Le souffle se mesure dans le but de mieux connaître l’état des poumons et de la respiration. À domicile, vous pouvez mesurer vous-même votre souffle avec un petit appareil appelé débitmètre de pointe. Chez le médecin (cabinet médical, hôpital) on peut mesurer le souffle avec des appareils plus précis appelés spiromètres. Dans certains cas les généralistes utilisent aussi les débitmètres de pointe.
Comme l’indique les paquets de cigarettes, le tabac nuit gravement à la santé. Parmi les nombreuses maladies provoquées par le tabac, figure la bronchite chronique, maladie qui peut conduire à une insuffisance respiratoire. On devient de plus en plus souvent essoufflé au moindre effort. Dans les formes graves, le poumon ne peut plus utiliser l’oxygène de l’air.
Parmi dix fumeurs, huit à neuf vont souffrir de bronchite chronique : ils vont tousser et cracher en particulier le matin. Parmi dix fumeurs, deux à trois vont devenir insuffisants respiratoires et donc souffrir d’une maladie invalidante qui est l’une des premières causes de décès. Si vous êtes fumeurs, il se peut que votre souffle soit déjà altéré sans même que vous le sachiez car l’installation de l’insuffisance respiratoire est progressive et insidieuse. La mesure du souffle avec un débit-mètre de pointe peut dépister cette anomalie. Un test anormal est sûrement le signe d’une atteinte des voies aériennes. Mais un test normal ne permet pas à coup sur d’éliminer une atteinte débutante. Parlez en à votre médecin.
Attention, même si votre souffle s’avère normal, il est essentiel pour préserver votre santé que vous cessiez de fumer. En effet le tabac, sous forme de cigarettes, de pipes ou de cigares, provoque des cancers, abîme le cœur et les artères.
L’ECG mobile Veroval® permet d’enregistrer le rythme cardiaque n’importe où et à n’importe quel moment. Cet appareil qui est à la fois un ECG mobile et un autotensiomètre bras, combine mesure de tension artérielle et fonction électrocardiogramme. Utilisé par la personne elle même, l’ECG Véroval enregistre pendant 30 secondes l’activité du coeur, par exemple au domicile lorsque la personne ressent une irrégularité de ses battements cardiaques. L’enregistrement est disponible grâce à la connexion (adaptateur Bluetooth) de l’appareil avec le logiciel Véroval® medi.connect. Le résultat peut être envoyé ou imprimé pour le médecin.
Prix de vente public conseillé : 179 € (tarif 2018) Disponible en pharmacie
Validation : L’ECG mobile Veroval® possède le marquage selon la directive 93/42/EEC sur les dispositifs médicaux. Conformément aux exigences législatives, la fonction tensiomètre de ce dispositif a été validé par le protocole ESH-IP2 de l’ESH (European Society of Hypertension). L‘électrocardiographe remplit les exigences de la loi sur les dispositifs médicaux et des normes IEC 60601-2-25 (Appareils électromédicaux – Partie 2-25 : exigences particulières concernant la sécurité des électrocardiographes) et IEC 60601-2-47 (Dispositifs médicaux – Partie 2-47: exigences particulières concernant la sécurité y compris les caractéristiques de performance essentielles des systèmes ECG ambulatoires).
Vidéo. En cliquant sur ce lien vous êtes dirigés vers un film conçu par le fabricant (Laboratoires Hartmann) et vous quittez le site automesure.com). Voir la vidéo
Mode d’emploi : Pour mesurer soi-même son rythme cardiaque, il suffit d’appliquer l’appareil sur sa poitrine au niveau du cœur tout en posant l’index sur une autre partie de l’appareil.
Logiciel medi.connect L’utilisation de l’ECG mobile Veroval® est simple. Il s’utilise de façon autonome, sans besoin de smartphone, tablette ou ordinateur PC au moment de l’enregistrement du rythme cardiaque. Une fois l’enregistrement réalisé (en posant l’appareil sur le coeur, voir le mode d’emploi) il est possible de partager son résultat avec son médecin au moyen de l’adaptateur Bluetooth (fourni avec l’appareil) et du logiciel medi.connect.
Pour en savoir plus sur le fonctionnement des électrocardiogrammes et leur intérêt médical, consultez notre rubrique maladies du rythme cardiaque
Si votre tensiomètre ne dispose pas de connexion internet comme c’est le plus souvent le cas, utilisez l’applicatif du site automesure.com. Après avoir recopié vos chiffres de mesure, vous obtenez un compte rendu avec calcul des moyennes (générales, matin et soir) imprimable ou bien enregistrable au format pdf pour archivage dans votre ordinateur ou envoi au médecin, ou dans « Mon espace santé » https://hy-result.com/fr/mes-mesures/
Vos pouvez également utiliser notre application pour téléphone Android
Services hospitaliers spécialisés.
Quelques hôpitaux sont équipés de tensiomètres communiquants qui sont prêtés aux patients. C’est le cas de l’unité d’hypertension artérielle de l’Hôpital Européen Georges Pompidou (75015 Paris). https://centre-hypertension.org
Tensiomètres connectés à un smartphone.
A la demande de l’Institut National de la Consommation (INC), l’équipe d’automesure.com a comparé 8 tensiomètres connectés en novembre 2015. Les meilleures notes globales ont été obtenues par Withings et iHealth. Cette analyse a été publiée dans la revue 60 millions de consommateurs (N°511 de Janvier 2016). Automesure publie ici le détail de son expertise. Accéder au tableau. Depuis d’autre tensiomètres sont apparus. Voir notre sélection dans notre rubrique matériel
Tensiomètre portable présenté sous la forme d’une montre au poignet : HeartGuide Omron Le constructeur Omron, commercialise depuis le 9 janvier 2019 (aux Etats-Unis seulement) un tensiomètre présenté sous la forme d’une montre bracelet. Il s’agit d’un tensiomètre et ce dispositif ne doit pas être confondu avec les montres digitales qui prétendent mesurer la tension artérielle sans être fiables.
Comment cela marche ? HeartGuide utilise la mesure oscillométrique pour mesurer la tension : un petit brassard placé dans le bracelet de la montre se gonfle pour mesurer la pression systolique et diastolique. La méthode oscillométrique est la norme reconnue par les experts pour une mesure de la pression artérielle précise, automatisée. Certaines des pompes à pression artérielle, des valves et des puces miniatures de cet appareil ne sont pas plus grosses qu’un grain de riz indique le fabricant.
Est-ce fiable ? « Il est important de comprendre que la fiabilité d’une mesure de pression artérielle ne se résume certainement pas aux seules caractéristiques d’un appareil » précise le Dr Nicolas Postel-Vinay (Hôpital européen Georges Pompidou – Paris) spécialiste de l’automesure. « L’heure des mesures, la position, les conditions de repos ou non influencent grandement les résultats. Ceci précisé, concernant l’appareil lui-même le fait que HeartGuide soit approuvé par la FDA (Food and Drugs Administration, l’agence nord-américaine de validation des dispositifs médicaux) en tant que dispositif médical personnel est un gage de sérieux ». Il s’agit donc d’un dispositif médical et non pas d’une montre gadget.
Comment l’utiliser ? Les recommandations médicales de l’hypertension artérielle, qu’elles soient nord-américaines, européennes ou françaises, préconisent l’utilisation des tensiomètres équipés d’un brassard huméral (qui se place autour du bras) et non pas des tensiomètres de poignet. Si on utilise un tensiomètre placé au niveau du poignet la mesure doit se faire au repos, le poignet placé à la même hauteur que le cœur, le matin et le soir et non pas pendant au milieu de la journée ni la nuit. Si les mesures de tension sont effectuées durant la journée et la nuit, on utilise des appareils spécifiquement conçus pour cela ; c’est la Mapa (mesure ambulatoire de la pression artérielle). Dans ces cas, les tensiomètres ne sont jamais posés au niveau du poignet. « En 2019, faute d’études scientifiques sur la pertinence de la mesure de la tension en continu avec un appareil placé au poignet, le médecin manque de références pour interpréter les chiffres mesurés » commente le Dr Nicolas Postel-Vinay. Le fabricant Omron indique que son appareil est conçu « pour ceux qui souhaitent surveiller de près leur pression artérielle à tout moment et en tout lieu ». « Or en 2019, nous ne connaissons pas encore l’intérêt des mesures faites à tout moment et en tout lieu : c’est un nouveau sujet de recherche qui s’ouvre pour les années à venir » note le Dr. Nicolas Postel-Vinay.
Dois-je en parler à mon médecin ? Oui, il faut toujours parler à son médecin des mesures que l’on fait.
Cet appareil fait-il plus que mesurer la tension ? En plus de la mesure de la pression artérielle, HeartGuide suit les activités quotidiennes telles que les pas, la distance parcourue, les calories brûlées et l’analyse du sommeil. Il fournit également des fonctionnalités de base de surveillance telles que l’heure, la date, les notifications de textes, de courriels et d’appels, ainsi que la possibilité de définir des rappels d’événements. HeartGuide se connecte à une application mobile exclusive d’Omron.
Les chercheurs de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) ont besoin de vous pour participer à l’étude NutriNet-Santé, la plus grande étude jamais lancée dans le monde, sur Internet, pour mieux comprendre les relations entre la nutrition (alimentation et activité physique) et la santé et améliorer la lutte contre les maladies cardiovasculaires, les cancers, l’hypertension artérielle, l’obésité, le diabète…
Devenez vous aussi l’un des 500 000 internautes participant à cette grande aventure scientifique. En consacrant quelques minutes par mois pour répondre, par Internet, aux différents questionnaires simples et confidentiels, sur l’alimentation, l’activité physique et la santé, vous contribuerez à faire progresser les connaissances en nutrition. Par ce geste citoyen, vous jouerez un rôle important pour l’amélioration de la santé de tous et des générations futures.
Merci pour votre participation et pour la diffusion de cette information auprès de vos proches. Les chercheurs vous remercient pour votre soutien !
Pr Serge Hercberg Professeur de Nutrition à la Faculté de Médecine Paris 13 Directeur de l’U557 Inserm/U1125 Inra/Cnam/Université Paris 13
L’étude NutriNet-Santé est un grand programme de recherche public parrainé par l’INSERM, le Ministère de la Santé, l’IRESP, l’INPES, l’InVS et bénéficie d’un soutien de la Fondation de la Recherche Médicale
Construire une consultation « surpoids/obésité » de premier recours
La HAS a émis en septembre 2011 des recommandations adaptées à l’adulte pour construire une consultation « surpoids/obésité » de premier recours. Nous publions ici un résumé de ce guide de bonne pratique. En France, 15 % des adultes souffrent d’obésité et 32% sont en surpoids. Les personnes qui souffrent de l’excès de poids ont du mal à identifier les bons interlocuteurs dans le système de soins. Les premiers de ces interlocuteurs sont les médecins traitants et les pédiatres.
Quatre axes
La prise en charge de l’obésité comporte quatre axes : prévenir la prise de poids supplémentaire chez les sujets en surpoids ou ayant une obésité ; prendre en charge les comorbidités associées et les répercussions psychologiques qu’elle provoque ; favoriser la perte de poids modérée et stabiliser le poids à long terme. Ces recommandations indiquent également la conduite à tenir en cas de grossesse chez une femme en surpoids, ou dans le cas des personnes âgées. De nombreuses annexes pratiques aident à la mise en place de ces recommandations en consultation. La HAS rappelle qu’il est important de ne pas se baser sur le simple poids mais de mesurer la taille pour calculer l’IMC comme proposé automatiquement sur notre site automesure (depuis 1999 !). Il est recommandé de repérer systématiquement à la première consultation, puis régulièrement, le surpoids et l’obésité chez les patients et d’être particulièrement attentif à la tranche d’âge 25-34 ans, et aux personnes issues de milieux défavorisés (surtout pour les femmes). Pour un IMC entre 25 et 35 kg/m², la mesure du tour de taille doit également être faite étant donné le risque de diabète et de complications cardiovasculaires que représente l’adiposité abdominale par elle-même. La HAS souligne l’effet néfaste pour la santé des régimes dans la lutte contre l’obésité et met en garde contre l’effet yo-yo qui consiste à reprendre rapidement les kilos perdus pendant les régimes voir en prendre plus. Au-delà de 75 ans, le risque majeur lié au poids n’est plus l’obésité mais la dénutrition et/ou un surpoids qui peut masquer une malnutrition protéino-énergétique avec une importante fonte musculaire (sarcopénie). La prise en charge repose sur une éducation thérapeutique diététique, sur l’activité physique et la sédentarité, ainsi qu’un accompagnement psychologique avec un suivi régulier et prolongé d’au moins deux ans. L’objectif pondéral vise une perte de poids de 10 à 15% qui assure une amélioration de la qualité de vie et des comorbidités et la stabilité du poids à long terme.
Prendre en compte l’impact des discriminations
Les personnes ayant une obésité sont victimes de nombreuses discriminations qui touchent toutes les dimensions de la vie. Il est recommandé que le médecin en mesure l’impact et prennent aussi en compte les préoccupations liées à l’image corporelle, l’estime de soi et la représentation de la maladie. Le médecin traitant envisagera l’aide d’un professionnel de santé en deuxième recours en cas : – de récidive après plusieurs régimes ou d’échec de la prise en charge de premier recours. L’échec peut être envisagé au bout de 6 mois à un an. Il pourra faire appel à un médecin spécialisé en nutrition ou un diététicien, à un psychiatre ou un psychologue clinicien, à un masseur-kinésithérapeute ou un enseignant en activités physiques adaptées ; – d’IMC > 35 kg/m2 avec comorbidité et IMC ≥ 40 kg/m2 si demande du patient ou avis pour une éventuelle indication de chirurgie bariatrique. – dans les troubles du comportement alimentaire caractérisés le recours au psychiatre ou au psychologue formé pour ces pathologies.
Femmes enceintes
Le médecin doit expliquer aux femmes enceintes qu’il n’est pas nécessaire de manger pour deux et que les besoins caloriques changent peu durant les 6 premiers mois de grossesse et augmentent modestement dans les 3 derniers mois. La prise de poids pendant la grossesse devrait être limitée à 7 kilos pour les femmes ayant un IMC ≥ 30 kg/m2. Toute prise de poids jugée excessive ou trop rapide doit conduire à un avis spécialisé.
Source: Automesure.com® Références : Haute autorité de santé. Élaboration de recommandations de bonne pratique – Méthode « Recommandations pour la pratique clinique ». Septembre 2011. Rédaction Dr. Jocelyne Raison, Centre hospitalier Manhes. Fleury Mérogis, 91700 (Novembre 2011)
Les kilos en trop augmentent le risque de mortalité quel qu’en soit la cause
En suivant l’IMC de près de 1, 5 million d’adultes pendant dix ans, l’épidémiologie dessine une relation implacable entre surpoids, obésité et mortalité.
Le New England Journal of Medicine donne des chiffres assez frappants dans le cadre d’une étude épidémiologique menée à très large échelle et sur le long terme, ayant impliqué le National Cancer Institute et une douzaine d’autres Instituts de recherche du monde entier (1). Ils montrent que le surpoids accroit le risque de mortalité. Les investigateurs ont rassemblé les données de 19 études prospectives soit 1,46 million d’adultes blancs non hispaniques, âgés de 19 à 84 ans et ayant un indice de masse corporelle (IMC) médian de 26.2. Au total, 160 087 décès ont été rapportés sur un suivi médian de 10 ans et 35 369 décès sont survenus chez des sujets considérés en bonne santé à l’inclusion (pas de cancer ou de maladie cardiovasculaire connu).
Les résultats montrent que les femmes en bonne santé à l’inclusion, qui n’ont jamais fumé et qui sont en surpoids (IMC entre 22,5 et 24. 9), ont un risque de mortalité modérément augmenté de 13 %. Le risque de mortalité augmente avec l’IMC : le risque de mortalité des femmes ayant un IMC entre 30 et 34.9 est augmenté de 44 %. Le risque de mortalité est augmenté de 88 % chez les femmes ayant un IMC entre 35 et 39. 9 et de 250 % chez celles ayant un IMC entre 40 et 49.9. Chez les hommes non fumeurs et en bonne santé à l’inclusion, ce risque de mortalité augmente pratiquement dans les mêmes pourcentages. En clair, aussi bien chez l’homme que chez la femme, le risque de mortalité augmente de façon linéaire à partir d’un IMC à 25 : pour chaque augmentation de 5 unités d’IMC à partir de 25, le risque de mortalité augmente de près de 30%. Le risque de mortalité le plus bas est observé pour un IMC entre 20 et 24, prouvant ainsi la justesse des définitions de l’IMC normal selon l’OMS. Il existe aussi une surmortalité chez les sujets ayant un IMC plus bas (IMC 17.5) de 37%. Sur cette large population, il a été possible d’étudier les effets de tels ou tels facteurs sur la relation IMC mortalité : le risque de mortalité augmente en fonction de l’IMC, à partir de 25, dans tous les sous-groupes, quelque soit l’âge, le niveau d’éducation, le niveau d’activité physique et est encore plus élevé chez les sujets ayant un IMC > 25 avant 50 ans. Il a été également possible d’éliminer les biais liés à l’effet du tabac et des maladies préexistantes qui ont tendance à sous estimer l’intensité de la relation IMC – mortalité toutes causes confondues et d’étudier précisément la cohorte de sujets non fumeurs et indemnes de maladies à l’inclusion. En conclusion, cette étude confirme que le surpoids et l’obésité, chez l’adulte blanc, augmente de façon indépendante et forte la mortalité toutes causes confondues.
Références :
Body-Mass Index and Mortality among 1.46 Million White Adults. N Engl J Med 2010;363:2211-9.
Le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC) se fait au moyen d’une simple équation. Pour connaître votre IMC, indiquez dans les fenêtres correspondantes votre poids (se peser sans vêtement) et votre taille. Puis cliquez « calcul ». Vous obtiendrez automatiquement votre indice de masse corporelle.
Attention ne vous trompez pas : le poids s’exprime en kilos et la taille en mètre. Par exemple, pour une personne de un mètre soixante quinze il faut écrire 1,75 et non pas 175 ; sinon le calcul sera faux.
La difficulté n’est pas d’obtenir ce chiffre, mais de comprendre son intérêt et sa signification médicale. Il faut aussi connaître les limites de cette formule qui n’est pas valide pour tout le monde (par exemple, elle n’est pas adaptée pour les enfants). Que vous soyez patients, médecins ou diététiciennes, vous trouverez toutes les explications sur ce site.
Vous venez de calculer votre indice de masse corporelle. Mais que faire de ce chiffre ? En complément de toutes les informations présentes sur ce site, nous vous résumons ici les principales attitudes recommandées en fonction de la valeur de votre IMC. Attention, ces recommandations ne sont que des indications générales. Elles sont scientifiquement fondées sur un rapport rédigé par des experts en nutrition, mais doivent être adaptées à votre situation particulière. Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un(e) diététicien(ne). Ne suivez pas n’importe quel régime ; ne vous fiez pas aux publicités. Attention, sur Internet les régimes « miracles » et les mauvais conseils sont nombreux.
Votre IMC est compris entre 25 et 29,9 kg/m2
Dans ce cas, votre objectif prioritaire est de stabiliser votre poids. Pour cela, efforcez-vous : – d’avoir une alimentation équilibrée, évitez ce qui apporte trop de calories avec peu d’autres nutriments (chips, barres chocolatées, sodas…) ; – de prendre vos repas à des heures régulières, sans grignotage, – d’avoir une activité physique régulière.
Si vous êtes atteint d’un diabète, d’une hypertension artérielle, d’un excès de cholestérol dans le sang (hypercholestérolémie), vous pouvez envisager une perte de poids. Parlez-en à votre médecin.
Votre IMC est compris entre 30 et 39,9 kg/m2
Dans ce cas, distinguons deux cas de figure :
1– Si vous avez des complications directement ou indirectement liées à votre obésité (par exemple, une hypertension artérielle), et si vous n’avez pas eu de contact avec un médecin, il vous est très recommandé de consulter. Si vous avez déjà des traitements, il est important de bien suivre les conseils diététiques et les médicaments qui vous ont déjà été prescrits.
2 – Si vous n’avez pas de complications dues à votre obésité, vous êtes quand même exposé à certains risques. Votre objectif prioritaire doit être de perdre du poids. Il faudra ensuite ne pas regrossir.
Pour perdre du poids demandez à votre médecin ou votre diététicien(ne) des conseils pour un régime alimentaire (mesures diététiques). Faites de l’exercice (ayez une activité physique régulière). S’il vous est difficile de changer vos habitudes alimentaires, ou votre mode de vie sachez faire appel à des médecins, ou des diététicien(ne)s. Ils peuvent vous aider. Sachez que les régimes les plus « sévères » (restrictifs) ne sont proposés qu’à des sujets chez lesquels une perte de poids rapide est nécessaire pour des raisons de santé.
Votre IMC est supérieur à 40 kg/m2
Dans ce cas, votre situation correspond à une obésité « massive ». Elle risque de vous exposer à différents problèmes de santé que nous ne détaillerons pas ici. Sachez que vous pouvez être exposé à des complications respiratoires comme le « syndrome d’apnées du sommeil ». Si c’est le cas, il est essentiel de bénéficier d’un traitement, qui peut être médical ou chirurgical. Faites-vous aider par un spécialiste de nutrition, et n’hésitez pas à le consulter régulièrement. Dans votre situation, un suivi rapproché et spécialisé peut être nécessaire. Si vous avez des troubles du comportements alimentaires, une surveillance plus rapprochée peut être nécessaire.
Source: Automesure.com®
Source : Ces recommandations sont adaptées d’un rapport intitulé : Recommandations pour le diagnostic, la prévention et le traitement des obésités en France. Elles sont élaborées par l’Association française d’études et de recherches sur l’obésité (AFERO), l’Association de langue française pour l’étude du diabète et des maladies métaboliques (ALFEDIAM), et par la Société de nutrition et de diététique de langue française (SNDLF). Cahier de nutrition et de diététique, Masson, Paris 1998. Rédaction : Informations rédigées en collaboration avec le Docteur Michel Chauliac de la direction générale de la Santé (ministère de la Santé). Juin 2001.
Tensiomètres: quels sont les bons appareils pour mesurer sa tension ?
Quel tensiomètre acheter ?
Certains appareils disponibles sur le marché n’ont pas de précision suffisante et ne peuvent donc pas être recommandés. Evitez-les. L’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) avait dressé une liste officielle des appareils d’automesure de la pression artérielle recommandés mais elle n’est plus actualisée depuis 2012. Voyez ci-dessous notre sélection de tensiomètres avec marquage CE.
Nous vous recommandons d’acheter un tensiomètre électronique qui s’adapte au niveau du bras. Même s’ils sont validés, les appareils au poignet n’ont pas notre préférence, évitez-les. Nous donnons ici les prix indicatifs TTC de quelques modèles à brassard huméral validés. Les modèles poignets sont souvent moins chers, mais nous les déconseillons.
• Veroval® Duo control Prix de vente public conseillé : 69,90€ (prix 2019) Utilisable même en cas d’arythmie. Disponible en 2 tailles de brassard : M (22 à 32 cm de tour de bras) et L (32 à 42 cm de tour de bras).
Veroval® Compact : Bon rapport qualité/prix. Prix de vente public conseillé : 39,90€ (prix 2019)
Tensiomètre TB-101 de Spengler®
UA 767® de chez A&D
L’UA 779® de chez A&D
L’UA 787® de chez A&D
Easy Check, tensiomètre automatique parlant : tensiomètre pour non voyants ou mal voyants
ll indique votre tension et vous donne des conseils en fonction de sa valeur en « Parlant ». Vous informe vocalement de votre tension (mesures Sys, Dia, Pul/Min). -Détection d’arythmie cardiaque. -Mesure de la tension artérielle avec classification sur l’échelle. -Conforme à l’Organisation Mondiale de la Santé du niveau de tension. -Housse de protection fournie. – Auto tensiomètre testé cliniquement. Fonctionne avec 2 piles – type AAA LR 03 de 1.5 volt fournies.
Tensiomètre Withing BP Connect connecté à un smartphone)
Autotensiomètre avec fonction ECG (électrocardiogramme)
Les autotensiomètres avec fonction électrocardiogramme ont une double utilité : ils permettent la mesure de la tension artérielle mais aussi la détection et la surveillance des anomalies du rythme cardiaque. ECG mobile Véroval®: description, prix, validation
Les modèles à éviter absolument
Ne mesurez votre tension avec n’importe quoi et ne confiez pas votre santé à des gadgets. Il existe des bracelets (appelés « wrist watch ») qui se placent autour du poignet qui mesurent la tension mais ceux ne sont pas des vrais tensiomètres. Ces appareils ne sont absolument pas fiables.
De même les applications smartphones qui mesurent la tension juste en posant le doigt sur la caméra du smartphone sont totalement fausses. Évitez les !
Comment utiliser votre tensiomètre ?
Votre tensiomètre ne donnera des résultats fiables que s’il est correctement utilisé. L’ensemble des rubriques d’automesure explique comment et pourquoi. Si vous êtes pressés, voici le résumé de ce qu’il faut retenir
Que faire des chiffres donnés par votre tensiomètre ?
Pour comprendre les chiffres de votre tensiomètre et choisir la bonne conduite à tenir, utilisez notre application Hy-Result. Elle interprète automatiquement vos résultats de mesure en fonction de votre profil (âge, traitement, etc).
L’indice de masse corporelle permet d’estimer la quantité de masse grasse de l’organisme à partir du poids et de la taille.
L’indice de masse corporelle est le rapport du poids (exprimé en Kg) sur le carré de la taille (exprimée en mètre).
Comment le calculer ?
L’indice de masse corporelle se calcule avec une formule mathématique simple :
IMC = poids/taille 2
Attention : l’interprétation de cette formule est applicable chez l’adulte de 18 à 65 ans. Elle n’est pas valable chez l’enfant, la femme enceinte ou certaines personnes très musclées. D’autres précisions sur les limites de l’IMC sont données dans la partie professionnelle de ce dossier.
Pour le calculer, il faut connaître son poids, sa taille et appliquer la formule. Pour calculer votre IMC directement sur ce site internet, cliquez ici.
Surpoids et obésité en fonction de l’IMC
La mesure de l’indice de masse corporelle permet d’estimer l’état nutritionnel. C’est un moyen simple et fiable pour dépister l’obésité chez l’adulte, chez l’homme comme chez la femme*.
L’obésité est définie par un IMC supérieur ou égal à 30,0 Kg/(m2).
Le tableau ci dessous donne les définitions des experts de l’International Obesity Task Force (organisme lié à l’organisation mondiale de la santé).
Classification
IMC (kg/m 2)
Maigreur
< 18,5
Normal
18,5 à 24,9
Surpoids
25 à 29,9
Obésité
> 30
Obésité masive
> 40
Référence : WHO World Health Organisation. Obesity: preventing and managing the global epidemic. Report of WHO Consultation on Obesity. Geneva, 3-5 june 1997 (WHO/NIT/NCD/98.1):1998. * Attention : L’interprétation de l’IMC est applicable chez l’adulte de 18 à 65 ans. Elle n’est pas valable chez l’enfant, la femme enceinte ou certaines personnes très musclées. Il n’existe pas de définition consensuelle de l’obésité chez la personne âgée.
Un indice élevé augmente-t-il vos risques ?
Oui. Une augmentation de l’IMC accroît le risque de survenue de certaines maladies. C’est notamment le cas pour les maladies cardiovasculaires (infarctus, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle), certaines maladies pulmonaires (syndrome d’apnée du sommeil) ou encore des affections touchant les articulations (arthrose du genou, par exemple).
En cas de surpoids ou d’obésité, votre médecin ou votre diététicienne sont les mieux placés pour en parler avec vous, et vous exposer les risques encourus. Dans la partie professionnelle de ce dossier, nous donnons des informations scientifiques plus détaillées sur les liens existants entre augmentation de l’IMC et risques médicaux.
Où trouver des informations complémentaires fiables?
Des informations sur la nutrition sont disponibles sur le site Internet du ministère de la Santé (sante.gouv.fr) dans le dossier nutrition.
La e-cigarette peut t-elle passer du statut de gadget à celui de médicament ?
Les résultats d’un essai publié dans The Lancet en 2013 pourrait nous faire changer d’optique.
Une équipe néozélandaise (Auckland) s’est demandé si la cigarette électronique avec des cartouches contenant de la nicotine (nicotine e-cigarette) ne pouvait pas être plus efficace que les patchs dans le sevrage tabagique. Pour répondre à cette hypothèse, ils ont réalisé un essai randomisé contrôlé pragmatique de supériorité. Les premiers patients ont été enrôlés en 2011 et la dernière étape du suivi s’est clôt le 5 juillet 2013.
Ont été inclus 657 personnes souhaitant arrêter de fumer. Pour entrer dans l’étude, il fallait avoir plus de 18 ans et être fumeur d’au moins 10 cigarettes par jour l’année passée. Etaient exclues les femmes enceintes et allaitantes ainsi que les personnes prenant déjà un médicament du sevrage tabagique ou suivant un programme d’arrêt du tabac. Enfin, les infarctus, les accidents vasculaires cérébraux récents, les épisodes d’angine de poitrine étaient des motifs d’exclusion. Tous ces candidats au servage ont été randomisés en trois groupes : e cigarette avec nicotine (n = 289 ), patch (n=295 ) et e-cigarette placebo sans nicotine (n = 73).
Les patients sous patch recevaient un bon pour se procurer gratuitement le médicament en pharmacie, les sujets du groupe e-cigarette recevaient gratuitement le matériel. Tous avaient accès au même support éducatif par téléphone. L’objectif primaire de cette évaluation était le nombre d’abstinents six mois après le dernier jour de consommation de tabac, (auto-déclaration avec vérification du sevrage par mesure du CO exhalé).
Pas de miracle avec la e-cigarette
Comme souvent en médecine, on peut considérer les résultats sous forme d’une bouteille à moitié vide ou à moitié pleine. Côte vide, les chiffres montrent que le patch, comme la cigarette électronique obtiennent des taux de sevrage décevants à six mois : 7,3 % dans le groupe e-cigarettes avec nicotine ; 5,8 % dans le groupe patchs ; 4,1 % avec la e-cigarette placebo. Ces différences sont à la limite de la significativité. Autant dire que ce travail confirme qu’il n’est pas facile d’obtenir le sevrage tabagique et que la cigarette électronique n’est pas un outil révolutionnaire. Voici de quoi rabattre le caquet des publicitaires qui vantent à l’excès les mérites du vapotage.
Mais pas de signes d’alertes sur les effets indésirables
Côté bouteille à moitié pleine, on se réjouira que la e-cigarette soit à la mode Après tout, le vapotage est très probablement moins nocif que le tabagisme (une affirmation à vérifier avec le temps bien sûr). Dans cette étude les utilisateurs de cigarettes électroniques ont fait part de leur enthousiasme et ils étaient nombreux à accepter de recommander cette méthode de sevrage à leurs proches (88 % pour la e-cigarette avec nicotine, 92 % pour la e-cigarette placebo, 56 % pour les patchs. Autre élément positif, la surveillance à court terme n’a pas mis en avant d’événement indésirable important lié à l’usage de la cigarette électronique, comme dans le groupe patch d’ailleurs.
Cette étude est la 2ème de qualité évaluant la place de la cigarette électronique dans le sevrage. Elle nous incite à ne plus considérer la cigarette électronique comme une arnaque – ce qui a été le premier réflexe des médecins (dont nous reconnaissons le) – et ravive notre besoin de recherche. La e-cigarette nouveau moyen d’arrêt du tabac ? Alors Vu la faiblesse de notre pharmacopée pourquoi pas puisqu’au royaume des borgnes les aveugles sont rois. Et puis ne vaut t-il pas mieux être fashion victim que victime du tabac ?