Vous trouverez ici une courte sélection de livres disponibles en librairies et de lectures accessibles au grand public.
Guide pratique des facteurs de risque cardiovasculaire Jean Passeron. MMI Éditions, Collection Médiguides, mai 2000, 248 pages, 36,59 €
Le Retour du Dr Knock Essai sur le risque cardiovasculaire Nicolas Postel-Vinay, Pierre Corvol. Éditions Odile Jacob, janvier 2000, 300 pages, 22,87 €
La prévention de la maladie coronaire Jacques Delaye et coll. John Libbey Eurotext, Collection pathologie science formation, mars 1999, 196 pages, 22,87 €
Le guide Internet du risque cardiovsculaire Cardiologie, diabètologie, tabac, nutrition Nicolas postel-Vinay et coll. Éditions Imothep médecine-sciences, octobre 1999, 440 pages. Diffusion Maloine, 22,87 €
La difficulté de trouver les mots juste pour expliquer aux patients leur risque de faire – dans les prochaine années – un accident cardiovasculaire est une préoccupation pour les médecins. Les chercheurs en médecine préventive se penchent sur ce sujet depuis des décennies. Les possibilités qu’offre internet pour délivrer un message personnalisé changent la donne. Il devient plus facile de tenir compte des caractéristiques de chaque personne avec son niveau de pression artérielle, de cholestérol, son âge, l’existence ou pas d’un diabète. Le mérite d’une étude publiée en 2014 dans l’European Journal of Preventive Cardiology est d’associer la présentation d’un calculateur internet à la description de son fonctionnement. Ceci permet de juger l’outil avec rigueur et donne confiance. Devant le foisonnement des milliers de sites pseudo-médicaux et d’applicatifs santé qui existent librement sur internet, il faut porter sa préférence vers les outils qui jouent le jeu de la transparence et de l’évaluation. C’est le cas avec les données de Framingham Regicor. Selon cette étude, dire à un patient que son coeur parait plus vieux qu’il ne l’est en réalité à un certain pouvoir de communication. Soit.
Ceci dit gardons les pieds sur terre : la sensibilisation des personnes aux risques de santé qu’elles encourent n’est qu’une première étape. Indispensable certes en prévention, mais qui n’est pas un but en soi. L’objectif essentiel c’est l’action efficace sur les risques cardiovasculaire; à savoir le contrôle de l’hypertension, la baisse du cholestérol, l’obtention d’un poids dans les normes. Sans oublier la cessation du tabac. Et cela, ce n’est pas un calculateur internet qui le fait : c’est vous !
Plusieurs équations permettant un calcul de risque sont disponibles sur Internet. Ce calcul est adapté pour les médecins, mais beaucoup moins pour le grand public, car il est sans signification individuelle. Automesure.com® met en garde les malades sur les difficultés d’interprétation du calcul du risque cardiovasculaire avec un résultat chiffré. De plus, il existe sur beaucoup de sites Internet des calculs scientifiquement faux. Évitez les sites Internet proposant des calculs « bidons » ou sans aucune explication. Ne vous faites pas « piéger » par Internet.
Cette réserve faite, vous pouvez accéder à un calcul en ligne. Attention en cliquant sur ces liens, vous quittez le site automesure.com :
Estimation du risque cardiovasculaire : extraits des recommandations de l’Anaes (1)
« Nous manquons encore d’outils objectifs validés permettant de calculer le risque cardiovasculaire. Les données de Framingham ont été mises en équations, différentes selon les territoires concernés, coronarien ou cérébrovasculaire. Le modèle modifié Framingham–Anderson de calcul du risque coronarien (1991) a été adapté aux conditions françaises, en 1994, par Laurier et al., selon les données de l’étude PCV-METRA. Le groupe de travail a jugé prématuré de recommander l’utilisation de ce calcul comme outil décisionnel.
Il existe, en effet, de nombreuses limites à l’utilisation de ce calcul du risque cardiovasculaire.
– L’utilisation des résultats d’études de groupes pour la prédiction d’un risque individuel doit se faire avec précaution. Il ne s’agit que d’un risque moyen pour un groupe de sujets présentant les mêmes caractéristiques que l’individu concerné, assorti d’un écart type assez large ;
– Les équations de Framingham ont été calculées dans une population bien précise d’origine anglo-américaine dont les caractéristiques ne sont pas directement extrapolables, et ont varié au fil du temps ;
– Les variables prises en compte dans les équations sont en nombre limité, de définition imprécise, donc le calcul est très imparfait. L’âge y joue un rôle déterminant : une approche basée sur la notion d’un seuil unique aurait pour principale conséquence d’augmenter l’indication du traitement antihypertenseur chez les sujets âgés, et de le réduire chez les sujets jeunes ;
– Le calcul ignore de nombreux facteurs (antécédents familiaux, zones géographiques, type d’obésité, etc.), en intègre d’autres de façon purement qualitative (tabagisme, HVG, diabète, etc.) sur la base de définitions peu explicites ;
– Enfin, la notion de seuils d’intervention ne relève pas seulement d’un choix technique de décision médicale, mais aussi, de la définition de priorités entre différents objectifs sanitaires, et donc de la politique de santé.
Le groupe de travail a par conséquent préconisé la réalisation d’études complémentaires pour évaluer l’intérêt du calcul du risque cardiovasculaire absolu dans la prise en charge du patient hypertendu. »
Référence 1. Recommandations pour la pratique clinique. Prise en charge des patients adultes atteints d’hypertension artérielle essentielle. Recommandations cliniques et données économiques. Anaes, avril 2000, 133 pages. Ce texte est disponible en texte intégral sur le site de l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (Anaes).
Un facteur de risque est un paramètre qui favorise la survenue d’un accident. Par exemple, pour la conduite automobile, le verglas est un facteur de risque d’accident de la route. Concernant la santé de votre cœur et de vos artères, les facteurs de risque sont très nombreux. Les plus connus sont la consommation de tabac, l’élévation de la pression artérielle (hypertension artérielle), l’élévation du cholestérol sanguin (hypercholestérolémie) et le diabète. Les travaux scientifiques ont été jusqu’à dénombrer plusieurs centaines de facteurs de risque cardiovasculaire. Voici la liste des facteurs les plus importants sur lesquels la prévention est efficace : – hypertension artérielle, – diabète, – tabagisme, – hypercholestérolémie, – obésité, – absence d’exercice physique, – prise excessive d’alcool, – fréquence cardiaque élevée au repos (« cœur qui bat vite au repos »), – antécédents familiaux (mort de cause cardiovasculaire chez les parents avant l’âge de 65 ans).
L’âge et le sexe doivent être mis à part, car ces deux facteurs ne sont pas modifiables. Toutes choses égales par ailleurs (par exemple, à un même niveau de pression artérielle), le risque cardiovasculaire est d’autant plus élevé que, l’on est plus âgé, ou que, l’on est un homme. Il en va de même pour les antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires.
Calculer son risque cardiovasculaire sur la toile : est-ce sérieux ?
Risque cardiovasculaire absolu : son intérêt, ses limites
Le calcul du RCVA est un excellent moyen de classification, sans être un outil de prédiction individuelle utilisable en France. Il ne permet pas au médecin de définir par chaque patient « son » risque, mais c’est un outil de choix pour repérer les sujets à haut risque que l’analyse séparée des facteurs aurait méconnus. Pour en savoir plus lire les explications du Pr. Gilles Chatellier (département d’informatique hospitalière Hôpital Européen Georges Pompidou; Paris) parues en juillet 2001 dans un N° spécial de CPS.
Communication et risque cardio-vasculaire
Comment le médecin peut-il communiquer avec son patient au sujet du calcul du risque cardiaque ? Lire les explications du Dr. Nicolas Postel-Vinay (Service de santé publique. Faculté de médecine Broussais Hôtel-Dieu, Paris) parues en juillet 2001 dans un N° spécial de CPS.
Perception et communication du risque : du diabète à la maladie cardiovasculaire
Article de F. Gianinazzi, P. Bodenmann,F. Izzo, A.-C. Voeffray Favre, I. Rossi et J. Ruiz. paru dans la Révue Médicale Suisse (9 juin 2010). Lire l’article Nous remercions la Revue Médecine Suisse et les auteurs de nous avoir autorisé à mettre en ligne cet article
Stratification du risque cardiovasculaire global
Extraits des recommandations ESH/ESC 2007 pour la prise en charge de l’hypertension artérielle. Avec l’autorisation des éditions Imothep Médecine-Sciences que nous remercions. ISBN : 2-911443-21-7. Paris
Que faut-il retenir d’essentiel ? La santé de notre cœur et de nos artères dépend de plusieurs facteurs. Ces facteurs se combinent entre eux pour favoriser l’apparition des maladies cardiovasculaires. Ainsi, le risque de survenue d’un infarctus est un risque « global ». Certains facteurs sont plus importants que d’autres. Comme ils n’agissent pas isolément, la situation de chaque individu est toujours différente, et évolue dans le temps. Par exemple, avoir une tension « un peu élevée » n’a pas les mêmes conséquences si, on est jeune ou âgé, si, on est diabétique ou pas. Estimer son risque de maladie cardiaque de façon précise est donc assez difficile. Internet peut vous y aider, à condition de ne pas oublier que, votre médecin est le mieux placé pour préciser votre risque cardiovasculaire.
Qu’est-ce qu’un facteur de risque ?
Un facteur de risque est un paramètre qui favorise la survenue d’un accident. Par exemple, pour la conduite automobile, le verglas est un facteur de risque d’accident de la route. Concernant la santé de votre cœur et de vos artères, les facteurs de risque sont très nombreux. Les plus connus sont la consommation de tabac, l’élévation de la pression artérielle (hypertension artérielle), l’élévation du cholestérol sanguin (hypercholestérolémie) et le diabète. Les travaux scientifiques ont été jusqu’à dénombrer plusieurs centaines de facteurs de risque cardiovasculaire. Voici la liste des facteurs les plus importants sur lesquels la prévention est efficace : – hypertension artérielle, – diabète, – tabagisme, – hypercholestérolémie, – obésité, – absence d’exercice physique, – prise excessive d’alcool, – fréquence cardiaque élevée au repos (« cœur qui bat vite au repos »), – antécédents familiaux (mort de cause cardiovasculaire chez les parents avant l’âge de 65 ans).
L’âge et le sexe doivent être mis à part, car ces deux facteurs ne sont pas modifiables. Toutes choses égales par ailleurs (par exemple, à un même niveau de pression artérielle), le risque cardiovasculaire est d’autant plus élevé que, l’on est plus âgé, ou que, l’on est un homme. Il en va de même pour les antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires.
Comment se combinent les facteurs de risque ?
Les facteurs de risque interagissent entre eux pour favoriser les accidents ou les maladies. Dans l’exemple de la conduite automobile, le risque de survenue d’un accident est plus élevé si, on ajoute le verglas, le manque de sommeil, et l’alcool au volant. Plus on combine les facteurs de risque, plus la probabilité (le risque) de survenue d’un accident, ou d’une maladie augmente. La combinaison de ces facteurs peut se calculer scientifiquement au moyen d’une équation. La plus connue est celle dite de Framingham. Elle est issue de travaux scientifiques établis d’après l’observation d’une population entière de personnes résidant dans la ville de Framingham (Massachusetts, États-Unis). Elle a débuté, en 1947, et, les premiers résultats concluant aux dangers de l’hypertension, de l’hypercholestérolémie, ou du diabète pour le cœur ont été publiés dans les années soixante. Peut-on modifier son risque pour prévenir les maladies ? Oui, il est possible de diminuer son risque en agissant sur ses facteurs de risque. Arrêter de fumer est, par exemple, très efficace pour diminuer son risque vasculaire. Le traitement de l’hypertension artérielle diminue le risque. La correction d’une hypercholestérolémie par un régime, ou par la prise de médicaments permet également d’améliorer son risque. En revanche, il existe des risques non modifiables comme l’âge, le sexe (les hommes ont un risque vasculaire plus élevé que les femmes) ou la présence d’antécédents cardiovasculaires chez les parents (mort d’un parent avant l’âge de 65 ans). Pour connaître les possibilités d’agir sur votre risque vasculaire, le mieux est d’en parler à votre médecin.
Peut-on modifier son risque pour prévenir les maladies ?
Oui, il est possible de diminuer son risque en agissant sur ses facteurs de risque. Arrêter de fumer est, par exemple, très efficace pour diminuer son risque vasculaire. Le traitement de l’hypertension artérielle diminue le risque. La correction d’une hypercholestérolémie par un régime, ou par la prise de médicaments permet également d’améliorer son risque. En revanche, il existe des risques non modifiables comme l’âge, le sexe (les hommes ont un risque vasculaire plus élevé que les femmes) ou la présence d’antécédents cardiovasculaires chez les parents (mort d’un parent avant l’âge de 65 ans). Pour connaître les possibilités d’agir sur votre risque vasculaire, le mieux est d’en parler à votre médecin
Que penser du rôle de l’âge ?
Tout le monde vieillit, et notre risque de maladie cardiovasculaire augmente avec le temps qui passe. On a plus de probabilité de faire un infarctus à l’âge de 65 ans qu’à l’âge de 20 ans. C’est une évidence contre laquelle personne ne peut rien. L’âge est un facteur de risque non modifiable. Mais attention, le rôle de l’âge dans l’estimation du risque est trompeur : tout le monde vieillit, et un risque faible à l’âge de 20 ans deviendra important si, le facteur de risque n’est pas corrigé pendant 30 ans. Par exemple, un fumeur âgé de 20 ans a un risque très faible de faire un infarctus. Mais trente ans plus tard, ce risque deviendra majeur. Il est donc important de prendre en charge vous-même ces risques, même jeune. La prise en charge est plus facile lorsque l’on débute tôt la prévention. Ainsi, il est relativement aisé de rester mince, mais il est beaucoup plus difficile de maigrir.
Indication et prescription de l’autosurveillance glycémique : recommandations HAS
L’automesure de la glycémie est le dosage du taux de sucre dans le sang par le paArticle du Document de la haute autorité de santé; Octobre 2007. Lire le document
CAutosurveillance glycémique : pourquoi les patients ne persistent-ils pas ?
IlArticle du Pr. Gérard Reach qui commente une étude parue dans le British médical Journal mettant en évidence les raisons pour lesquelles certains patients arrêtent leur autosurveillance ; Paru le 17 janvier 2008 dans le Concours Médical, avec permission. Lire le document
Article du Professeur Gérard Reach (hôpital Avicenne, Bobigny). Indispensable dans la surveillance du diabète de type I, l’automesure doit être aussi utilisée dans le diabète de type II. Elle a un impact favorable sur le contrôle du diabète. Lire l’article du Concours médical (28 novembre 2006)
Automesure et surveillance dans le diabète de type II
Dans cette rubrique, les patients et leurs familles trouveront des explications sur l’automesure de la glycémie (taux du sucre dans le sang). Mais avant d’aller plus loin, rappelons que les meilleurs conseils sont donnés par le médecin qui vous connaît personnellement
Qu’est-ce-que l’automesure glycémique ?
L’automesure de la glycémie est le dosage du taux de sucre dans le sang par le patient lui-même. C’est un élément essentiel du traitement du diabète. On parle aussi d’autocontrôle glycémique car mesurer sa glycémie permet d’adapter soi-même, avec le plus d’autonomie possible, son régime, son activité physique et son traitement.
Comment faire l’automesure ?
Il faut d’abord obtenir une goutte de sang. Le prélèvement du sang se fait avec une légère piqûre, (habituellement au bout du doigt, mais d’autres endroits de prélèvement sont possibles). Pour faciliter le prélèvement, il existe des « autopiqueurs ». La goutte de sang est ensuite apposée sur un appareil spécial (lecteur de glycémie) ou une bandelette qui effectue de dosage. Les appareils les plus modernes sont automatiques (piqueur et/ou lecteur automatiques).
Malgré sa relative simplicité, le geste d’automesure n’est pas réalisable par tous les malades. Le médecin ne doit donc la conseiller qu’après un enseignement du patient et une vérification de la qualité du geste. Cet enseignement est fait par un médecin ou une infirmière spécialisée. Il existe des livrets et des films vidéo expliquant comment pratiquer l’automesure.
À quelle fréquence faire l’automesure ?
C’est le médecin qui définit le rythme et les horaires des automesures de glycémie (autocontrôles). Il n’est pas possible d’indiquer sur Internet des règles personnalisées pour chaque cas.
De façon générale, les deux moments à privilégier sont : –› Le matin à jeun. –› Le soir avant le dîner. À cette heure, la glycémie est en général la plus basse de la journée. La mesure, deux heures après le début du repas, est intéressante ponctuellement (pour évaluer l’effet hyperglycémiant de tel ou tel aliment, ou surtout, s’il existe une discordance entre les valeurs des glycémies à jeun, celles de 18 heures et le taux d’hémoglobine AI c).
Dans le diabète non traité par insuline, il n’est pas nécessaire de mesurer sa glycémie tous les jours, sauf avis contraire du médecin. En règle générale, les fréquences conseillées sont : –› Une à deux fois par jour lors d’un changement thérapeutique ou de la survenue d’un problème intercurrent (infection, alitement, traumatisme…). –› Une à deux fois par semaine en période stationnaire, en précisant que si le résultat ne se situe pas dans la cible fixée, le malade devra répéter les contrôles plus fréquemment.
Tenir un carnet ?
Pour mieux suivre sa situation, il est recommandé de porter sur un carnet les résultats des automesures, les éventuels écarts de régime (en plus ou en moins), l’activité physique quotidienne et les changements de traitement. Avec ce carnet, le patient et les soignants discuteront des difficultés rencontrées et des éventuelles adaptations du traitement ou du régime.
Intérêt dans le diabète de type I (diabète insulinodépendant) ?
Le diabète de type I, est dit insulinodépendant : c’est le diabète qui débute en général avant l’âge de 20 ans, et qui nécessite toujours un traitement par insuline. Le traitement par insuline se contrôle par mesure de la glycémie. L’autocontrôle est un élément essentiel du traitement car l’insuline est délicate à manier (elle s’administre par injection sous-cutanée ; les surdosages en insuline exposent à des accidents ; les doses à administrer varient). En pratique, l’autocontrôle de la glycémie permet au malade de gérer lui-même sa maladie en constatant les résultats de ses efforts, et les conséquences éventuelles de ses écarts de régime ou de doses d’insuline. Cet autocontrôle, effectué si besoin plusieurs fois par jour, se fait en étroite collaboration avec le médecin ou l’infirmière.
Intérêt dans le diabète de type II (diabète non insulinodépendant) ?
Le diabète de type II se définit par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/l (7 mmol/l). En France, 2 millions de personnes sont concernées. C’est une maladie évolutive qui va généralement nécessiter au fil des années différents traitements : régime seul pour commencer, puis introduction de médicaments en comprimés, et finalement, si besoin insuline. Dans le traitement du diabète non insulinodépendant, l’autocontrôle glycémique ne concerne pas l’ensemble des patients.
L’autosurveillance glycémique a peu d’intérêt chez un diabétique non insulinodépendant bien équilibré, ne faisant pas d’hypoglycémie (sucre trop bas dans le sang). Une surveillance biologique (prise de sang dans un laboratoire) tous les deux ou trois mois paraît alors suffisante. De même, l’autosurveillance n’est pas indispensable pour une personne âgée n’ayant pas de complication microvasculaire, et pour laquelle on se contente de glycémies à jeun autour de 2 g/l (11 mmol/l).
L’autocontrôle glycémique est très utile pour permettre au malade de prendre conscience de sa maladie (surtout si le diabète est sans symptôme), de juger du résultat de ses efforts de régime, d’activité physique, de corriger d’éventuelles erreurs diététiques, d’adapter son traitement. Chaque diabétique est différent. C’est le médecin traitant qui est le mieux placé pour conseiller – ou pas – une automesure.
Avec quels appareils ?
Il existe de nombreux appareils permettant l’autocontrôle de la glycémie. Pour en savoir plus sur ce sujet, voyez notre rubrique Matériel
Mesurer aussi sa tension ?
Les diabétiques ont plus souvent une hypertension artérielle que les non diabétiques. Ils présentent un risque cardiovasculaire élevé. Près d’un diabétique sur deux présente un accident vasculaire grave. Il est recommandé de mesurer sa tension lorsqu’on est diabétique. Visitez nos rubriques « Automesure de la tension » et « Automesure du risque cardiovasculaire » pour en savoir plus.
Rédaction automesure.com® Avril 2002 actualisation Février 2007. Rédacteurs : Dr. N. Postel-Vinay (Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris) Pr A. Grimaldi (Hôpital Pitié-Salpétrière, Paris. Chef de service diabétologie), Pr M. Marre (Hôpital Bichat,Paris. Chef de service de diabètologie). Bibliographie : Grimaldi A. Guide pratique du diabète. MMI éditions. Paris, septembre 2001. 368 p
ll existe plusieurs sortes d’appareils. Voici 8 critères à prendre en compte pour choisir. Le choix du matériel est important. Idéalement, ce choix devrait au mieux être réalisé par le patient lui-même, parce que c’est lui qui aura à l’utiliser de manière quotidienne et parce que le fait qu’il ait participé de manière active à la prise de décision pourrait contribuer à stimuler son utilisation. Souvent, en milieu hospitalier, on montre plusieurs appareils au patient. Lorsque le lecteur est prescrit par un médecin généraliste, celui-ci peut prescrire un lecteur, en expliquant les différents critères discutés ci-dessus, et le patient peut ensuite demander conseil au pharmacien, éventuellement demander à voir plusieurs appareils.
1°) La fiabilité. Disons tout de suite qu’à partir du moment où un lecteur est commercialisé et remboursé en France, il est passé par une procédure d’homologation qui vérifie que sa fiabilité répond à des critères bien définis. La question ne se pose donc pas; les appareils disponibles sont fiables.
2 °) Le temps de réponse. Certains lecteurs donnent le résultat en 30 secondes, d’autres en 15, certains en 5. Il ne faut pas sous-estimer ce critère car une différence entre 5 et 15 secondes est loin d’être futile : il correspond plus à un temps psychologique, celui de l’attente du résultat. Cependant, certains patients ne s’en préoccupent pas.
3°) La taille de l’appareil. Elle est variable selon les appareils disponibles, et un très petit lecteur peut être bien perçu en raison de la discrétion de son utilisation, par exemple par un adolescent. Par contre, du fait de sa petite taille, il peut être plus difficile d’utilisation pour un sujet âgé. Accessoirement, le patient peut également vouloir tenir compte de la forme de la housse qui contient l’appareil, plus ou moins petite, plus ou moins …élégante.
4°) La taille de l’écran de visualisation du résultat. Ce critère peut être à prendre en compte chez un patient ayant des troubles de la vision. Certains lecteurs ont un éclairage de l’écran d’affichage qui peut également représenter un avantage.
5°) La taille de la goutte de sang. Il y a schématiquement deux possibilités : dans un cas la goutte de sang capillaire, de l’ordre d’une fraction de microlitre, est aspirée par la bandelette ; ailleurs, il faut déposer une goutte de sang, en général plus importante, sur une zone réactive. Ici également, il faut tenir compte de la dextérité du patient.
6°) La calibration de l’appareil. Il s’agit d’un problème essentiel. Certains appareils utilisent une puce électronique qui doit être changée à chaque changement de lot de bandelettes, d’autres se calibrent par introduction d’une bandelette de calibration, d’autres nécessitent de modifier une valeur de calibration qui apparaît sur l’écran lors de la mise en marche du lecteur. En général en fait, il s’agit d’un geste simple. Il doit néanmoins être expliqué au patient qui doit avoir compris son caractère essentiel.
7°) L’entretien de l’appareil. Il doit être simple, et le patient doit en connaître les règles. La plupart des lecteurs utilisent une mesure ampérométrique, qui signifie que le sang n’est en contact qu’avec la partie de la bandelette qui l’aspire. Ailleurs, il s’agit d’une lecture réflectométrique : le sang se propage à l’intérieur de la bandelette jusqu’à une cellule qui réalise la mesure optique. Il n’y a pas de risque que le sang souille cette cellule, mais celle-ci doit rester propre. De toute façon, le lecteur doit rester propre, et, accessoirement, d’usage strictement individuel. Le patient doit également savoir qu’il faut vérifier de temps en temps la fiabilité du lecteur au moyen de solutions de contrôle.
8°) Les possibilités logicielles. La tendance actuelle est au développement de lecteurs qui deviennent intelligents. La plupart ont une mémoire accompagnée d’un horodatage. Ils donnent une moyenne des résultats des semaines précédentes. On peut rappeler les derniers résultats, en général plusieurs centaines. Certains lecteurs peuvent être connectés à un ordinateur qui génère des représentations graphiques, utiles pour le soignant, et pour certains patients « branchés ». Comment choisit-on un autopiqueur ? Concernant l’autopiqueur, il est le plus souvent vendu avec le lecteur sous forme d’un kit. La plupart ont maintenant la possibilité de faire varier la force du « tir », et il faut apprendre aux patients à utiliser cette possibilité. Certains autopiqueurs ont développé un embout présentant de petits ergots qui pourraient diminuer la douleur de la piqûre. Il faut rappeler qu’un autopiqueur est d’usage strictement individuel.
En 1996 la direction générale de la santé alerte sur la possibilité de transmission du virus de l’hépatite C avec des autopiqueurs de glycémie en cas d’utilisation non adaptée. Lire le bulletin officiel du ministère
L’oxymétrie de pouls est une méthode qui permet de savoir si le sang est correctement oxygéné. Cette mesure est simple, rapide et non douloureuse (pas de piqûre). Elle consiste à poser un petit appareil (appelé aussi saturomètre) au bout du doigt qui calcule la saturation artérielle en oxygène. Cette mesure n’est pas aussi précise que la mesure des gaz du sang faite à l’hôpital, mais sa simplicité permet d’avoir un reflet rapide de vos capacités à correctement oxygéner votre sang.
Attention les oxymètres de pouls disponibles sur internet ne sont pas tous fiables. Pour en savoir plus sur la qualité des appareils disponibles, voir notre rubrique « Matériel »
Avant la mesure, retirer le vernis à l’ongle le cas échéant, car la mesure serait faussée
Placer l’oxymètre à l’extrémité d’un doigt en veillant à ne pas le mettre de travers et ne pas se tromper de sens
Ne pas bouger le temps de la mesure (qui est très court).
L’écran de l’appareil affiche deux données :
1) Le pourcentage de la saturation en oxygène (appelée SpO2). Sa valeur normale est de 96 % et ne doit pas descendre en dessous de 90%. Une valeur basse (à partir de 92 % par exemple) justifie un avis médical.
2) La fréquence cardiaque (encore appelée pouls). Notons que la fièvre induit souvent une tachycardie (fréquence cardiaque accélérée), de même que l’hypoxie (manque d’oxygène).
La fréquence respiratoire est le nombre d’inspiration + d’expiration (on parle aussi de cycles respiratoires). La fréquence respiratoire s’exprime en cycle par minute.
Pour mesurer la fréquence respiratoire, prenez une montre avec trotteuse (ou le chronomètre de votre smartphone) et observer la respiration de la personne (ou vous-même) au repos. Ne dites rien de particulier à la personne car il ne faut pas modifier le rythme de la respiration.
La durée d’observation doit être suffisamment longue pour pouvoir apprécier la régularité de la fréquence, en pratique trois à cinq minutes. Si la respiration semble irrégulière, c’est un élément à noter. On parle parfois de pause respiratoire, élément qu’il faut indiquer au médecin ou à l’infirmière.
La fréquence respiratoire normale d’un adulte se situe entre 12 et 20
Fréquence ralentie
12 et moins
Fréquence normale
entre 13 et 20
Fréquence accélérée
Plus de 20
Voir sur YouTube une vidéo de l’Université de Rouen :