Depuis cette page, trois films pour mieux comprendre les explorations fonctionnelles respiratoires. Ces films sont destinés aux étudiants en médecine, aux médecins généralistes et à tout patient souhaitant découvrir comment se déroule l’examen.
Film 1 > Les EFR du patient en vidéo film de 4,45 minutes en quatre parties : • les normes, • l’installation du patient, • la mesure des volumes pulmonaires (courbes débit volume), • la mesure du volume résiduel
Film 2 > Comprendre les EFR film de 2,30 minutes expliquant en images la courbe débit volume avec étude d’un cas
Film 3 > Le test de marche film de 2, 35 minutes pour comprendre l’utilisation du saturomètre lors d’un test de marche de 6 minutes
Les débitmètres de pointe (appelés aussi peak flow) sont de petits appareils servant à mesurer le souffle. Ils sont portatifs et simples d’utilisation. Dans la plupart des cas, la mesure du souffle est effectuée par les sujets asthmatiques (enfants et adultes) ou par les malades souffrant d’insuffisance respiratoire (complication de la bronchite chronique, par exemple).
Les débitmètres comportent une extrémité dans laquelle on souffle par la bouche (embout buccal) comme dans une trompette.
Avec les débitmètres de pointe classique, la force du souffle déplace un curseur. On mesure ce déplacement qui, comme nous vous l’expliquerons plus en détails ailleurs, correspond au débit maximal enregistré lors d’une manœuvre expiratoire forcée. Avec les débitmètres de pointe électroniques, le résultat de la mesure apparaît sur un écran.
Pourquoi mesurer son souffle ? Quand utiliser un débitmètre ? Comment souffler dans l’appareil ? Avec qui apprendre à se servir d’un débitmètre ? Quel appareil acheter ?
Ce dossier va répondre à toutes vos questions. Avant cela, sachez que le souffle se mesure aussi au cabinet du médecin, avec un spiromètre. Les spiromètres sont des appareils plus complexes que les débitmètres de pointe. Ils sont utilisés au cabinet médical, notamment chez le pneumologue ou dans les services hospitaliers de pneumologie. Les spiromètres sont destinés à l’usage professionnel. Ce sont essentiellement des appareils d’installation fixe (volumineux et relativement coûteux, ils restent localisés chez le médecin). Notons que des spiromètres portatifs ont été récemment développés : ils font l’objet d’évaluation chez certains patients, devant pratiquer à domicile des mesures répétées quotidiennement (c’est le cas, par exemple, des malades transplantés pulmonaires).
Pourquoi mesurer son souffle quand on est fumeur ?
Le simple fait de fumer est un motif suffisant pour vous inquiéter de votre souffle. E, effet le tabac abîme fortement le système respiratoire, bouche les bronches, favorise les infections du poumon et le cancer. Même si vous ne vous plaignez d’aucun trouble, vous avez peut-être déjà une atteinte de vos poumons. Tout fumeur qui tousse et crache souffre déjà d’une maladie appelée BronchoPneumopathie Chronique Obstructive, ou BPCO. Cette bronchite entraîne un handicap majeur et raccourcit l’espérance de vie. L’essoufflement est le signe d’une atteinte respiratoire liée au tabac déjà avancée. Cependant, la sensation de manque de souffle peut passer inaperçue. C’est le cas si vous vous adaptez aux limitations de vos capacités (par exemple en évitant de prendre des escaliers) ou si vous pensez que votre essouflement est normal en l’attribuant à tort à d’autres facteurs (« c’est l’âge », « je prend du poids », « je n’ai plus le temps de faire du sport »). Si vous fumez, posez-vous la question de savoir si vous n’êtes pas essoufflé en raison de la toxicité du tabac. N’hésitez pas à demander à votre médecin si une mesure de votre souffle (appelée « spirométrie », ou « exploration fonctionnelle respiratoire ») peut vous être utile.
Comment ? Qu’appelle t-on spirométrie ?
Le volume d’air déplacé à chaque respiration normale est appelé « volume courant. » Le volume qui reste dans les poumons à la fin d’une expiration est appelé « volume résiduel ». La différence entre « gonflé à fond » et « vidé à fond » est la capacité vitale (en abrégée « CV »).
Qu’est ce que le VEMS ?
La quantité d’air qui sort des poumons pendant la première seconde de l’expiration forcée s’appelle le « volume expiré maximal en une seconde », (en abrégé VEMS). Si le rapport du VEMS et de la CV, (VEMS/CV), est inférieur à 75%, on en déduit qu’il y a une obstruction des bronches, et donc BPCO dans le cas d’un fumeur. Plus le VEMS est diminué, plus la BPCO est sévère.
Qu’est-ce que la courbe débit-volume ?
En mesurant votre souffle, votre médecin étudiera également ce que l’on appelle la courbe débit-volume. Au lieu de représenter les changements de volume pulmonaire en fonction du temps on représente le débit inspiratoire ou expiratoire (la force de l’inspiration ou de l’expiration) en fonction du volume pulmonaire. Plus le poumon est gonflé, plus l’on est capable de souffler fort. Plus on a vidé d’air, moins on est fort pour continuer à en vider (on éteint plus de bougies au début du souffle sur le gâteau qu’à la fin). Le débit expiratoire diminue donc avec la diminution du volume pulmonaire, la courbe dessinant, normalement, un triangle. En cas de BPCO, l’effort expiratoire va écraser les bronches malades et diminuer le débit expiratoire pour un volume donné. Au début, ceci ne se voit que pour les volumes pulmonaires les plus bas, puis pour des volumes de plus en plus élevés. Le triangle se creuse. En superposant la courbe normale attendue et la courbe réelle, on peut avoir une visualisation schématique de l’importance de la perte de fonction respiratoire.
Quelles anomalies du souffle sont recherchées ?
Pour dépister une BPCO, on étudie le rapport entre le volume maximal expiré en une seconde (VEMS) et le volume total qu’il est possible de déplacer, la capacité vitale (en abrégé « CV »). Ce rapport, VEMS/CV, doit normalement être supérieur à 75%. On peut, pour simplifier remplacer la capacité vitale par la mesure du volume maximal expiré en 6 secondes (en abrégé VEM6). Le rapport VEMS/VEM6 doit normalement être supérieur à 80%.
Mesurer seul ou avec votre médecin ?
Il est possible de mesurer son souffle seul (c’est notamment utile pour se surveiller lorsque l’on est asthmatique), mais il faut voir son médecin pour dépister une BPCO. Le généraliste peut effectuer une première mesure avec un spiromètre miniaturisé pour dépister une anomalie. A lui de juger ensuite si une mesure plus complète est nécessaire ou pas. Si oui, il vous adressera chez un spécialiste (pneumologue).
Avec quels appareils
Les appareils de mesure du souffle sont nombreux et plus ou moins performants. Il existe deux principales familles d’appareil, les « spiromètres » et les « pléthysmographes ». Il existe aussi des spiromètres électroniques miniaturisés dont l’utilisation est simplifiée. Ces derniers permettent un dépistage de la BPCO, par exemple au travers de la mesure du rapport VEMS/VEM6, mais en cas d’anomalie, une vérification est nécessaire au moyen d’un appareil plus performant.
Le souffle se mesure dans le but de mieux connaître l’état des poumons et de la respiration. À domicile, vous pouvez mesurer vous-même votre souffle avec un petit appareil appelé débitmètre de pointe. Chez le médecin (cabinet médical, hôpital) on peut mesurer le souffle avec des appareils plus précis appelés spiromètres. Dans certains cas les généralistes utilisent aussi les débitmètres de pointe.
Comme l’indique les paquets de cigarettes, le tabac nuit gravement à la santé. Parmi les nombreuses maladies provoquées par le tabac, figure la bronchite chronique, maladie qui peut conduire à une insuffisance respiratoire. On devient de plus en plus souvent essoufflé au moindre effort. Dans les formes graves, le poumon ne peut plus utiliser l’oxygène de l’air.
Parmi dix fumeurs, huit à neuf vont souffrir de bronchite chronique : ils vont tousser et cracher en particulier le matin. Parmi dix fumeurs, deux à trois vont devenir insuffisants respiratoires et donc souffrir d’une maladie invalidante qui est l’une des premières causes de décès. Si vous êtes fumeurs, il se peut que votre souffle soit déjà altéré sans même que vous le sachiez car l’installation de l’insuffisance respiratoire est progressive et insidieuse. La mesure du souffle avec un débit-mètre de pointe peut dépister cette anomalie. Un test anormal est sûrement le signe d’une atteinte des voies aériennes. Mais un test normal ne permet pas à coup sur d’éliminer une atteinte débutante. Parlez en à votre médecin.
Attention, même si votre souffle s’avère normal, il est essentiel pour préserver votre santé que vous cessiez de fumer. En effet le tabac, sous forme de cigarettes, de pipes ou de cigares, provoque des cancers, abîme le cœur et les artères.
L’ECG mobile Veroval® permet d’enregistrer le rythme cardiaque n’importe où et à n’importe quel moment. Cet appareil qui est à la fois un ECG mobile et un autotensiomètre bras, combine mesure de tension artérielle et fonction électrocardiogramme. Utilisé par la personne elle même, l’ECG Véroval enregistre pendant 30 secondes l’activité du coeur, par exemple au domicile lorsque la personne ressent une irrégularité de ses battements cardiaques. L’enregistrement est disponible grâce à la connexion (adaptateur Bluetooth) de l’appareil avec le logiciel Véroval® medi.connect. Le résultat peut être envoyé ou imprimé pour le médecin.
Prix de vente public conseillé : 179 € (tarif 2018) Disponible en pharmacie
Validation : L’ECG mobile Veroval® possède le marquage selon la directive 93/42/EEC sur les dispositifs médicaux. Conformément aux exigences législatives, la fonction tensiomètre de ce dispositif a été validé par le protocole ESH-IP2 de l’ESH (European Society of Hypertension). L‘électrocardiographe remplit les exigences de la loi sur les dispositifs médicaux et des normes IEC 60601-2-25 (Appareils électromédicaux – Partie 2-25 : exigences particulières concernant la sécurité des électrocardiographes) et IEC 60601-2-47 (Dispositifs médicaux – Partie 2-47: exigences particulières concernant la sécurité y compris les caractéristiques de performance essentielles des systèmes ECG ambulatoires).
Vidéo. En cliquant sur ce lien vous êtes dirigés vers un film conçu par le fabricant (Laboratoires Hartmann) et vous quittez le site automesure.com). Voir la vidéo
Mode d’emploi : Pour mesurer soi-même son rythme cardiaque, il suffit d’appliquer l’appareil sur sa poitrine au niveau du cœur tout en posant l’index sur une autre partie de l’appareil.
Logiciel medi.connect L’utilisation de l’ECG mobile Veroval® est simple. Il s’utilise de façon autonome, sans besoin de smartphone, tablette ou ordinateur PC au moment de l’enregistrement du rythme cardiaque. Une fois l’enregistrement réalisé (en posant l’appareil sur le coeur, voir le mode d’emploi) il est possible de partager son résultat avec son médecin au moyen de l’adaptateur Bluetooth (fourni avec l’appareil) et du logiciel medi.connect.
Pour en savoir plus sur le fonctionnement des électrocardiogrammes et leur intérêt médical, consultez notre rubrique maladies du rythme cardiaque
Si votre tensiomètre ne dispose pas de connexion internet comme c’est le plus souvent le cas, utilisez l’applicatif du site automesure.com. Après avoir recopié vos chiffres de mesure, vous obtenez un compte rendu avec calcul des moyennes (générales, matin et soir) imprimable ou bien enregistrable au format pdf pour archivage dans votre ordinateur ou envoi au médecin, ou dans « Mon espace santé » https://hy-result.com/fr/mes-mesures/
Vos pouvez également utiliser notre application pour téléphone Android
Services hospitaliers spécialisés.
Quelques hôpitaux sont équipés de tensiomètres communiquants qui sont prêtés aux patients. C’est le cas de l’unité d’hypertension artérielle de l’Hôpital Européen Georges Pompidou (75015 Paris). https://centre-hypertension.org
Tensiomètres connectés à un smartphone.
A la demande de l’Institut National de la Consommation (INC), l’équipe d’automesure.com a comparé 8 tensiomètres connectés en novembre 2015. Les meilleures notes globales ont été obtenues par Withings et iHealth. Cette analyse a été publiée dans la revue 60 millions de consommateurs (N°511 de Janvier 2016). Automesure publie ici le détail de son expertise. Accéder au tableau. Depuis d’autre tensiomètres sont apparus. Voir notre sélection dans notre rubrique matériel
Tensiomètre portable présenté sous la forme d’une montre au poignet : HeartGuide Omron Le constructeur Omron, commercialise depuis le 9 janvier 2019 (aux Etats-Unis seulement) un tensiomètre présenté sous la forme d’une montre bracelet. Il s’agit d’un tensiomètre et ce dispositif ne doit pas être confondu avec les montres digitales qui prétendent mesurer la tension artérielle sans être fiables.
Comment cela marche ? HeartGuide utilise la mesure oscillométrique pour mesurer la tension : un petit brassard placé dans le bracelet de la montre se gonfle pour mesurer la pression systolique et diastolique. La méthode oscillométrique est la norme reconnue par les experts pour une mesure de la pression artérielle précise, automatisée. Certaines des pompes à pression artérielle, des valves et des puces miniatures de cet appareil ne sont pas plus grosses qu’un grain de riz indique le fabricant.
Est-ce fiable ? « Il est important de comprendre que la fiabilité d’une mesure de pression artérielle ne se résume certainement pas aux seules caractéristiques d’un appareil » précise le Dr Nicolas Postel-Vinay (Hôpital européen Georges Pompidou – Paris) spécialiste de l’automesure. « L’heure des mesures, la position, les conditions de repos ou non influencent grandement les résultats. Ceci précisé, concernant l’appareil lui-même le fait que HeartGuide soit approuvé par la FDA (Food and Drugs Administration, l’agence nord-américaine de validation des dispositifs médicaux) en tant que dispositif médical personnel est un gage de sérieux ». Il s’agit donc d’un dispositif médical et non pas d’une montre gadget.
Comment l’utiliser ? Les recommandations médicales de l’hypertension artérielle, qu’elles soient nord-américaines, européennes ou françaises, préconisent l’utilisation des tensiomètres équipés d’un brassard huméral (qui se place autour du bras) et non pas des tensiomètres de poignet. Si on utilise un tensiomètre placé au niveau du poignet la mesure doit se faire au repos, le poignet placé à la même hauteur que le cœur, le matin et le soir et non pas pendant au milieu de la journée ni la nuit. Si les mesures de tension sont effectuées durant la journée et la nuit, on utilise des appareils spécifiquement conçus pour cela ; c’est la Mapa (mesure ambulatoire de la pression artérielle). Dans ces cas, les tensiomètres ne sont jamais posés au niveau du poignet. « En 2019, faute d’études scientifiques sur la pertinence de la mesure de la tension en continu avec un appareil placé au poignet, le médecin manque de références pour interpréter les chiffres mesurés » commente le Dr Nicolas Postel-Vinay. Le fabricant Omron indique que son appareil est conçu « pour ceux qui souhaitent surveiller de près leur pression artérielle à tout moment et en tout lieu ». « Or en 2019, nous ne connaissons pas encore l’intérêt des mesures faites à tout moment et en tout lieu : c’est un nouveau sujet de recherche qui s’ouvre pour les années à venir » note le Dr. Nicolas Postel-Vinay.
Dois-je en parler à mon médecin ? Oui, il faut toujours parler à son médecin des mesures que l’on fait.
Cet appareil fait-il plus que mesurer la tension ? En plus de la mesure de la pression artérielle, HeartGuide suit les activités quotidiennes telles que les pas, la distance parcourue, les calories brûlées et l’analyse du sommeil. Il fournit également des fonctionnalités de base de surveillance telles que l’heure, la date, les notifications de textes, de courriels et d’appels, ainsi que la possibilité de définir des rappels d’événements. HeartGuide se connecte à une application mobile exclusive d’Omron.
Les chercheurs de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) ont besoin de vous pour participer à l’étude NutriNet-Santé, la plus grande étude jamais lancée dans le monde, sur Internet, pour mieux comprendre les relations entre la nutrition (alimentation et activité physique) et la santé et améliorer la lutte contre les maladies cardiovasculaires, les cancers, l’hypertension artérielle, l’obésité, le diabète…
Devenez vous aussi l’un des 500 000 internautes participant à cette grande aventure scientifique. En consacrant quelques minutes par mois pour répondre, par Internet, aux différents questionnaires simples et confidentiels, sur l’alimentation, l’activité physique et la santé, vous contribuerez à faire progresser les connaissances en nutrition. Par ce geste citoyen, vous jouerez un rôle important pour l’amélioration de la santé de tous et des générations futures.
Merci pour votre participation et pour la diffusion de cette information auprès de vos proches. Les chercheurs vous remercient pour votre soutien !
Pr Serge Hercberg Professeur de Nutrition à la Faculté de Médecine Paris 13 Directeur de l’U557 Inserm/U1125 Inra/Cnam/Université Paris 13
L’étude NutriNet-Santé est un grand programme de recherche public parrainé par l’INSERM, le Ministère de la Santé, l’IRESP, l’INPES, l’InVS et bénéficie d’un soutien de la Fondation de la Recherche Médicale
Construire une consultation « surpoids/obésité » de premier recours
La HAS a émis en septembre 2011 des recommandations adaptées à l’adulte pour construire une consultation « surpoids/obésité » de premier recours. Nous publions ici un résumé de ce guide de bonne pratique. En France, 15 % des adultes souffrent d’obésité et 32% sont en surpoids. Les personnes qui souffrent de l’excès de poids ont du mal à identifier les bons interlocuteurs dans le système de soins. Les premiers de ces interlocuteurs sont les médecins traitants et les pédiatres.
Quatre axes
La prise en charge de l’obésité comporte quatre axes : prévenir la prise de poids supplémentaire chez les sujets en surpoids ou ayant une obésité ; prendre en charge les comorbidités associées et les répercussions psychologiques qu’elle provoque ; favoriser la perte de poids modérée et stabiliser le poids à long terme. Ces recommandations indiquent également la conduite à tenir en cas de grossesse chez une femme en surpoids, ou dans le cas des personnes âgées. De nombreuses annexes pratiques aident à la mise en place de ces recommandations en consultation. La HAS rappelle qu’il est important de ne pas se baser sur le simple poids mais de mesurer la taille pour calculer l’IMC comme proposé automatiquement sur notre site automesure (depuis 1999 !). Il est recommandé de repérer systématiquement à la première consultation, puis régulièrement, le surpoids et l’obésité chez les patients et d’être particulièrement attentif à la tranche d’âge 25-34 ans, et aux personnes issues de milieux défavorisés (surtout pour les femmes). Pour un IMC entre 25 et 35 kg/m², la mesure du tour de taille doit également être faite étant donné le risque de diabète et de complications cardiovasculaires que représente l’adiposité abdominale par elle-même. La HAS souligne l’effet néfaste pour la santé des régimes dans la lutte contre l’obésité et met en garde contre l’effet yo-yo qui consiste à reprendre rapidement les kilos perdus pendant les régimes voir en prendre plus. Au-delà de 75 ans, le risque majeur lié au poids n’est plus l’obésité mais la dénutrition et/ou un surpoids qui peut masquer une malnutrition protéino-énergétique avec une importante fonte musculaire (sarcopénie). La prise en charge repose sur une éducation thérapeutique diététique, sur l’activité physique et la sédentarité, ainsi qu’un accompagnement psychologique avec un suivi régulier et prolongé d’au moins deux ans. L’objectif pondéral vise une perte de poids de 10 à 15% qui assure une amélioration de la qualité de vie et des comorbidités et la stabilité du poids à long terme.
Prendre en compte l’impact des discriminations
Les personnes ayant une obésité sont victimes de nombreuses discriminations qui touchent toutes les dimensions de la vie. Il est recommandé que le médecin en mesure l’impact et prennent aussi en compte les préoccupations liées à l’image corporelle, l’estime de soi et la représentation de la maladie. Le médecin traitant envisagera l’aide d’un professionnel de santé en deuxième recours en cas : – de récidive après plusieurs régimes ou d’échec de la prise en charge de premier recours. L’échec peut être envisagé au bout de 6 mois à un an. Il pourra faire appel à un médecin spécialisé en nutrition ou un diététicien, à un psychiatre ou un psychologue clinicien, à un masseur-kinésithérapeute ou un enseignant en activités physiques adaptées ; – d’IMC > 35 kg/m2 avec comorbidité et IMC ≥ 40 kg/m2 si demande du patient ou avis pour une éventuelle indication de chirurgie bariatrique. – dans les troubles du comportement alimentaire caractérisés le recours au psychiatre ou au psychologue formé pour ces pathologies.
Femmes enceintes
Le médecin doit expliquer aux femmes enceintes qu’il n’est pas nécessaire de manger pour deux et que les besoins caloriques changent peu durant les 6 premiers mois de grossesse et augmentent modestement dans les 3 derniers mois. La prise de poids pendant la grossesse devrait être limitée à 7 kilos pour les femmes ayant un IMC ≥ 30 kg/m2. Toute prise de poids jugée excessive ou trop rapide doit conduire à un avis spécialisé.
Source: Automesure.com® Références : Haute autorité de santé. Élaboration de recommandations de bonne pratique – Méthode « Recommandations pour la pratique clinique ». Septembre 2011. Rédaction Dr. Jocelyne Raison, Centre hospitalier Manhes. Fleury Mérogis, 91700 (Novembre 2011)
Les kilos en trop augmentent le risque de mortalité quel qu’en soit la cause
En suivant l’IMC de près de 1, 5 million d’adultes pendant dix ans, l’épidémiologie dessine une relation implacable entre surpoids, obésité et mortalité.
Le New England Journal of Medicine donne des chiffres assez frappants dans le cadre d’une étude épidémiologique menée à très large échelle et sur le long terme, ayant impliqué le National Cancer Institute et une douzaine d’autres Instituts de recherche du monde entier (1). Ils montrent que le surpoids accroit le risque de mortalité. Les investigateurs ont rassemblé les données de 19 études prospectives soit 1,46 million d’adultes blancs non hispaniques, âgés de 19 à 84 ans et ayant un indice de masse corporelle (IMC) médian de 26.2. Au total, 160 087 décès ont été rapportés sur un suivi médian de 10 ans et 35 369 décès sont survenus chez des sujets considérés en bonne santé à l’inclusion (pas de cancer ou de maladie cardiovasculaire connu).
Les résultats montrent que les femmes en bonne santé à l’inclusion, qui n’ont jamais fumé et qui sont en surpoids (IMC entre 22,5 et 24. 9), ont un risque de mortalité modérément augmenté de 13 %. Le risque de mortalité augmente avec l’IMC : le risque de mortalité des femmes ayant un IMC entre 30 et 34.9 est augmenté de 44 %. Le risque de mortalité est augmenté de 88 % chez les femmes ayant un IMC entre 35 et 39. 9 et de 250 % chez celles ayant un IMC entre 40 et 49.9. Chez les hommes non fumeurs et en bonne santé à l’inclusion, ce risque de mortalité augmente pratiquement dans les mêmes pourcentages. En clair, aussi bien chez l’homme que chez la femme, le risque de mortalité augmente de façon linéaire à partir d’un IMC à 25 : pour chaque augmentation de 5 unités d’IMC à partir de 25, le risque de mortalité augmente de près de 30%. Le risque de mortalité le plus bas est observé pour un IMC entre 20 et 24, prouvant ainsi la justesse des définitions de l’IMC normal selon l’OMS. Il existe aussi une surmortalité chez les sujets ayant un IMC plus bas (IMC 17.5) de 37%. Sur cette large population, il a été possible d’étudier les effets de tels ou tels facteurs sur la relation IMC mortalité : le risque de mortalité augmente en fonction de l’IMC, à partir de 25, dans tous les sous-groupes, quelque soit l’âge, le niveau d’éducation, le niveau d’activité physique et est encore plus élevé chez les sujets ayant un IMC > 25 avant 50 ans. Il a été également possible d’éliminer les biais liés à l’effet du tabac et des maladies préexistantes qui ont tendance à sous estimer l’intensité de la relation IMC – mortalité toutes causes confondues et d’étudier précisément la cohorte de sujets non fumeurs et indemnes de maladies à l’inclusion. En conclusion, cette étude confirme que le surpoids et l’obésité, chez l’adulte blanc, augmente de façon indépendante et forte la mortalité toutes causes confondues.
Références :
Body-Mass Index and Mortality among 1.46 Million White Adults. N Engl J Med 2010;363:2211-9.
Le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC) se fait au moyen d’une simple équation. Pour connaître votre IMC, indiquez dans les fenêtres correspondantes votre poids (se peser sans vêtement) et votre taille. Puis cliquez « calcul ». Vous obtiendrez automatiquement votre indice de masse corporelle.
Attention ne vous trompez pas : le poids s’exprime en kilos et la taille en mètre. Par exemple, pour une personne de un mètre soixante quinze il faut écrire 1,75 et non pas 175 ; sinon le calcul sera faux.
La difficulté n’est pas d’obtenir ce chiffre, mais de comprendre son intérêt et sa signification médicale. Il faut aussi connaître les limites de cette formule qui n’est pas valide pour tout le monde (par exemple, elle n’est pas adaptée pour les enfants). Que vous soyez patients, médecins ou diététiciennes, vous trouverez toutes les explications sur ce site.
Vous venez de calculer votre indice de masse corporelle. Mais que faire de ce chiffre ? En complément de toutes les informations présentes sur ce site, nous vous résumons ici les principales attitudes recommandées en fonction de la valeur de votre IMC. Attention, ces recommandations ne sont que des indications générales. Elles sont scientifiquement fondées sur un rapport rédigé par des experts en nutrition, mais doivent être adaptées à votre situation particulière. Ces conseils ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un(e) diététicien(ne). Ne suivez pas n’importe quel régime ; ne vous fiez pas aux publicités. Attention, sur Internet les régimes « miracles » et les mauvais conseils sont nombreux.
Votre IMC est compris entre 25 et 29,9 kg/m2
Dans ce cas, votre objectif prioritaire est de stabiliser votre poids. Pour cela, efforcez-vous : – d’avoir une alimentation équilibrée, évitez ce qui apporte trop de calories avec peu d’autres nutriments (chips, barres chocolatées, sodas…) ; – de prendre vos repas à des heures régulières, sans grignotage, – d’avoir une activité physique régulière.
Si vous êtes atteint d’un diabète, d’une hypertension artérielle, d’un excès de cholestérol dans le sang (hypercholestérolémie), vous pouvez envisager une perte de poids. Parlez-en à votre médecin.
Votre IMC est compris entre 30 et 39,9 kg/m2
Dans ce cas, distinguons deux cas de figure :
1– Si vous avez des complications directement ou indirectement liées à votre obésité (par exemple, une hypertension artérielle), et si vous n’avez pas eu de contact avec un médecin, il vous est très recommandé de consulter. Si vous avez déjà des traitements, il est important de bien suivre les conseils diététiques et les médicaments qui vous ont déjà été prescrits.
2 – Si vous n’avez pas de complications dues à votre obésité, vous êtes quand même exposé à certains risques. Votre objectif prioritaire doit être de perdre du poids. Il faudra ensuite ne pas regrossir.
Pour perdre du poids demandez à votre médecin ou votre diététicien(ne) des conseils pour un régime alimentaire (mesures diététiques). Faites de l’exercice (ayez une activité physique régulière). S’il vous est difficile de changer vos habitudes alimentaires, ou votre mode de vie sachez faire appel à des médecins, ou des diététicien(ne)s. Ils peuvent vous aider. Sachez que les régimes les plus « sévères » (restrictifs) ne sont proposés qu’à des sujets chez lesquels une perte de poids rapide est nécessaire pour des raisons de santé.
Votre IMC est supérieur à 40 kg/m2
Dans ce cas, votre situation correspond à une obésité « massive ». Elle risque de vous exposer à différents problèmes de santé que nous ne détaillerons pas ici. Sachez que vous pouvez être exposé à des complications respiratoires comme le « syndrome d’apnées du sommeil ». Si c’est le cas, il est essentiel de bénéficier d’un traitement, qui peut être médical ou chirurgical. Faites-vous aider par un spécialiste de nutrition, et n’hésitez pas à le consulter régulièrement. Dans votre situation, un suivi rapproché et spécialisé peut être nécessaire. Si vous avez des troubles du comportements alimentaires, une surveillance plus rapprochée peut être nécessaire.
Source: Automesure.com®
Source : Ces recommandations sont adaptées d’un rapport intitulé : Recommandations pour le diagnostic, la prévention et le traitement des obésités en France. Elles sont élaborées par l’Association française d’études et de recherches sur l’obésité (AFERO), l’Association de langue française pour l’étude du diabète et des maladies métaboliques (ALFEDIAM), et par la Société de nutrition et de diététique de langue française (SNDLF). Cahier de nutrition et de diététique, Masson, Paris 1998. Rédaction : Informations rédigées en collaboration avec le Docteur Michel Chauliac de la direction générale de la Santé (ministère de la Santé). Juin 2001.