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Précautions pour prévenir la survenue de phlébite en avion
Lors d'un vol long courrier bouger régulièrement les chevilles, les orteils et les jambes. L'exercice et les étirements augmentent la circulation sanguine et diminuent le risque. Les exercices devraient être faits durant quelques minutes toutes les heures.

Porter des chaussettes ou des bas de contention

Bien s’hydrater avec de l'eau et des jus de fruit. Eviter de boire de l'alcool, du café et du thé, car ces boissons sont diurétiques.

Eviter de prendre des sédatifs avant et durant le vol afin de se tenir éveillé et d'être capable de bouger librement.

Garder le minimum de bagages avec soi afin de laisser l'espace sous le siège libre pour pouvoir s'étirer (par contre, dans le cas de passagers de petite taille qui sont assis les jambes pendantes, on recommande de garder les pieds surélevés, voire d'utiliser leurs bagages au besoin pour s'appuyer les pieds, dans le but d'éviter de comprimer l'arrière des cuisses sur le bord du siège).

Rédaction : Conseils donnés par l’équipe médicale d’automesure.com d’après les précautions édictées par le ministère des transports du Canada (Transports Canada).

 

 

Risques et pilules


 

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La pilule contraceptive augmente le risque de caillot sanguin (thrombose)

c’est vrai, mais cela reste rare

   
 

La pilule, c’est-à-dire la contraception orale, est un médicament à base d’hormones (oestrogène et/ou progestérone). Les pilules sont des médicaments qui ont des avantages et des risques. L’avantage est une très grande efficacité contraceptive : la pilule est efficace presque à 100 %, sauf évidemment si on oublie de la prendre. L’inconvénient le plus grave est un risque de caillot sanguin (thrombose).
Tous les contraceptifs œstroprogestatifs, y compris les patchs contraceptifs, augmentent le risque de faire un caillot sanguin dans les veines ou les artères (accident thrombo-embolique artériel ou veineux). Un caillot dans les veines de la jambe (thrombose du membre inférieur) entraîne une phlébite. Le danger est que ce caillot se détache et migre vers le poumon : cela provoque une embolie pulmonaire qui, si elle n’est pas traitée en urgence, peut abimer gravement le poumon ou même être mortelle. Un caillot dans une artère peut entraîner une lésion du coeur ou du cerveau : infarctus du myocarde ou bien un accident vasculaire cérébral.

 

Risque de caillot dans les veines : plus élevé avec les pilules de 3ème génération
Selon l’agence du médicament (ANSM), le nombre attendu de cas d'accidents thromboemboliques veineux par an est d’environ :
- 0,5 à 1 cas pour 10 000 femmes non utilisatrices de pilules
- 2 cas pour 10 000 femmes utilisatrices de pilule 2èmegénération (pilule à base de lévonorgestrel)
 - 3 à 4 cas pour 10 000 femmes utilisatrices de pilule de 3ème génération (pilule à base de désogestrel ou de gestodène ou à base de drospirénone).

Le risque de thrombose veineuse est de 6 cas pour 10 000 femmes au cours de la grossesse (soit un risque plus élevé que sous pilule, notons le).

Comprendre ces chiffres

La signification de ces risques est complexe. Si on compare les risques entre eux (on parle alors de « risque relatif ») par rapport au nombre d’accidents thrombo-emboliques chez les femmes de même âge qui ne prennent aucun contraceptif oral, on peut dire que : l’utilisation des pilules de 2ème génération augmente de deux fois le risque de survenue d’une phlébite associée ou non à une embolie pulmonaire. L’utilisation des pilules de 3ème et 4èmegénération augmente de quatre fois ce risque.

 

On peut aussi raisonner différemment en estimant le nombre d’accidents (on parle alors de « risque absolu »). Avec ce mode de raisonnement, le nombre absolu d’accidents thrombo-emboliques parmi les 800 000 femmes françaises enceintes est de 480. Parmi 800 000 autres femmes sous pilule de 2ème génération, il y aura 160 accidents thrombo-emboliques et 320 chez les 800 000 autres femmes sous pilule de 3ème génération.

 

Il est intéressant de comparer ce nombre d’accident par pilule à un nombre de maladies liées au tabac. Pendant l’année 2010 en France, l’utilisation du tabac provoquera un cancer du poumon chez près de 7000 fumeuses (en l’an 2000 ce nombre n’était voisin que de 4000, car il y a dix ans les jeunes femmes fumaient moins que maintenant).

La consommation de tabac augmente les risques de maladie thrombo-embolique veineuse et d’accident artériel (cœur, cerveau, jambes). L’urgence de l’arrêt du tabagisme est encore plus grande quand on souhaite utiliser une pilule contraceptive, quelle qu’elle soit. Le choix de la contraception orale s’accompagne donc toujours d’une étude des habitudes de vie, de l’histoire de santé de la famille, d’une surveillance du poids, de la pression artérielle, des graisses et du sucre du sang.

 

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Les circonstances aggravantes

 

Le risque de thrombose des veines (phlébite) est augmenté par une anomalie de la coagulation sanguine. On peut la suspecter chez les personnes qui ont déjà fait des phlébites ou embolies pulmonaires, dans des familles où les proches ont déjà souffert de ces maladies, ou chez les femmes qui font de longs voyages en avion, ou qui ont les jambes immobilisées, par exemple être au lit pour maladie ou du fait d’un plâtre en raison d’une fracture de jambe ou d’une entorse grave)(voir nos conseils voyage en avion).

 

Risque de caillot dans les artères : le tabac aggrave les choses
Le risque d’augmentation d’accident vasculaire cérébral ou d’infarctus est identique pour toutes les pilules contraceptives oestro-progestatives, quelle que soit leur génération. Selon l’agence du médicament (ANSM) ce risque de thrombose artérielle est de l’ordre de 2 à 4 événements pour 10 000 femmes sous pilule pendant un an. Le risque de thrombose artérielle est augmenté si les femmes prenant la pilule contraceptive oestro-progestative fument, ont un diabète (glycémie élevée) ou des taux augmentés de cholestérol ou de triglycérides. Ce risque augmente aussi chez les femmes ayant une hypertension artérielle, une surcharge pondérale ou un âge supérieur à 35 ans. L’utilisation de la pilule contraceptive oestro-progestative pose plus de problème chez certaines femmes que chez d’autres. II est indispensable de bien évaluer ses avantages et ses risques avant de la choisir comme méthode contraceptive. En répondant au questionnaire d’ automesure.com, vous pouvez aider votre médecin ou sage-femme à discuter avec vous votre choix de contraception.

 

 

 

 

Rédaction équipe médicale automesure.com (Professeur Joël Ménard et Docteur Nicolas Postel-Vinay). Merci à Pierre Arwidson (Institut National de prévention en santé) pour sa relecture.
Sources : Agence Nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (questions/réponses 23/01/2013). Haute autorité de santé, fiche bon usage du médicament (novembre 2012). CepiDc-INSERM.
Mise en ligne Février 2013.