TOUX, FIEVRE ET CORONAVIRUS
 

 

 

Tests Coronavirus : calendrier de la recherche et de la commercialisation

 

Depuis cette page, nous donnons des informations sur la disponibilité des différents tests diagnostics pour l’infection à coronavirus

 
     
 

16 mai 2020 : Cahier des charges définissant les modalités d'évaluation des performances des tests séologiques détectant les anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2

     
  Télécharger le cahier des charges (au 16/05/2020)

 

 
     
 

2 mai 2020 : l’HAS évalue les indications des tests sérologiques

 

     
   

La Haute autorité de santé (HAS) publie une première série d’indications pour lesquelles les tests sérologiques peuvent contribuer à lutter contre l’épidémie de COVID-19. Ils complètent les tests virologiques (RT-PCR) indiqués en diagnostic précoce de la maladie. Face au manque de connaissances sur l’immunité développée par les personnes ayant eu le COVID-19, la HAS préconise de rester prudent dans l’utilisation des tests sérologiques et les recommande pour les enquêtes épidémiologiques, les diagnostics de rattrapage et la prévention de la circulation du virus dans les structures d’hébergement collectif.
Accédez au document de l’HAS :
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3182370/fr/premieres-indications-pour-les-tests-serologiques-du-covid-19

 

 
     
 
   
29 avril 2020 : Les tests COVID-19 et leur interprétation
 

Les examens biologiques et les différents tests autour d’une infection virale due au COVID-19 génèrent de multiples interrogations dans toutes les populations touchées par la pandémie, qu’ils s’agissent des soignants ou des citoyens dans leur ensemble. Comme les masques, et après les détections directes du virus dans les voies aériennes, les investigations sérologiques de recherche d’anticorps sont maintenant jugées essentielles au moment du déconfinement : il faut tester, tester, tester, dit-on. Mais que doit -on et peut-on en attendre ?

• Lire le document de travail conçu par les professeurs P. Degoulet et J. Ménard, ancien Directeur Général de la Santé daté du 29 avril 2020

 

 
     
 

29 avril 2020 : Tests biologiques pour le Covid-19 : très bref état des connaissances

     
   

Les différentes indications des différents tests biologiques du Covid-19, (examens par PCR et examens sérologiques), leur contexte d’utilisation, leur fiabilité et donc leur risque d’erreur avec ses conséquences doivent se baser sur les connaissances scientifiques. Ces dernières sont à ce jour encore lacunaires si bien que les modalités de recours aux tests, soit chez les individus, soit en population, sont susceptibles de varier ou de s’affiner en fonction du résultat des études à venir. Cinq diapositives résument les éléments à prendre en compte pour un bon usage des tests à partir de mai 2020.

Lire la synthèse

 
     
 

24 avril 2020 : la présence d’anticorps ne doit pas servir à produire « un passeport d’immunité » selon l’OMS

     
   

Une note de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) datée du 24 avril (Scientific Brief Note), indique que, selon la plupart des études, les personnes qui ont guéri de l’infection virale ont des anticorps. Mais aucune étude n’a évalué si la détection des anticorps est toujours associée à une protection contre l’infection virale. Actuellement beaucoup de pays sont en train de rechercher, par campagnes massives de tests sérologiques, la présence d’anticorps dans le sang contre le SARS-CoV-2 au niveau de populations ou de groupes spécifiques tels que les personnels de santé, les personnes en contact rapproché de cas connus, ou à l’intérieur des ménages. L’OMS encourage ces études capitales pour comprendre la diffusion de l’infection et ses facteurs de risque. Mais si elles renseignent utilement sur le pourcentage des personnes porteuses d’anticorps, elles ne renseignent pas sur leur protection contre une seconde infection. A ce jour, il n’y a pas de preuves suffisantes pour garantir une immunité par anticorps suffisante pour créer des « passeports d’immunité » ou des « certificats » d’absence de risque de contamination ou de contagiosité.

 

 
     
 


20 avril 2020: le conseil scientifique Covid-19 du gouvernement français rend public son avis

 


Le Conseil Scientifique sur le Covid-19 présidé par Jean-François Delfraissy distingue deux types
d’ examens biologiques.

1° La recherche directe du virus par RT-PCR faite par prélèvement nasopharyngé au moment de l’infection par le Covid 19. Il est pratiqué sur une personne ayant des symptômes évocateurs, ou sur une personne porteuse saine du virus après un contact infectant dans un but d’isolement éventuel.

2°Les tests sérologiques utiles dans les semaines qui suivent l’infection. Ils recherchent la production des anticorps par l’organisme qui prouvent l’existence d’une infection passée par le Covid-19. La mise au point de ces tests par des dizaines d’industries avance dans le monde entier, en France entre autres, grâce aux travaux  de recherche épidémiologique d’équipes comme celle de l’Institut Pasteur.

Ce texte distingue deux utilisations différentes des tests :

A) Dans le cadre d’une veille sanitaire populationnelle pour suivre l’extension de l’épidémie dans des populations ou des groupes


B) Dans le cadre d’une utilisation individuelle. Dans ce cas leur pratique demande une analyse précise de chaque cas par un médecin qui prenne en compte , pour chaque personne, l’état de santé, les conditions de vie en famille et au travail et les comportements psychologiques, et les demandes d’information

• Accès à l’extrait sur les tests

 

• Accès l’avis dans son intégralité

 
 
     
 

20 avril 2020 : Premier test PCR avec prélèvement au domicile autorisé aux Etats-Unis

     
   


La FDA donne son feu vert pour le test de détection LabCorp's COVID-19 RT-PCR conçu par la société LabCorp. Il s’agit du premier test destiné au diagnostic de l’infection par Covid 19 faisant appel à un prélèvement fait au domicile (« at-home sample collection »). Ce test rend possible des détections pour les personnes vivant loin d’un laboratoire de biologie ou n’ayant pas accès a personnel de santé ou ne pouvant pas se déplacer hors de chez elles (tels les patients grabataires).

Chez des personnes suspectes d’infection par Covid, la détection qualitative du SARS -CoV-2 peut être faite dans des prélèvements dans les voies aériennes supérieures (nez, naso-pharynx, oropharynx) à l’aide d’un écouvillon. L’échantillon est ensuite posté au laboratoire au moyen d’une enveloppe spéciale.

L’encadrement d’usage de ce test est strict : le processus de diagnostic n’est accepté qu’après remplissage d’un autoquestionnaire et de l’examen du dossier par un médecin. Ces conditions rendent les détournements d’indication difficiles (par exemple demande de personnes qui imagineraient devoir se tester tous les jours). Rappelons que les tests par PCR peuvent être faussement négatifs, en particulier quand les prélèvements ne sont pas correctement faits ou bien effectués à un stade très précoce de la contamination.

Pour en savoir plus, voir le site de la FDA : https://www.fda.gov/media/136148/download

 
     
 

20 avril 2020 : Test PCR avec prélèvement au domicile en vente sur internet pour la Grande Bretagne

     
   


La société CityDoc spécialisée dans les autotests propose pour 249 £ un « Covid-19 Home testing Kit ». Il s’agit d’un test PCR présenté sur le site internet du vendeur comme facile d’emploi « easy-to-use ».  Le fabricant revendique une fiabilité à « 99,9% » et assure que ce produit est en vente légalement en Grande Bretagne (UK). A la date de rédaction de ce commentaire (22 avril 2020) l’équipe d’automesure.com n’a pas la capacité de juger la qualité de ce test, ni de vérifier sa légalité (la Grande Bretagne est sortie de la communauté européenne). Indiquons simplement que la mention de fiabilité à 99,9 % nous parait d’apparence trompeuse, notamment car ce critère de laboratoire ne tient pas compte des défauts de manipulation de l’écouvillon sans supervision par un professionnel de santé. Or tout prélèvement défectueux est source de faux négatif. Enfin, le délai de retour de résultats du test annoncé sur le site internet est de 5 à 10 jours ouvrés. C’est bien trop long.
En savoir plus sur le site du vendeur : https://www.citydoc.org.uk/covid-19-home-testing-kit/

 
     
 

16 Avril 2020 : la HAS définit les critères pour évaluer la fiabilité des tests sérologiques

 

     
   


Le 16 avril 2020 la HAS présente les critères de qualité et d’exigence auxquels ces tests devront répondre pour être utilisés. Ce premier travail est un préalable à la définition de la stratégie de recours à ces tests. En recherchant la présence d’anticorps, témoins de la réponse immunitaire de l’organisme, les tests sérologiques pourraient contribuer à la lutte contre l’épidémie de COVID-19. Ils sont développés en urgence et dans un contexte de progression continue des connaissances sur cette maladie virale et son évolution. En attendant de disposer des connaissances nécessaires et en prévision de l’utilisation des tests sérologiques en France, la HAS propose un cahier des charges détaillant les critères de qualité et d’exigence vis-à-vis de l’ensemble de ces tests afin de faciliter leur développement et l’évaluation de leur fiabilité.

 

Lire le cahier des charges sur le site de l’HAS:
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3179992/fr/cahier-des-charges-definissant-les-modalites-d-evaluation-des-performances-des-tests-serologiques-detectant-les-anticorps-diriges-contre-le-sars-cov-2

 
     
 

10 avril 2020 : le CNRS annonce la préparation du test salivaire EasyCov

 

Un consortium français composé de scientifiques du CNRS travaillant au laboratoire Sys2Diag, de la société de biotechnologie SkillCell, de la société Vogo et du CHU de Montpellier annonce le lancement d’une étude clinique pour tester la performance du nouveau test de dépistage EasyCov. Ce consortium ambitionne également le développement d’une version grand public d’Easycov. Pour en savoir plus voir le communiqué du CNRS ;
http://www.cnrs.fr/fr/covid-19-lancement-dune-etude-clinique-pour-un-test-salivaire-de-depistage-rapide

 

 

  temperature normale  

 

Visuel du test salivaire de diagnostic du SARS-CoV-2 EasyCov. Il se présente sous la forme d’un tube fermé de 0,5 mL contenant l’ensemble des réactifs nécessaires à une révélation colorimétrique spécifique de la présence du virus. © SkillCell

 
     
 

 

30 mars 2020 : la FDA (Food and Drug Administration) donne 20 autorisations pour les premiers tests

     
   

 

Le 30 mars 2020, la FDA, l’agence nord-américaine du médicaments (Food and Drug Administration) a indiqué par voie communiqué qu’elle a travaillé avec plus de 230 développeurs qui ont soumis ou vont soumettre des demandes d’autorisations urgentes de la FDA pour leurs tests. Au 30 Mars 2020, 20 autorisations ont été données et plus de 110 laboratoires ont signalé à la FDA qu’ils avaient commencé à utiliser leurs propres tests.
Pour les fabricants qui envisagent la commercialisation, la FDA a fourni des recommandations sur la manière de démontrer la précision d’un test ainsi qu’un petit formulaire pour simplifier et accélérer le partage des informations sur leurs tests pour une demande d’autorisation urgente (EUA). Cette demande d’utilisation urgente a été mise en place par le Congrès Américain pour permettre une mise à disposition de tests moins contraignante que celle des circonstances usuelles et pour permettre un examen accéléré par la FDA. Dans beaucoup de cas, la FDA peut faire l’examen du dossier en moins d’un jour, et l’a déjà fait de manière répétée. Ce processus d’autorisation accélérée facilite la mise à disposition des tests.

 
     
 

17 mars 2020 : le gouvernement belge interdit temporairement les autotests rapides du SARS-CoV-2

     
   

Un arrêté du ministre de la santé belge daté du 17 mars 2020 déclare que « la mise à disposition sur le marché, la mise en service et l'utilisation des autotests rapides de mesure ou détection d'anticorps liés au SARS-CoV-2 sont interdites pour une période de six mois ». Ce texte précise : « Considérant que l'utilisation de tests basés sur la détection d'anticorps qui n'ont pas prouvé leur spécificité pour la détection de SARS-CoV-2, pourrait mener à une mauvaise interprétation sur l'état du patient (porteur du virus ou non porteur). En effet, le patient peut être porteur du virus SARS-CoV-2 malgré un résultat négatif du test (absence d'anticorps) avant la séroconversion (niveau suffisant d'anticorps dans l'échantillon pour être détecté), ce qui est incompatible avec la situation de pandémie actuelle. De plus dans le cas d'autodiagnostic, l'utilisateur profane pourrait également mal interpréter le résultat de par l'absence de connaissances scientifiques. De surcroit, les tests de détection IgM sont susceptibles de donner des résultats faux positifs induisant la prise de mesure chez des patients sains ».

Pour en savoir plus, voir accéder au texte original de l’agence fédérale des médicaments et des produits de santé belge :http://www.ejustice.just.fgov.be/eli/arrete/2020/03/17/2020040686/moniteur

 
     
  Rédaction Pr. Joël Ménard, Dr. Nicolas Postel-Vinay pour le site automesure.com
Rubrique réalisée avec le soutien de l’association Robert Debré pour la Recherche Médicale
Actualisation 19 mai 2020
 



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