffless en anglais). Les experts ne recommandent pas ces appareils sans brassard pour le diagnostic et prise en charge de l’hypertension, même si – pour l’avenir – on peut espérer qu’ils fourniront des mesures précises de la pression artérielle. Ces appareils sans brassard sont relativement bon marché et d’apparence séduisante mais ils présentent des problèmes de précision. Ils ne peuvent pas être validés suivant les protocoles conçus pour les tensiomètres classiques de pression artérielle à brassard (qui se placent au bras ou au poignet). Les futures validations des dispositifs sans brassard devront résoudre des problèmes liés au besoin d’étalonnage individuel des appareils, à la stabilité de leurs résultats et à leur capacité à suivre les changements de tension au fil du temps, notamment lorsque la tension est mesurée à n’importe quel moment en dehors du repos. En pratique, les médecins de la société européenne d’hypertension artérielle nen déconseillent l’usage et les patients ne doivent pas s’y fier. En clair, l’équipe médicale d’automesure.com met en garde les consommateurs et recommande de ne pas confier sa santé à des appareils qui manquent encore d’expertise.
Pour en savoir plus, les professionnels peuvent se référer au travail de la société européenne d’hypertension publié en juin 2022 sous la référence :
Stergiou GS, Mukkamala R, Avolio A, Kyriakoulis KG, Mieke S, Murray A, Parati G, Schutte AE, Sharman JE, Asmar R, McManus RJ, Asayama K, De La Sierra A, Head G, Kario K, Kollias A, Myers M, Niiranen T, Ohkubo T, Wang J, Wuerzner G, O’Brien E, Kreutz R, Palatini P; European Society of Hypertension Working Group on Blood Pressure Monitoring and Cardiovascular Variability. Cuffless blood pressure measuring devices: review and statement by the European Society of Hypertension Working Group on Blood Pressure Monitoring and Cardiovascular Variability. J Hypertens. 2022 Aug 1;40(8):1449-1460.
L’autorisation de commercialisation en France des appareils d’automesure d’INR est possible depuis l’arrêté paru au Journal Officiel du 24 Juin 2008. La France suit ainsi des pays comme la Belgique, l’Italie ou l’Allemagne où ses appareils sont largement utilisés et facilement disponibles depuis plusieurs années.
Coaguchek XS
Commercialisé par Roche Diagnostic cet appareil fonctionne comme les lecteurs de glycémie : il comprend un lecteur disposant d’un écran où s’affiche le résultat après dépôt d’une goutte de sang sur une bandelette réactive.Comment cela marche ? Poser l’appareil sur une table ; piquer le côté d’un doigt, en 15 secondes maximum déposer la goutte de sang sur la bandelette. Le résultat s’affiche sur l’écran dans la minute.L’appareil pèse 127 gr. mesure 138 X 78 X 28 mm. Le prix TTC du lecteur CoaguChek XS est de 800 € TTC environ ( le coffret de 24 bandelettes est à 120 € TTC), (prix Janvier 2013). La Haute Autorité de Santé a donné un avis favorable pour la prise en charge des patients porteurs de valves mécaniques (8 mars 2016).
Commercialisé par la Société ALERE cet appareil comprend un lecteur disposant d’un écran où s’affiche le résultat après dépôt d’une goutte de sang sur une bandelette réactive. Il est vendu en pharmacie au prix de 800 euros TTC environ . Lire la plaquette de présentation (en anglais) cliquez ici
Documents
Avis de la Commission d’évaluation des produits et prestations sur le Coaguchek XS (Haute autorité de santé. 18 avril 2007). Pour lire le document cliquez ici.
Avis similaire pour le dispositif INRatio, cliquez-ici
Réponses à quelques questions adressées sur automesure.com
Puis-je mesurer moi- même mon INR ?
Oui, mais attention il serait totalement déraisonnable de le faire sans être bien d’accord avec vos médecins. C’est un geste qui doit s’apprendre et l’interprétation de votre taux d’INR est délicat. Soyez autonome à la seule condition d’avoir l’accord des médecins, il y va de votre santé , ne prenez pas de risque.
Puis-je acheter un appareil d’automesure d’INR, même si je suis un adulte ?
Oui. Toutes les pharmacies peuvent délivrer un tel appareil. Mais en France son remboursement n’est possible que pour les enfants et sur prescription d’un service spécialisé de cardiologie ou de pédiatrie. (Soit environ 300 enfants concernés en France en 2008).
Mon médecin, (mon pharmacien), n’est pas au courant de ces appareils, que puis-je faire ?
Donnez lui l’adresse du site et qu’il nous contacte par courrier électronique nous lui répondrons autant que possible.
Je possède depuis 2007 un Coagucheck que j’utilise souvent et toujours lors de mes déplacements à l’étranger. Mais les résultats de mon appareil ne sont JAMAIS en corrélation avec les résultats labo. Avez vous connaissances d’autres doléances de cette sorte et ….. quoi faire ?
Il faut distinguer deux situations : si les différences sont peu importantes et que vos résultats avec l’appareil d’automesure et avec le laboratoire restent dans la bonne zone de l’INR (proche de l’INR cible), alors il n’y pas vraiment de problème. En revanche si une des deux méthodes est en dehors, et surtout si l’INR est trop élevé (par exemple au desssus de 4 ou 5) alors soyez prudent et prenez contact avec votre médecin ou votre biologiste. Les appareils d’automesure modernes sont devenus très fiables et sont équipés de dispositifs de contrôle, mais vous pouvez demander au fabricant de contrôler le votre en cas d’éventuel dysfonctionnement. Il existe aussi des laboratoires d’analyse biologique qui disposent d’appareils mal réglés ou bien qui n’appliquent pas bien les regles de mesure. Par exemple, une fois la prise de sang faite, si le laboratoire attend trop longtemps avant de l’analyser le résultat peut- être inexact.
Je serai intéressé par un appareil pouvant mesurer mon taux INR moi-même. Pouvez-vous m’indiquer le moyen de m’en procurer un, même si c’est à l’étranger. Merci de votre aide.
Depuis juin 2008 nous vous conseillons d’acheter votre appareil en France pour des raisons de contrôle en cas de problème. Cela dit nous ne vous cachons pas que les prix devente à l’étranger (en Allemagne par exemple) sont inférieurs ; dans ce pays 18 000 appareils ont été vendus (chiffre 2008) ce qui explique leur prix inférieur. En Allemagne on compte 200 000 utilisateurs de l’automesure.
Question posé en 2001 : Selon votre site, ils existent des appareils permettant de mesurer soi même son taux du INR, appareils mais ils ne sont pas encore commercialisés en France. Est-ce que ces appareils sont fiables ? Pourquoi ils ne sont pas encore commercialisés en France ? Dans quels pays sont déjà commercialisés ?
Réponse faite en 2001. Le site automesure évoque les avantages de l’automesure car ils sont décrits dans la littérature scientifique mais nous ne sommes pas en mesure de vous communiquer les noms de marque des appareils vendus en Italie, en Belgique ou en Allemagne . Nous avons interrogé le Conseil National de L’Ordre des médecins à ce sujet et sa réponse nous nous incite à la réserve (cliquez ici pour la lire).
Pourquoi la France est-elle retard sur ce sujet ?
Nous ne sommes par certains de notre réponse, mais bien des responsables du ministère de la santé que nous avons interrogés évoque le lobby des biologistes des laboratoires privés qui ne fait rien pour avancer les choses par peur de perdre du chiffre d’affaire.
Pétition
L’association AVK control a proposé une pétition pour le remboursement de l’automesure chez les patients sous AVK (clotûre Août 2009). Pour prendre connaissance de cette initiative, visitez les site www.avkcontrol.com
Pour en savoir plus
Pour en savoir sur l’automesure de l’INR et la gestion des traitements anticoagulants visitez notre rubrique
Les balances classiques mesurent le poids corporel, sans distinguer la masse maigre (les os, les muscles et les viscères, les secteurs liquidiens) de la masse grasse (tissus adipeux). Or, Le poids corporel est une entité hétérogène. Des variations de la masse grasse par rapport a la masse maigre d`un individu sont présentes dans de nombreux états, physiologiques et pathologiques. Le plus fréquent d’entre eux, l’obésité, est défini par un excès de masse grasse. A l’opposé, la malnutrition entraîne une diminution de la masse maigre et des réserves de la masse grasse. Diverses maladies d’organes sont également accompagnées de troubles du bilan hydrique. L’âge, les modifications hormonales physiologiques (puberté, grossesse, ménopause), s’accompagnent aussi de modification de la masse grasse et de la masse maigre. La distinction entre le gras et le maigre est possible en mesurant l’impédance du corps humain. Cette technique dont le principe repose sur la mesure de la conductivité des différents tissus est désormais à la disposition du grand public : c’est l’impédancemètre. Grâce à un courant alternatif de faible intensité de 500 à 800 micro-ampères, d’une fréquence qui passe entre les deux pieds, la mesure de la résistance (impédance) à ce courant, permet en effet d’extrapoler l’eau corporelle et donc la masse maigre, en admettant un facteur d’hydratation constant. La masse grasse est alors calculée par soustraction. Les résultats sont exprimés en pourcentage de masse grasse soit masse grasse totale (kg) divisée par le poids corporel (Kg).
Mode d’emploi
La personne monte sur la balance en plaçant ses pieds nus sur des marques (électrodes). La première précaution pour avoir un résultat interprétable est de mesurer » in vivo » le poids au centigramme pres, la taille actuelle au cm pres, et de taper sur le clavier de la calculatrice de la balance ces données ainsi que l’âge et le sexe. Toutes ces données sont nécessaires pour obtenir des résultats à partir des équations prédictives insérées dans la mémoire de la calculatrice… L’interprétation du résultat n’est pas simple car la masse maigre est constituée d’une forte proportion d’eau (à l’intérieur comme à l’extérieur des cellules). Or celle-ci varie constamment. Ainsi, entre le soir et le matin on peut avoir la surprise de voir sa masse grasse augmenter de 2 à 5 % pendant la nuit ! Mieux vaut donc se peser dans les mêmes conditions, en sous-vêtement, vessie vide, sans bijoux, les pieds secs, à la même heure, le matin à jeun, pour limiter de telles variations.
Interprétation des résultats
Pour aider l’utilisateur à interpréter les résultats, les fabricants proposent des valeurs de référence : les fourchettes optimales pour la proportion de graisse dans le corps, en fonction du sexe, de la taille et de l’âge. Celle-ci va de 13 % à 18 % pour un homme de 20 à 29 ans, et de 18 % à 23 % pour une femme du même âge. À partir de 50 ans, elle sera de 16 % à 21 % pour un homme et de 21 % à 26 % pour une femme. Ces normes figurent dans la notice d’utilisation de l’appareil, à conserver et à consulter régulièrement. Des marques affichent ces paramètres à l’écran en chiffres ou sous forme de pictogrammes colorés. Reste à savoir ce que valent médicalement ces informations. À ce titre, les brochures fournies par les fabricants de balances ne sont guère fiables.
Inadaptées pour certaines personnes
Ces pèse-personnes ne conviennent pas pour les sportifs et culturistes qui ont une masse musculaire importante. L’utilisation de l’impédancemètre ne convient pas aux porteurs de stimulateurs cardiaques et autres implants médicaux électriques. Les résultats peuvent être faussés chez certains publics : sujets ayant des pieds déformés, des durillons, des sujets diabétiques ou des sujets ayant une obésité sévère, les femmes enceintes, comme les personnes ayant des œdèmes, insuffisants cardiaques, insuffisants rénaux, les personnes en dialyse, souffrant d’ostéoporose, prenant des médicaments contre les troubles cardiovasculaires…Les résultats ne sont valables que chez les sujets en bonne santé. Enfin, on s’assurera avant l’achat, de la stabilité de l’appareil, surtout pour les personnes âgées.
Choisir des appareils validés
Choisir des appareils validés par le constructeur par des mesures de masse grasse en % effectuée sous contrôle sur un certain nombre de sujets définis par leur age, leur corpulence. Il faut savoir que les appareils professionnels utilisés en milieu hospitalier ou en cabinet médical spécialisé sont de meilleure qualité que les appareils grand public. Les appareils valides proposent une erreur totale de mesure de la masse grasse en % inférieure à 3.5 %. Il reste que les résultats sont souvent pris à défaut à l’échelon de l’individu. Ces balances impédancemètres peuvent néanmoins être utiles pour étudier la masse grasse d’un groupe de sujet ou d’une population. Il est effectivement montré que dans ces indications, la mesure de la masse grasse en % est plus exacte que celle calculée par l’indice de corpulence. Des variations de mesures sont également importantes entre les différents appareils et ne permettent pas de comparaisons de résultats entre les différents groupes étudiés avec les différents appareils.
Trop chers pour un service rendu faible
Les impédancemètres présents sur le marché différent par le design (en médecine, la beauté ne veut pas dire qualité ou utilité), la portée maximale (de 136 à 160 kg) et le nombre de mémoires (certains enregistrent les données de deux à dix utilisateurs). Certains conservent les données de la dernière pesée ou prennent en compte l’activité physique, indiquent les besoins caloriques journaliers moyens, évalués en fonction du métabolisme de base (ce dont a besoin le corps au repos) correspondant à la corpulence de l’utilisateur. Ces perfectionnements assez inutiles ne doivent pas vous écarter du bon sens : ce n’est pas à une machine de dicter vos mesures et vos loisirs ! Reste à savoir si ces pèse-personnes assez onéreux (de 75 € à 160 €), sont indispensables à avoir chez soi. Ils aideront peut-être les sportifs obsessionnels à optimiser leur alimentation et à entretenir leur préoccupation sur leur image du corps. Mais leur utilité n’est pas démontrée pour tout public : même astreint à un régime médical, une stricte pesée à jour et heure réguliers sur une bonne balance (toujours la même) fait l’affaire. Restons simple et n’oublions pas que pour toutes les questions par rapport a son poids, un bon conseil médical vaut bien mieux qu’une idée fausse qui prend la tête. Même pour le médecin, l’analyse de la masse grasse doit ainsi être complétée par le recueil de multiples paramètres pour ne citer que : le sexe, l’âge du sujet, l’histoire pondérale, la variation du poids sur les mois précédents, la recherche d’œdèmes, l’appréciation des apports alimentaires, l’appréciation de l’activité physique et sportive quotidienne, les antécédents médicaux, la prise de médicaments… En définitive, il n’est pas utile d’évaluer pour sa propre valeur la masse grasse, la masse maigre. Il est au contraire, recommandé d’intégrer l’analyse de ces mesures dans la pratique d`un examen médical permettant une appréciation globale de l’état nutritionnel de l’individu.
Source : Automesure.com Dr Jocelyne Raison, médecin nutritioniste. Janvier 2003
Il existe plusieurs sortes d’appareils. Voici 8 critères à prendre en compte pour choisir. Le choix du matériel est important. Idéalement, ce choix devrait au mieux être réalisé par le patient lui-même, parce que c’est lui qui aura à l’utiliser de manière quotidienne et parce que le fait qu’il ait participé de manière active à la prise de décision pourrait contribuer à stimuler son utilisation. Souvent, en milieu hospitalier, on montre plusieurs appareils au patient. Lorsque le lecteur est prescrit par un médecin généraliste, celui-ci peut prescrire un lecteur, en expliquant les différents critères discutés ci-dessus, et le patient peut ensuite demander conseil au pharmacien, éventuellement demander à voir plusieurs appareils.
1°) La fiabilité. Disons tout de suite qu’à partir du moment où un lecteur est commercialisé et remboursé en France, il est passé par une procédure d’homologation qui vérifie que sa fiabilité répond à des critères bien définis. La question ne se pose donc pas; les appareils disponibles sont fiables.
2 °) Le temps de réponse. Certains lecteurs donnent le résultat en 30 secondes, d’autres en 15, certains en 5. Il ne faut pas sous-estimer ce critère car une différence entre 5 et 15 secondes est loin d’être futile : il correspond plus à un temps psychologique, celui de l’attente du résultat. Cependant, certains patients ne s’en préoccupent pas.
3°) La taille de l’appareil. Elle est variable selon les appareils disponibles, et un très petit lecteur peut être bien perçu en raison de la discrétion de son utilisation, par exemple par un adolescent. Par contre, du fait de sa petite taille, il peut être plus difficile d’utilisation pour un sujet âgé. Accessoirement, le patient peut également vouloir tenir compte de la forme de la housse qui contient l’appareil, plus ou moins petite, plus ou moins …élégante.
4°) La taille de l’écran de visualisation du résultat. Ce critère peut être à prendre en compte chez un patient ayant des troubles de la vision. Certains lecteurs ont un éclairage de l’écran d’affichage qui peut également représenter un avantage.
5°) La taille de la goutte de sang. Il y a schématiquement deux possibilités : dans un cas la goutte de sang capillaire, de l’ordre d’une fraction de microlitre, est aspirée par la bandelette ; ailleurs, il faut déposer une goutte de sang, en général plus importante, sur une zone réactive. Ici également, il faut tenir compte de la dextérité du patient.
6°) La calibration de l’appareil. Il s’agit d’un problème essentiel. Certains appareils utilisent une puce électronique qui doit être changée à chaque changement de lot de bandelettes, d’autres se calibrent par introduction d’une bandelette de calibration, d’autres nécessitent de modifier une valeur de calibration qui apparaît sur l’écran lors de la mise en marche du lecteur. En général en fait, il s’agit d’un geste simple. Il doit néanmoins être expliqué au patient qui doit avoir compris son caractère essentiel.
7°) L’entretien de l’appareil. Il doit être simple, et le patient doit en connaître les règles. La plupart des lecteurs utilisent une mesure ampérométrique, qui signifie que le sang n’est en contact qu’avec la partie de la bandelette qui l’aspire. Ailleurs, il s’agit d’une lecture réflectométrique : le sang se propage à l’intérieur de la bandelette jusqu’à une cellule qui réalise la mesure optique. Il n’y a pas de risque que le sang souille cette cellule, mais celle-ci doit rester propre. De toute façon, le lecteur doit rester propre, et, accessoirement, d’usage strictement individuel. Le patient doit également savoir qu’il faut vérifier de temps en temps la fiabilité du lecteur au moyen de solutions de contrôle.
8°) Les possibilités logicielles. La tendance actuelle est au développement de lecteurs qui deviennent intelligents. La plupart ont une mémoire accompagnée d’un horodatage. Ils donnent une moyenne des résultats des semaines précédentes. On peut rappeler les derniers résultats, en général plusieurs centaines. Certains lecteurs peuvent être connectés à un ordinateur qui génère des représentations graphiques, utiles pour le soignant, et pour certains patients « branchés ». Comment choisit-on un autopiqueur ? Concernant l’autopiqueur, il est le plus souvent vendu avec le lecteur sous forme d’un kit. La plupart ont maintenant la possibilité de faire varier la force du « tir », et il faut apprendre aux patients à utiliser cette possibilité. Certains autopiqueurs ont développé un embout présentant de petits ergots qui pourraient diminuer la douleur de la piqûre. Il faut rappeler qu’un autopiqueur est d’usage strictement individuel.
>>> En 1996 la direction générale de la santé alerte sur la possibilité de transmission du virus de l’hépatite C avec des autopiqueurs de glycémie en cas d’utilisation non adaptée. Lire le bulletin officiel du ministère
Les stylos à insuline connectés permettent un suivi des injections d’insuline au quotidien
Un stylo à insuline qu’est-ce que c’est ?
Un stylo à insuline est un appareil qui permet d’injecter de façon simple l’insuline sous la peau. Il en existe différents modèles. Chaque modèle de stylo utilise des cartouches d’insuline et des aiguilles qui doivent être compatibles. Depuis peu il existe des stylos connectés, c’est-à-dire de style qui capable de mémoriser et de partager en ligne (avec internet) les informations liées à son utilisation.
Un stylo à insuline connecté, pourquoi faire ?
La connexion du stylo permet de mémoriser les doses injectées et de transmettre ces informations pour les communiquer au médecin ou à l’infirmière. Compte tenu de l’action thérapeutique de l’insuline ces informations sont très importantes pour le bon traitement du diabète : en effet, l’injection de trop fortes doses d’insuline peut provoquer des accidents graves (par hypoglycémie), tandis que des doses trop faibles sont sources d’hyperglycémies donc d’un contrôle insuffisant du diabète. En d’autres termes, le stylo connecté permet au patient de conserver un journal d’injection personnel. Les informations étant automatiquement gérées, il n’y a pas de risque d’erreurs de recopiage manuel des données. On gagne en fiabilité.
Comment se présentent les stylos commercialisés par Novo Nordisk ?
Le laboratoire Novo commercialise en France depuis avril 2022 NovoPen® 6 et NovoPen Echo®. Ces stylos connectés permettent un enregistrement automatique des doses d’insuline injectées sur les 3 derniers mois. L’écran digital à l’extrémité du bouton de dose indique le nombre d’unités administrées lors de la dernière injection, ainsi que le temps écoulé depuis cette injection. La mémoire de dose enregistre l’historique des 800 dernières injections. Les utilisateurs peuvent transférer cet historique sur leur smartphone, tablette, ordinateur, ou lecteur de glycémie équipé(e) d’une application partenaire. Les solutions numériques de gestion du diabète compatibles avec les stylos connectés de Novo Nordisk permettent ainsi de visualiser, colliger et conserver les données sur la glycémie obtenues à partir des systèmes de mesure du glucose et en regard les doses d’insuline administrées par le stylo connecté.
Quelles sont leurs caractéristiques techniques des stylos NovoPen® 6 et NovoPen ?
Les stylos NovoPen® 6 et NovoPen Echo® Plus sont des dispositifs médicaux de classe IIb. Ils sont utilisés avec les cartouches d’insuline Penfill® 3 mL. Ils permettent un enregistrement automatique des doses d’insuline injectées sur les 3 derniers mois et le transfert sans fil des données du patient via la technologie NFC (Near Field Communication). Ils disposent d’une mémoire de dose indiquant la quantité injectée et le temps écoulé depuis la dernière injection. Leur durée de vie est de de 4 à 5 ans et il n’est pas besoin de batterie à remplacer ou recharger. Toutes les insulines Novo Nordisk disponibles dans une cartouche Penfill® de 3 mL peuvent être utilisées avec les stylos NovoPen® 6 et NovoPen Echo® Plus, à savoir : Actrapid®, NovoRapid®, Fiasp®, Insulatard®, Levemir®, Tresiba® (100 unités / mL) et NovoMix 30®.
Combien cela coûte-t-il ?
Les stylos NovoPen® 6 et NovoPen Echo® Plus ont un prix de vente conseillé de 43 € TTC. Ce prix correspondant au montant maximal de remboursement autorisé par l’Assurance Maladie.
Source : Automesure.com Rédaction équipe médicale du site automesure.com –Avril 2022
L’ECG mobile Veroval® permet d’enregistrer le rythme cardiaque n’importe où et à n’importe quel moment. Cet appareil qui est à la fois un ECG mobile et un autotensiomètre bras, combine mesure de tension artérielle et fonction électrocardiogramme. Utilisé par la personne elle même, l’ECG Véroval enregistre pendant 30 secondes l’activité du coeur, par exemple au domicile lorsque la personne ressent une irrégularité de ses battements cardiaques. L’enregistrement est disponible grâce à la connexion (adaptateur Bluetooth) de l’appareil avec le logiciel Véroval® medi.connect. Le résultat peut être envoyé ou imprimé pour le médecin.
Prix de vente public conseillé : 179 € (tarif 2018) Disponible en pharmacie
Validation : L’ECG mobile Veroval® possède le marquage selon la directive 93/42/EEC sur les dispositifs médicaux. Conformément aux exigences législatives, la fonction tensiomètre de ce dispositif a été validé par le protocole ESH-IP2 de l’ESH (European Society of Hypertension). L‘électrocardiographe remplit les exigences de la loi sur les dispositifs médicaux et des normes IEC 60601-2-25 (Appareils électromédicaux – Partie 2-25 : exigences particulières concernant la sécurité des électrocardiographes) et IEC 60601-2-47 (Dispositifs médicaux – Partie 2-47: exigences particulières concernant la sécurité y compris les caractéristiques de performance essentielles des systèmes ECG ambulatoires).
Vidéo. En cliquant sur ce lien vous êtes dirigés vers un film conçu par le fabricant (Laboratoires Hartmann) et vous quittez le site automesure.com). Voir la vidéo
Mode d’emploi : Pour mesurer soi-même son rythme cardiaque, il suffit d’appliquer l’appareil sur sa poitrine au niveau du cœur tout en posant l’index sur une autre partie de l’appareil.
Logiciel medi.connect L’utilisation de l’ECG mobile Veroval® est simple. Il s’utilise de façon autonome, sans besoin de smartphone, tablette ou ordinateur PC au moment de l’enregistrement du rythme cardiaque. Une fois l’enregistrement réalisé (en posant l’appareil sur le coeur, voir le mode d’emploi) il est possible de partager son résultat avec son médecin au moyen de l’adaptateur Bluetooth (fourni avec l’appareil) et du logiciel medi.connect.
Pour en savoir plus sur le fonctionnement des électrocardiogrammes et leur intérêt médical, consultez notre rubrique maladies du rythme cardiaque
Tensiomètre portable présenté sous la forme d’une montre au poignet : HeartGuide Omron Le constructeur Omron, commercialise depuis le 9 janvier 2019 (aux Etats-Unis seulement) un tensiomètre présenté sous la forme d’une montre bracelet. Il s’agit d’un tensiomètre et ce dispositif ne doit pas être confondu avec les montres digitales qui prétendent mesurer la tension artérielle sans être fiables.
Comment cela marche ? HeartGuide utilise la mesure oscillométrique pour mesurer la tension : un petit brassard placé dans le bracelet de la montre se gonfle pour mesurer la pression systolique et diastolique. La méthode oscillométrique est la norme reconnue par les experts pour une mesure de la pression artérielle précise, automatisée. Certaines des pompes à pression artérielle, des valves et des puces miniatures de cet appareil ne sont pas plus grosses qu’un grain de riz indique le fabricant.
Est-ce fiable ? « Il est important de comprendre que la fiabilité d’une mesure de pression artérielle ne se résume certainement pas aux seules caractéristiques d’un appareil » précise le Dr Nicolas Postel-Vinay (Hôpital européen Georges Pompidou – Paris) spécialiste de l’automesure. « L’heure des mesures, la position, les conditions de repos ou non influencent grandement les résultats. Ceci précisé, concernant l’appareil lui-même le fait que HeartGuide soit approuvé par la FDA (Food and Drugs Administration, l’agence nord-américaine de validation des dispositifs médicaux) en tant que dispositif médical personnel est un gage de sérieux ». Il s’agit donc d’un dispositif médical et non pas d’une montre gadget.
Comment l’utiliser ? Les recommandations médicales de l’hypertension artérielle, qu’elles soient nord-américaines, européennes ou françaises, préconisent l’utilisation des tensiomètres équipés d’un brassard huméral (qui se place autour du bras) et non pas des tensiomètres de poignet. Si on utilise un tensiomètre placé au niveau du poignet la mesure doit se faire au repos, le poignet placé à la même hauteur que le cœur, le matin et le soir et non pas pendant au milieu de la journée ni la nuit. Si les mesures de tension sont effectuées durant la journée et la nuit, on utilise des appareils spécifiquement conçus pour cela ; c’est la Mapa (mesure ambulatoire de la pression artérielle). Dans ces cas, les tensiomètres ne sont jamais posés au niveau du poignet. « En 2019, faute d’études scientifiques sur la pertinence de la mesure de la tension en continu avec un appareil placé au poignet, le médecin manque de références pour interpréter les chiffres mesurés » commente le Dr Nicolas Postel-Vinay. Le fabricant Omron indique que son appareil est conçu « pour ceux qui souhaitent surveiller de près leur pression artérielle à tout moment et en tout lieu ». « Or en 2019, nous ne connaissons pas encore l’intérêt des mesures faites à tout moment et en tout lieu : c’est un nouveau sujet de recherche qui s’ouvre pour les années à venir » note le Dr. Nicolas Postel-Vinay.
Dois-je en parler à mon médecin ? Oui, il faut toujours parler à son médecin des mesures que l’on fait.
Cet appareil fait-il plus que mesurer la tension ? En plus de la mesure de la pression artérielle, HeartGuide suit les activités quotidiennes telles que les pas, la distance parcourue, les calories brûlées et l’analyse du sommeil. Il fournit également des fonctionnalités de base de surveillance telles que l’heure, la date, les notifications de textes, de courriels et d’appels, ainsi que la possibilité de définir des rappels d’événements. HeartGuide se connecte à une application mobile exclusive d’Omron.